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Abdelmadjid Meskoud. interprète de musique chaâbie : «Le chaâbi n’est plus à son apogée, mais il reviendra»

25 août 2019 à 9 h 00 min

Rencontré lors du vernissage d’une exposition de peinture à la salle Frantz-Fanon, à Alger, l’interprète de la célèbre chanson El Assima, de Abdelmadjid Maskoud, revient dans cet entretien express sur sa sortie de sa longue maladie et sur ses aspirations.

 

-Que devient Abdelmadjid Meskoud après le souci de santé que vous avez eu en 2016 ?

Je suis moi-même (rires). Je remonte la pente difficilement, après mon AVC de 2016. Je reviens doucement. Il ne manque que mes pieds, qui ne fonctionnent pas très bien, mais ça va. J’attends, aussi, le rétablissement des fonctions de l’une de mes mains. Cela viendra je l’espère. Ne dit-on pas qu’il faut laisser le temps au temps. Il faut laisser le temps au temps.
Sinon, pour information, j’ai animé, dernièrement, un spectacle, lors de la célébration de la fête de l’indépendance. Je me suis produit à la place du 1er Mai, à Alger. Il faut préciser que j’ai chanté sans mandole.

-Justement, comment avez-vous trouvé votre public après cette longue absence ?

Comme toujours, cela a été un honneur de retrouver mes fans. Sans prétention aucune, je n’ai jamais perdu mon public. Je me suis produit non loin de mon quartier d’El-Hamma, en présence des fils et des copains de ce lieu mythique, renfermant tant d’histoire. Durant ce spectacle, dès que je me retournais ici et là, je reconnaissais les gens, que ce soit les femmes ou les hommes. C’était un moment magnifique de retrouvailles et de partage à la fois.

-Abdelmadjid Meskoud est-il sur un ou des projets ?

Je dirais que des projets, il y en a treize à la douzaine. J’attends juste que ma main se rétablisse, surtout pour me lancer dans l’écriture. C’est ce qui me dérange et me bloque un petit peu. Je suis confiant. L’usage de ma main reviendra doucement. Je ne suis pas pressé pour cela.

-Mis à part votre prestation réussie du 4 juillet dernier, avez-vous été sollicité par d’autres organisateurs publics ou privés ?

Personne ne m’a programmé ailleurs, mis à part ma prestation de juillet dernier à la place du 1er Mai. Pour l’instant, je suis à l’arrêt. Je ne vous cacherais pas que je suis intéressé de me produire, mais ce sont plutôt les organisateurs qui ne m’invitent pas. On ne m’a pas programmé. Je ne vais pas non plus aller taper aux portes pour dire que je peux chanter et me produire. Là, je suis actuellement à la maison. Je suis prêt à me produire. D’ailleurs, si on m’avait invité, je me serais produit le plus normalement du monde, et ce, sans mon instrument de prédilection, à savoir mon mandole.

A l’international, j’ai été invité, mais ils ne savent pas que je ne peux pas marcher. Bien entendu, j’ai refusé de me produire.

-Bien que légèrement en retrait de la scène artistique algérienne, quel regard portez-vous actuellement sur la chanson chaâbie ?

En toue honnêteté, je ne peux pas répondre à cette question. Je sais une chose, c’est qu’actuellement, tout est en stand-by. Que ce soit pour les anciens ou les nouveaux artistes. Je sais qu’ils ne travaillent pas. On m’a fait parvenir des informations sur cette situation. J’ai des amis qui viennent me rendre visite à la maison et qui m’informent de la situation. Même pour les cérémonies familiales, les artistes ne travaillent pas.

Il n’y a plus d’argent. Vous remarquerez que même lors des mariages familiaux, les gâteaux ne sont plus servis comme autrefois. On vous donne une banane et c’est tout. Pour les femmes, on ramène des orchestres féminins des stades. Chez nous les fêtes, ce n’est pas la mixité. Les hommes et les femmes sont séparés. Maintenant, c’est la mixité qui prime. C’est vraiment faux. Le marié marche avec la mariée, ce n’est pas nous. Nous, c’est la mariée avec le haïk, d’un blanc immaculé.

Pour revenir à la chanson chaâbie, je dirais qu’elle n’est plus à son apogée, mais elle reviendra avec ses poètes et ses quacidate. C’est comme notre équipe nationale de football, le chaâbi va revenir comme avant.

-Avez-vous des textes cachés dans vos tiroirs ?

Bien sûr que oui. Il y a des textes et des nouveautés. J’ai des chansons qui collent à l’actualité du moment. Je ne peux rien révéler pour le moment. Je trouve que les gens chantent n’importent quoi. Quand ce n’importe quoi disparaîtra, je dévoilerai ma nouvelle chanson. Je la sortirai au moment opportun. Je tiens à signaler que c’est une chanson qui est enregistrée depuis longtemps, en l’occurrence, bien avant les événements qui secouent l’Algérie depuis 22 février dernier.


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