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Casbah Éditions. La Kafrado… de Malika Chitour Daoudi : Départ immédiat pour une nouvelle vie

17 avril 2021 à 10 h 09 min

Malika Chitour Daoudi publie son premier roman intitulé La Kafrado : un nouveau départ chez les éditions Casbah, emmenant et plongeant le lecteur dans un récit historique palpitant. Un livre qu’elle méditait depuis 20 ans. Maintes fois ébauché. Elle saute le pas. A grands pas et ce ne seront guère les derniers.

Le pitch de La Kafrado : un nouveau départ : deux femmes, de deux continents différents fuient la Sicile au printemps 1862. Elles rejoignent une terre d’asile que l’on surnomme « la Ville du Jujube », en Algérie, pour y bâtir un lendemain plus sûr. En tournant le dos à un passé douloureux, elles fondent tous leurs espoirs en un domaine, «la Kafrado». Y trouveront-elles ce qu’elles recherchent  ? «… Ne t’inquiète pas, ma Dorato, ne lâche pas ma main. Nous ne sommes pas seules, nous sommes toi et moi.» Cette réplique résume le départ immédiat de deux filles de l’air. Les deux femmes ne sont pas roturières. Elles ont un destin commun. Alors que tout les oppose.

C’est l’histoire d’une Italienne de souche une comtesse ayant un nom à rallonge «Francesca Erina Giovanni da Casas Castelli». Elle est jeune, belle et rebelle. Elle fuit son pays, son passé, son idylle compliquée et tourmenté avec l’atrabilaire Angelo. Et Dorato, une nubile princesse africaine. Donc, une blanche et une noire, prennent leur destin en main et la destination de l’Algérie sous domination coloniale française.

C’est une folle, périlleuse et voire suicidaire entreprise de deux «frêles» jeunes femmes à leur corps défendant parmi les flibustiers, ces loups (de mer). Mais Francesca est une «self made woman» avant l’heure. Elle s’est faite elle-même. En quittant sa patrie, la Botte, il répandra une poignée de sel. Un sel qu’elle partagera avec Dorato en l’adoptant comme… sœur, et ce, pour la sauver de l’esclavage.

Et nous sommes en 1862. Autre chose, Francesca, bien qu’arrivant avec des idées préconçues sur ce pays de berbères et arabes, est naïve. Mais elle ne vient pas en conquérante, une colonne. Elle est une fugitive italienne. Elle n’est pas Française. Et ses bagages renferment des ceps de vignes. Elle est venue acheter des terres viticoles à Kader, un Algérien, un Algérien qui se révélera un chef de guerre luttant contre la présence coloniale française. Et qui deviendra son ami. Ces idées reçues s’estomperont. Francesca sera adoptée à son tour par les «autochtones» après un acte de bravoure émanant d’une Italienne, une chrétienne et de surcroît d’une femme.

Elle interviendra pour sauver la jeune Selma violentée par homme. Elle découvrira dans ce pays colonisé, l’hospitalité, la tolérance, le soufisme et ce caractère sacré de la terre, du sol. Elle connaissait l’Emir Abdelkader, à travers son père Marco. Ses exploits de stratège militaire, d’homme d’Etat, et ses droits de l’homme avant la lettre. Un roman historique de cape et d’épée qui «botte» le lecteur. Car admirablement narré par Malika Chitour Daoud, cette opticienne, native de d’Alger, résidant à Constantine.

 

La Kafrado : un nouveau départ

Malika Chitour Daoudi
Roman
Casbah Editions
Mars 2020
2006 pages
Prix : 750 DA


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