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jeudi, 29 juillet, 2021
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Association musicale Dar El Gharnatia de Koléa (Tipasa) : Un rossignol nommé Walid Medjadji

06 juin 2021 à 10 h 08 min

Le président Hadj Kherrous Boualem, son staff administratif et celui de la direction artistique emmené par le maestro Mohamed Chérif Saoudi ne semblent pas vaincus par le diktat de la crise sanitaire qui s’abat dans l’univers de la musique au pluriel.

L’association Dar El Gharnatia arrive à sortir de cette monotonie, jusqu’à nous faire découvrir l’un de ses talentueux élèves. Il s’agit de Walid Medjadji, 27ans, natif de la localité du glorieux martyr Ben Allal, malheureusement chômeur de son état, en dépit de ses multitudes diplômes universitaires. Une licence en droit public, un master 2 en droit administratif et un master en droit international. Le maestro en devenir a tout fait pour trouver un emploi.

Malheureusement, il se heurte au silence, au rejet. N’ayant pas envie d’abdiquer pour éviter d’être broyé par l’oisiveté, Walid Madjadji, élève studieux, éduqué, enseigne la musique à la trentaine d’élèves qui fréquentent de la classe moyenne de Dar El Gharnatia. D’ailleurs, Walid est pensionnaire de cette association musicale depuis 2009. Il avait 12 ans. L’association est pétrie de talents et d’une production musicale de qualité. Il entame son parcours musical, en intégrant la chorale. Au bout de 18 mois de présence, les responsables de l’Association avaient décelé chez l’adolescent une voix extraordinaire. Ils décident de le propulser à la classe supérieure.

Le jeune Walid, conscient de la dureté de l’apprentissage, ne se laissait pas faire. Tout en faisant partie de la classe supérieure, volontairement il assistait aux cours des classes inférieures. Bien qu’il commençait à se familiariser avec la mandoline dès son entrée à la classe d’initiation, Walid Medjadji continue à apprendre ses partitions musicales inscrites dans son programme, tout en améliorant la tonalité de ses cordes vocales.

Dans la discrétion, Walid Medjadji s’initie à l’autre instrument qu’il aime tant, le violon. Sans relâche, il gratte les fils de son violon tout seul à la maison, afin d’obtenir les notes musicales, qui s’identifient à l’air du malouf. «Le travail musical de Cheikh Hadj Mohamed-Tahar Fergani demeure mon repère, il m’inspire», nous dit-il. Aujourd’hui , Walid Medjadji, grâce au soutien du président Hadj Kherrous et l’aide de Mohamed Chérif Saoudi et le reste des membres de l’association, arrive à produire un album, après avoir participé auparavant à la production de cinq albums de Dar El Gharnatia.

C’est un rêve qui se réalise pour le jeune Walid, qui était occupé par la préparation de ses examens. «Mon vœu consistait à interpréter une musique andalouse du Grand Maghreb, un vrai art musical andalou qui est écouté par les mélomanes des trois pays, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Il existe une différence entre la musique classique algérienne et la musique andalouse du Grand Maghreb», ajoute-t-il. Mélodie éternelle, tel est le thème de ce premier album de Walid Medjadji, qui s’articule sur trois programmes.

Le haouzi interprété à Alger, à Tlemcen et Constantine d’abord, ensuite mouwachahate el andaloussiates interprétées en Algérie, au Maroc, en Syrie et dans d’autres pays du Moyen-Orient, et enfin le medh. L’interprète et musicien Walid Medjadji n’a pas perdu son sens de recherches. En effet, il ne s’est pas empêché de «plonger» dans plusieurs univers musicaux pour s’imprégner des textes des poètes pour ses trois programmes. En ce qui concerne le haouzi, il avait consulté les productions poétiques et musicales des poètes Bensahla Boumedienne et Ben M’Sayeb.

Pour ce qui est des mouwachahate, il s’est référé à l’âme de la musique andalouse, l’une des figures de l’histoire de la musique arabo-andalouse du IXe siècle, en l’occurrence Ziriab, né en Irak en 789 et décédé en Espagne en 857. Walid interprète les textes de Lissane Eddine Ibn Al Khatib, de Sidi Boumedienne Chouâib El Ghout et Ibn Sahl Al andaloussi. La journée de promotion de son album aura lieu le 26 juin au palais de la Culture à Alger. Walid Medjadji, un fervent fan de la musique arabe, ne cache pas son admiration pour Mohamed Abdelwahab et Oum Kelthoum, artistes égyptiens de renommée mondiale.

Il compte se produire ensuite chez lui à Koléa, avant d’entamer son périple. «Je ne sais pas comment remercier l’association Dar El Gharnatia pour son aide», conclut «le rossignol», universitaire en quête d’emploi.


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