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72 e édition du Festival de Cannes : Parasite, Les misérables, Antonio Banderas primés

26 mai 2019 à 13 h 20 min

La 72e édition du Festival international du film de Cannes s’est achevée avec l’annonce du palmarès dont Le jury était présidé par le cinéaste mexicain Alejandro G. Iñárritu. À ses côtés, la jeune actrice Elle Fanning, et les cinéastes Maimouna N’Diaye, Robin Campillo, Enki Bilal, Alice Rohrwacher, Kelly Reichardt, Pawel Pawlikowski, Yorgos Lanthimos.

La Palme d’or a été décernée à l’unanimité du jury au film « Parasite »,  a précisé son président, le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu. « Nous avons été fascinés pas le film de Bong Joon-ho et cette fascination a continué à croître au fil des jours, d’où notre unanimité », a-t-il développé en conférence de presse, saluant également la grande efficacité du film.

« Parasite », drame familial magistral mâtiné de thriller du Sud-Coréen Bong Joon-ho, a ravi Cannes. Ce long métrage  qui dépeint la violence des inégalités sociales avec une grande maîtrise formelle. Toute la famille de Ki-taek est au chômage, et s’intéresse fortement au train de vie de la richissime famille Park. Un jour, leur fils réussit à se faire recommander pour donner des cours particuliers d’anglais chez les Park. C’est le début d’un engrenage incontrôlable, dont personne ne sortira véritablement indemn. « Merci beaucoup. Je suis très honoré, j’ai toujours été très inspiré par le cinéma français, je remercie Henri-Georges Clouzot et Claude Chabrol », a commenté le cinéaste sud coréen en recevant la palme d´or.

La Franco-Sénégalaise Mati Diop été récompensée du Grand Prix pour son film « Atlantique » samedi soir lors de cette édition du Festival de Cannes. « J’en reviens pas », « c’est un peu fou ce que vous avez fait », a réagi la réalisatrice qui avec « Atlantique », signe une fable à la fois politique et onirique sur le sort des migrants et la jeunesse de Dakar, histoire d’exil et de fantômes à l’esthétique soignée, teintée de fantastique et de poésie.

L’acteur espagnol a été récompensé pour son rôle dans « Douleur et Gloire ». A 58 ans, Banderas vient de remporter le prix d’interprétation masculine pour son huitième film dirigé par son compatriote Pedro Almodovar, dans lequel il incarne un réalisateur plongé dans la dépression. « Ce soir, c’est mon soir de gloire », a déclaré l’acteur sur scène. Banderas a rendu un vibrant  hommage à Pedro Almodovar qui a participé à six reprises en section officielle dans ce prestigieux festival. « Je le respecte, je l’admire, je l’aime, c’est mon mentor, et il m’a tellement donné que cette récompense doit lui être dédiée », a-t-il ajouté.

L’actrice anglo-américaine Emily Beecham a décroché le prix d’interprétation féminine pour rôle  dans « Little Joe » de Jessica Hausner, dans lequel elle incarne une scientifique obsessionnelle et borderline. « J’ai reçu un coup de fil ce matin, j’ai vite fait ma valise, mais j’ai oublié ma brosse à dents ! », a déclaré la comédienne de 35 ans en recevant son prix des mains de l’acteur Reda Kateb.

Les Misérables » du français Ladj Ly et « Bacurau » ex-aequo, des Brésiliens Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles se sont vus décerner le Prix du jury.

« Je dédie ce film à tous les misérables de France et d’ailleurs. Mon film parle des rapports entre les différentes communautés dans ce territoire ».

Egalement primé par le jury présidé par Alejandro Gonzalez Iñarritu, « Bacurau ». un  qui raconte l’histoire du village imaginaire de Bacurau, dans le Sertao brésilien (région semi-aride et très pauvre du Nord-Est), frappé par des phénomènes étranges.

Les frères Dardenne ont reçu le prix de la mise en scène pour « Le jeune Ahmed », sur un adolescent radicalisé. « Merci au jury pour cette récompense pour ce film, qu’on a voulu comme une ode à la vie », a déclaré Luc Dardenne en recevant ce prix, auprès de son frère Jean-Pierre.

« Nuestras madres » du Guatémaltèque César Diaz, sur les disparus pendant la guerre civile dans son pays, a reçu la Caméra d’or,. « Je veux dédier ce prix aux 250.000 victimes du génocide guatémaltèque et à ces femmes surtout qui restent debout », a déclaré César Diaz, en recevant son prix.

La réalisatrice Française Céline Sciamma a été récompensée du meilleur scénario pour son film « Portrait de la jeune fille en feu », une histoire qui raconte avec pudeur une histoire d’amour interdite entre une peintre et sa jeune modèle, aux destins opposés, dans un XVIIIe siècle corseté.


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