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mercredi, 20 janvier, 2021
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Abdenasser Rebati. Artiste peintre et ancien professeur de dessin : Voyage dans le temps en aquarelle

28 novembre 2020 à 10 h 14 min

Plus que quelques jours avant la fin de l’exposition d’aquarelle d’Abdenasser Rebati à la galerie Ezzou’art. Intitulée «Alger voyage dans le temps en aquarelle», l’exposition met en scène les émotions et la créativité de l’artiste dans l’une des techniques artistiques les plus complexes, l’aquarelle.

Originaire de Tébessa, Abdenasser Rebati est un artiste peintre libre et multidisciplinaire. Après une carrière de 13 ans en tant que professeur de dessin au collège, Rebati a décidé de se consacrer à sa passion primaire, l’expression artistique. Sa nouvelle aventure artistique a débuté principalement lors de son voyage en Tunisie où il a tenu de nombreuses expositions dans différentes galeries de Tunis.

D’ailleurs, durant cette période de nombreux galeristes et collectionneurs du monde entier ont acquis ses aquarelles. Il compte aujourd’hui plus d’une quarantaine d’expositions en Algérie et à l’étranger, dont une en Suisse, en 2004. Il revient aujourd’hui à la galerie du centre commercial de Bab Ezzouar, Ezzou’art afin de nous faire découvrir son histoire dans laquelle il nous la raconte à travers ses 15 œuvres d’art aux dimensions variées.

Intitulée «Alger voyage dans le temps en aquarelle», l’exposition met en valeur le patrimoine algérien des temps anciens. Par le choix de cet intitulé, Abdenasser Rebati souhaite représenter la ville d’Alger dans plusieurs périodes proches l’une de l’autre afin d’éveiller la nostalgie d’antan.

Plus connue sous l’expression «Ayam Zeman» (les années d’antan, ndlr), ceux sont celle dont tout le monde évoque dans leurs discussions. «C’est comme une connexion entre beaucoup de générations qui se succèdent. Les éléments architecturaux sont les mêmes, la beauté aussi. Mais seule la mémoire va être rafraîchie, nous plongeons alors dans l’époque d’autrefois», nous explique l’artiste. Les œuvres décrivent Alger dans sa meilleure période à La Casbah dans les années 60, 70, jusqu’à aujourd’hui.

S’il fallait décrire les œuvres de l’artiste, ce que nous pouvons dire c’est qu’elles sont très équilibrées en termes de composition artistique et de discours graphique. De plus, l’artiste nous précise «qu’elles n’ont pas besoin d’une interprétation, étant donné qu’elles sont très explicites».

Ses inspirations sont variables, elles suivent ses ambitions. «Mon art doit servir ma nation», précise l’artiste. Sa palette de couleur, quant à elle, s’attache toujours aux périodes dans laquelle ses sujets appartiennent, autrement dit les couleurs traduisent et évoque l’atmosphère du temps représenté. Notons par exemple, l’une de ses aquarelles dont l’intitulé est «Alger le 4 Chevaux à l’honneur», elle décrit une des plus célèbres voitures d’antan, celle qui a fait le bonheur de nos pères et mères, mais aussi celle qui a marqué notre enfance par les plus beaux souvenirs que ce soit. Dessinée sous un temps nuageux, mais quelque peu éclairée avec une atmosphère évoquant un doux coucher de soleil, cette image nous transporte vers le souvenir de ses longues balades au volant de cette voiture.

Technique d’aquarelle

Le style de Rebati s’inscrit essentiellement dans l’art contemporain. «Je veux ancrer cette tendance dans nos racines pour que la sémiologie de mes œuvres porte des connotations algériennes», dit-il. En ce qui concerne l’aquarelle, c’est la technique que l’artiste préfère le plus. Parce qu’elle représente pour lui un défi pour tout artiste pour sa difficulté à la maîtriser. «L’aquarelle est très délicate, intolérante aux moindres erreurs. Elle demande des coups de pinceau sûrs et bien fermes. Elle est aussi très exigeante en matière de fournitures, car elle préfère les plus coûteux et les plus rares.

De plus, personne ne peut résister à son charme, sa lumière, sa transparence, son rendu immédiat et sa légèreté en matière d’espace, de propreté et de déplacement», ajoute-t-il. Comme Abdenasser l’a si bien expliqué, l’aquarelle est une technique assez complexe à saisir qui mêlent un certain charme, une fluidité du pinceau, mais surtout un art qui exclut l’erreur.

En effet, dans le dessin à la peinture à l’eau, faire une erreur peut mettre tout le travail en péril. Il n’est pas si facile de la rectifier, contrairement à la peinture à l’huile qui offre cette capacité. Le dosage de l’eau est également important ainsi que le coup de pinceau qui doit être sûr et maîtriser.

Pour rappel, l’exposition reste visible jusqu’au 2 décembre à la galerie Ezzou’art.Cette exposition n’est qu’un avant-goût d’une exposition plus étendue, plus profonde et plus ciblée, et ce, dans le même thème.


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