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jeudi, 23 janvier, 2020
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Clôture du 10e festival international du cinéma d’Alger : Wardi-The tower rafle le grand Prix

16 novembre 2019 à 9 h 24 min

Le palmarès du 10e Festival international du film d’Alger (FICA) a été révélé, jeudi soir, lors de la cérémonie de remise des prix des différentes catégories de films.

La soirée a été étrennée par un hommage posthume rendu au réalisateur algérien Moussa Haddad, décédé en septembre dernier. Juste après la projection d’un film documentaire sur le regretté réalisateur, le directeur artistique du Fica, Ahmed Bejaoui, a tenu à rappeler que Moussa Haddad était non seulement son ami, mais également l’ami de tous les Algériens. M. Bejaoui a eu à produire avec lui quatre films quand il exerçait à la direction de la promotion de la télévision. «Je garde de lui, dit-il, un souvenir très fort.

Je vais dire aujourd’hui de lui ce que je n’ai jamais dit. Il s’est tenu à mes côtés dans des moments extrêmement difficiles. Je n’oublierai jamais. Il n’aimait pas l’injustice. Sur le plan du cinéma, c’était un immense réalisateur. Il a commencé par être le premier assistant du réalisateur Gillo Pontecorvo dans La Bataille d’Alger et dans d’autres films, comme les films westerns italiens.

Il s’est forgé là-dedans. Ensuite, il a fait un film magnifique qui, pour moi, est parmi les dix meilleurs films de l’histoire du cinéma algérien, Les enfants de Novembre, qui est une leçon de cinéma.» Ahmed Bejaoui demande, par la suite, au public d’observer une minute de silence à la mémoire de cet homme hors pair.

Prenant la parole à son tour, la veuve de Moussa Haddad, Amina, a indiqué d’une voix étranglée par l’émotion que chaque évocation «de Moussa est l’occasion pour moi de savoir qu’il vivra longtemps autant qu’on se souvienne de lui. Tant qu’il nous invitera.

Et je pense que la belle manière de continuer à exister quand on a quitté ici bas, justement, c’est par ce genre de moment d’évocation très sincère qui nous fait beaucoup de bien. Merci de l’aimer», dit-elle.

Place ensuite à la divulgation dans une salle comble du palmarès dans les trois catégories : documentaires, longs-métrages et courts-métrages. La mention spéciale du jury documentaire est revenue à Amina Abdoulaye Mamani pour son film Sur les traces de Mamani Abdoulaye.

Le prix spécial du jury documentaire a été octroyé à la réalisatrice bulgare Mira Turajilac pour L’envers d’une histoire, tandis que le Grand Prix est allé à Hassen Ferhani pour 143 Rue du désert. Pour la section long-métrage de fiction, le président du jury, Pierre-Henri Deleau, a annoncé que le récipiendaire du prix spécial du jury est le cinéaste-acteur rwandais Joel Karekezi pour son film La miséricorde de la jungle.

Pour ce qui est du Grand Prix du FICA, le jury l’a décerné à l’unanimité au film Wardi-The tower, de Mats Grorud. Dans la catégorie court-métrage – compétition ouverte cette année par le Fica – le Grand Prix a été attribué au film Facing Mecca, de Jan Eric Mack.

La troisième mention d’encouragement est allée à Saadia Gacem pour Felfel Lahmar, la seconde mention d’encouragement à Hadi Hiya de Youcef Mahsas et la première à Yanis Kheloufi pour Une histoire dans ma peau. Enfin, trois prix du public ont été octroyés sur les trois catégories : le prix du documentaire a été remis à Hassen Ferhani pour 143 Rue du désert, le prix du public fiction est allé ex-aequo pour La bolduc du réalisateur canadien François Bouvier et Paysage d’automne d’Abderrazek Allouache.

Quant au prix du public court-métrage, il a été remis, ex-aequo à Abdellah Laggoune pour Sotra et à Menad Embarek pour La fausse saison. Il est à noter que pour la deuxième année consécutive, le Conseil international du cinéma, de la télévision et de la communication audiovisuelle (CICT), partenaire du 10e FICA, a octroyé la prestigieuse médaille Gandhi de l’Unesco au film documentaire 143 Rue du déser de Hassen Ferhani.

Avant que la soirée ne se clôture par la projection du film Inocencia, du réalisateur cubain Alejandro Gil, la commissaire du Fica, Zehira Yahi est revenue sur les dix éditions en indiquant «que nous avons mené ensemble, organisateurs et public, public et cinéastes, sur les chemins de l’art, de la pensée et de l’émotion. Le festival a grandi, mais il n’est pas un grand festival du cinéma. Notre ambition n’est pas là.

Etre un festival reconnu par les professionnels et aimé de son public suffit amplement, même s’il reste à franchir de nouvelles étapes dans notre chère Algérie, friande d’images, de valeurs et de progrès», conclut-elle.


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