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mardi, 22 janvier, 2019
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La troupe du Théâtre régional Kateb Yacine de Tizi Ouzou a posé, mardi dernier, son décor à la salle des spectacles de la maison de la Culture Taos Amrouche de Béjaïa pour présenter Tifi, la dernière pièce de l’auteur et metteur en scène Mokrab Lyès.

Béjaia : Tifi ou la mémoire malmenée

15 mars 2015 à 10 h 00 min

Le décor, réalisé par Messaoui Ferhat, est fait d’une fontaine, une arcade et une porte taillées comme dans la pierre et renvoient à l’époque de la fin de la conquête romaine. Youva Djouaher, dans le rôle sage du Amedah (Le narrateur), une plume à la main, écrit et raconte l’histoire de Tifi (Abed Mezhoura). Il situe les époques et donne des clés pour assurer une bonne immersion dans l’histoire tumultueuse d’un peuple damné et dont les racines ont failli être occultées.

Tifi, qui a pactisé avec le dieu de la pluie, Anzar (Makhlouf Aoudia), en échange de la vie éternelle pour qu’elle puisse transmettre les événements douloureux qui ont marqué cette période, en a subi les conséquences. Anzar a désiré la plus belle fille du village, mais les villageois s’y sont farouchement opposés. Son courroux ne tardera pas à exploser, semant la mort par la sécheresse dans ce village kabyle où le mythe d’Anzar reste enraciné dans la pensée et les coutumes de la région.


Le pacte est bien scellé entre Anzar et Tifi qui représente la culture et les racines du peuple de l’Afrique du Nord. «Mais la traversée de guerre et de feu réduit Tifi au dénuement, puis à l’oubli, dissolue à jamais dans une grotte perdue au milieu de nulle part. Une question se pose : qu’advient-il de ceux qui malmènent leur mémoire ?» écrit le metteur en scène Lyes Mokrab.

Rencontré dans les loges, Youva Djouaher, comédien, résume la pièce : «Nous avons essayé de montrer à travers la chorégraphie, les habits et la musique la richesse de notre culture. Celle-ci s’est retrouvée rejetée par certains, concurrencée et objet d’ invectives et d’ agressions à travers les siècles. Aujourd’hui, comme le montre Tifi, elle résiste grâce à des hommes et des femmes de bonne volonté, représentés par Malik Fellag dans le rôle de Tudert (La vie) qui s’est sacrifié pour redonner âme à Tifi.» A noter qu’après la présentation de la générale à l’occasion de Yennayer à Tizi Ouzou, la troupe poursuit sa tournée à travers le pays après avoir joué dans une dizaine de wilayas.

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