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Vision Algérie 2050, stratégies décennales et premier plan d’action pour bâtir une économie émergente

08 novembre 2021 à 10 h 00 min

Le renouvellement profond du modèle de développement algérien est indispensable.

Le défi est colossal car il s’agira ni plus ni moins que de mettre sur pied au cours des trois prochaines décennies une nouvelle économie décarbonisée tirant sa croissance de sources différentes dont, entre autres, le numérique, le vert, le bleu et le savoir pour faire passer l’Algérie du rang de pays en développement à revenu intermédiaire à celui de pays émergent.

Un tel objectif stratégique à long terme pose inéluctablement de nombreuses questions, qui seront traitées dans les lignes ci-dessous.

Vision Algérie 2050 : hisser l’Algérie au rang de pays à économie émergente (l’étape prochaine la plus logique) en 2050 (60 millions d’habitants) (1) Les facteurs en faveur : un faisceau d’avantages comparatifs importants (capital humain créatif et doté d’un esprit d’entreprise ; capital naturel et minier de taille ; une certaine compétitivité qu’il faut toutefois renforcer par des politiques appropriées ; une position géographique de trait d’union entre l’Afrique, le Proche-Orient et l’Europe ; et une première génération de réformes structurelles importantes mises en place entre 1994-1999) offrent à l’Algérie une base pour se fixer un tel objectif dans le cadre d’une vision 2050.

Cette dernière offrira au pays une visibilité à long terme mais exigera, en retour, une forte volonté politique, des réformes ambitieuses continues (et difficiles), la mobilisation de financements internes et externes et beaucoup de persévérance au cours des prochaines décennies ; (2) les grandes lignes de la vision : (i) une économie de marché adéquatement régulée pour faciliter la compétitive extérieure et contrer les pratiques anti concurrentielles internes ; (ii) l’encouragement de l’esprit d’initiative et d’innovation de l’entreprenariat qui devra compter sur son travail et sa créativité et assurer sa contribution à la société à travers une fiscalité équitable , ce qui permettrait éventuellement de limiter le secteur informel ; (iii) l’entreprise privée en tant que source fondamentale de création des richesses et de l’emploi (et contrer les passe-droits et la corruption) ; (iv) un état jouant un double rôle de développeur dans certains secteurs-clés en cohérence avec la politique industrielle du pays et de régulateur (par le biais de politiques macroéconomiques appropriées et accompagnement sectoriel) ; (v) un recours à l’épargne étrangère (investissements directs étrangers – IDE – et investissements en portefeuille) en tant que vecteur de modernisation, d’ajustement à la concurrence internationale et de financement de l’économie ; et (vi) une répartition équitable du revenu national pour favoriser une forte classe moyenne à travers des leviers sociaux élargis (inclusion).

Retrouvez l’intégralité de nos articles sur la version papier


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