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mardi, 24 novembre, 2020
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Bande dessinée en tamazight : Les planches de salut de Kamel Bentaha

24 octobre 2020 à 10 h 27 min

Lauréat du prix Jeune talent, lors de la 9e édition du Fibda 2016 à Alger, Kamel Bentaha a été distingué en juillet dernier à Montréal, lors de la 1re édition Tiregwa dans le genre littérature jeunesse.

La bande dessinée en langue amazighe vient de s’enrichir d’un nouvel album intitulé  Tamacahut n Tsekkurt  (Le conte de la perdrix), édité par Kamel Bentaha aux éditions Asirem.

Sur une vingtaine de pages toutes en couleur, le bédéiste remet au goût du jour un ancien récit d’aventures imaginaires puisé du terroir local. Un condensé de planches et de phylactères (bulles) captivant de bout en bout et instructif destiné aux enfants.

Pour des besoins narratifs, l’auteur situe le cadre spatio-temporel de son histoire dans les montagnes de Kabylie (Yakouren, Tikjda, Djurdjura) où des animaux tels que la perdrix, le singe, l’éléphant, le taureau et le lion se donnent la réplique dans leur milieu naturel sur un ton empreint de prose, de sens et de beaucoup de sagesse, imagés admirablement par l’auteur.

Dans l’opus, un clin d’œil mémoriel au chanteur universel Idir auquel l’auteur rend hommage en mentionnant Tajmilt i Yidir sur la couverture et en évoquant en page 15 sa célèbre chanson Tamacahut n tesekurt, dans le refrain Adyawed lexbar ledyur (Et la nouvelle parviendra aux oiseaux que le faucon a mangé sa voisine). C’est le 5e album de bande dessinée entièrement en tamazight de Kamel Bentaha après Aezzi Akked Aezzu (2015), Aqejmamar (2017), Tafghulit (2018) et Uccen D Umeksa (2019).

Il a publié également un album de caricature en langue française Amicalement vôtre, puis deux BD de sensibilisation en langue arabe, une avec la direction de la jeunesse et de sport (DJS) de Tizi Ouzou, la deuxième avec l’Algérienne des eaux (ADE) de la wilaya.

Lauréat du prix Jeune talent du concours national de la bande dessinée et du cosplay, lors de la 9e édition du Fibda 2016 à Alger, Kamel Bentaha s’est adjugé, en juillet 2020 au Canada, le prix de la 1re édition Tiregwa dans le genre littérature jeunesse (Bande dessinée, livre pour enfants, roman) récompensant les auteurs kabyles. Sans moyens, cet autodidacte continue de créer et à parfaire son don dans son domaine de prédilection.

Il excelle aussi dans la caricature en touchant à tous les sujets de société. «Le rêve de chaque bédéiste est de créer son propre personnage de BD, un personnage qui reflète sa culture, sa société, ses racines. J’ai travaillé sur ce personnage  : un personnage qui me représente, représente mes parents et grands-parents, mes enfants, les amis de mes enfants, mon village, ma ville, mon pays, mon continent… et pour y arriver, je dois penser, rêver, dessiner, réfléchir, écrire avec ma langue maternelle et la langue de mes ancêtres ; le tamazight ou le kabyle.

Primo, elle aidera à enrichir ma langue et la langue de mes ancêtres et contribuera à son épanouissement. Secondo, je pense que toutes les œuvres littéraires doivent avoir un objectif et un but à atteindre. Pour moi, c’est d’être lu, compris.»

Ainsi, résume Kamel Bentaha, ses planches et ses perspectives artistiques. A 52 ans, le bédéiste et caricaturiste natif du village Cheurfa N’Bahloul, dans la commune d’Azazga (Tizi Ouzou) a plus d’un crayon à son …art pour aller au bout de ses ambitions.

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