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Artiste-peintre et plasticien Mohamed Oulhaci : Souffrant en quête d’une assistance

12 janvier 2021 à 10 h 20 min

L’artiste-peintre et plasticien algérien Mohamed Oulhaci en est l’un des exemples concrets. Il est actuellement malade, dans l’incapacité de payer ses frais d’hospitalisation et de procéder au renouvellement de sa prothèse.

L’artiste-peintre Hocine Ziani a décidé de lancer une belle action en direction de son ami de cœur. Il a, en effet, décidé de mettre en vente des œuvres lithographiques pour collecter des fonds pour aider son ami de toujours. De ce fait, il a tenu à sensibiliser la communauté artistique en postant un message des plus poignant sur son compte facebook où il informe que Mohamed Oulhaci se trouve actuellement en situation de difficulté face à la maladie.

«Il a besoin de notre soutien. Nous les composants de sa corporation, nous avons des devoirs envers celle-ci. Nos amis Ali El Hadj Tahar et Hachemi Ameur ont eu l’idée noble idée de donner l’élan à une action de solidarité en faveur du concerné. Je me joins à eux. Mohamed Oulhaci, en plus d’être un grand artiste et un homme au cœur d’or, est avant tout mon ami. Mon éloignement ne me donne pas toute la liberté d’agir comme j’aurais aimé le faire. Si j’avais été là-bas sur place, je serais allé directement le voir.

Cependant, il y a moyen de lui prêter main forte. J’ai des lithographies disponibles à Alger. Je fais don de 10 lithographies, de thèmes différents. Je propose un prix moyen de 300 euros l’unité, payable en dinars (j’ignore le taux de change pour pouvoir convertir) lit-on. Et de préciser : «Une lithographie est une œuvre originale, mais pas une pièce unique. Elle est unique par son numéro unique. Un certificat d’authenticité accompagnera l’œuvre vendue. Ces lithographies sont mises en vente sans encadrement. Leur enlèvement se fera à Alger contre payement au comptant. Les sommes collectées seront reversées au concerné, à M. Oulhaci, en mains propres, sauf si celui-ci m’indiquait une personne intermédiaire.

Pour me contacter : Messenger (texte) ; WhatsApp (texte) ; e-mail : [email protected]. Pas d’appel téléphonique, merci.» Toujours selon Hocine Ziani, la galerie Le Paon à Alger s’est spontanément associée à cette action. Ainsi, des lithographies seront exposées sur ses cimaises et mises à la vente. «La responsable de la galerie, admirable en générosité, ne souhaite pas prélever de commissions. Les recettes des ventes seront donc reversées intégralement à M. Oulhaci. A noter : ces lithographies sont numérotées «épreuve d’artiste». Sur le marché, elles sont plus cotées et plus demandées que le reste des tirages.» précise Hocine Ziani. Pour rappel, Mohamed Oulhaci peut se targuer d’être un artiste des plus apprécié sur la scène artistique algérienne et étrangère. Il a su, au fil des années, se forger un style particulier. Il a toujours eu ce don de créer une œuvre d’art originale à visée essentiellement esthétique. Il atteste, sans conteste, d’une culture artistique et de la maîtrise des matériaux.

Pour ceux qui ne la savent pas, Mohamed Oulhaci est né en 1943 à Ahfir au Maroc, village frontalier avec l’Algérie, étudia au lycée d’Oujda. Après avoir exercé en tant qu’éducateur, au lendemain du recouvrement de l’indépendance de l’Algérie, il se rend compte très vite qu’il est attiré par les arts plastiques. Il postule et décroche le concours d’entrée de l’Ecole des beaux-arts d’Oran. Entre 1964 et 1965, il est inscrit en première année, mais malgré ses bons résultats, il ne poursuivra pas cette voie. Une année plus tard, il trouve à Alger un emploi à l’Imprimerie pédagogique nationale (IPN) puis au CNA (Centre national d’alphabétisation) comme responsable du service impression. Il y bénéficiera d’un stage d’Uesco de 6 mois entre 1970 et 1972 dans les arts graphiques, notamment la sérigraphie, en Europe.

Il fait une petite escale au niveau de la Société des beaux arts d’Alger en 1969. En mars 1970, il présente sa toute première exposition de ses travaux à la salle El Mouggar d’Alger. Il adhère à l’UNAP. Il exposera une seconde fois à la galerie Racim en 1972. Il quitte la capitale en 1975 pour s’installer à Mostaganem. Il compte à son actif plusieurs prestigieux prix. Quelques-unes de ses œuvres ornent les cimaises de certains musées algériens.


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