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vendredi, 16 novembre, 2018
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Panorama des ressources naturelles géologiques de l’Algérie

15 juillet 2018 à 6 h 37 min

L’auteur de ces lignes est géologue, Docteur d’Etat es sciences, il a rejoint très tôt Sonatrach alors dirigée par Belaïd Abdeslam et dont il a été responsable d’exploration de l’Algérie du Nord et de l’offshore jusqu’en 1978. Il a ensuite fondé et dirigé le CRAG (Centre national de recherches et d’application des géosciences). Il a également enseigné dans diverses universités algériennes et étrangères. Il dirige depuis une trentaine d’années un bureau d’études basé en France.

Préambule

C’est en lisant les statistiques douanières algériennes qu’en 2010, l’auteur de ces lignes s’est aperçu de l’énormité du scandale «import-import».

En effet, notre pays importe quelque 100 millions de dollars par an de produits dont son sous-sol regorge à l’infini ; il s’agit de marbre, de granite, de baryte et même de gravier ! On sait depuis longtemps que l’Algérie est riche en ressources naturelles de qualité, la tour Eiffel et différents monuments américains sont faits grâce au fer et aux marbres algériens.

Conrad Kilian a été assassiné à Paris dans l’immédiate après- guerre pour avoir révélé l’importance géostratégique du Sahara en roches mères d’hydrocarbures et en potentiels gisements de gaz et de pétrole.

Leur découverte en 1952 (Djebel Berga) et surtout en 1956 (Hassi Messaoud et Hassi R’mel) allait retarder de quelques années l’accession de l’Algérie à l’indépendance politique. La révolution récente des «gaz de schiste» a révélé que l’essentiel des hydrocarbures est resté piégé de façon diffuse dans la roche-mère et que celle-ci devenait alors un objectif majeur pour leur extraction, en lieu et place des pièges conventionnels maintenant rares et difficiles à découvrir.

Cette révolution s’est étendue au domaine minier et l’on s’est aperçu qu’outre les hydrocarbures qu’elles pouvaient receler, ces roches-mères contenaient également d’autres matières précieuses, au point que, dans la cas du Silurien du Sahara, la valeur financière des hydrocarbures, gaz et huile de schistes, ne représente que moins de 4% des métaux contenus conjointement dans cette roche-mère.

Alors se pose légitimement la question suivante : sous quel régime légal devrait être exploitée cette prodigieuse roche-mère, celui de la loi pétrolière pour ses 4% de gaz et huiles de schistes ou pour ses 96% en métaux parfois stratégiques ? La question a été posée le 3 mars 2014 au président d’Alnaft dont la réponse, honnête, est qu’elle n’était pas de son ressort. Cette question est d’autant plus pertinente que le mode d’exploitation de ces deux types de matières est l’exploitation in situ par fracturation hydraulique avec des boues à solvants légèrement acides.

L’uranium du Kazakhstan (et d’autres pays producteurs) est ainsi extrait avec cet avantage que la totalité de l’uranium est extraite alors qu’avec les méthodes minières classiques, seule la partie riche était économiquement accessible (notion de taux de coupure). Ainsi, comme pour les hydrocarbures, il y a des gisements concentrés dits conventionnels mais souvent vieillissants et des gisements diffus de gaz et huiles de schistes incomparablement plus importants.

Dans le cas des mines, il y a également des gisements concentrés (par exemple des filons) et des ressources diffuses infiniment plus riches qui, si elles étaient exploitées, placent l’Algérie en pole position dans le monde et lui confèrent une place légitime parmi les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) où figurent les déjà ou futurs maîtres du monde.

Mais atteindre ce niveau nécessite également un essentiel encore plus important, celui de la formation des hommes tant au niveau des cadres que des agents subalternes ; on ne construit pas un pays avec une «armée mexicaine» : beaucoup de généraux et peu de soldats et de sous-officiers. Les schémas d’organisation et les rapports entre les différents corps sont trop connus pour être encore exposés. La position dans le classement de Shanghai des universités algériennes révèle l’état indigent de celles-ci, qu’elle hérite d’ailleurs, pour partie, des structures de formation qui la précèdent. La faute est donc partagée.

On est loin de la qualité de la formation des années 60’ et 70’ où les diplômes délivrés par les universités algériennes étaient reconnus et souvent appréciés outre-Méditerranée et outre-Atlantique sans l’outrage infamant d’avoir à refaire ses études.

Ainsi, des noms connus ou non ici ont dirigé la recherche scientifique au Québec ou la recherche médicale aux USA, d’autres ont enseigné dans les temples du savoir que sont les universités ou exercé des professions libérales avec succès. L’autre ingrédient essentiel du développement est l’eau.

L’Algérie, pays essentiellement désertique, est sur sa bordure maritime un pays à climat méditerranéen sec, quoique dans certains cas comme la région de Collo, une pluviométrie abondante, le double de celle de Brest, mais c’est le régime des pluies qui fait la différence. Chez nous, la battance des pluies est telle qu’aucun sol ne lui résiste s’il n’est pas le support d’un couvert végétal qui élimine ou atténue cet effet dévastateur. D’où la nécessité de reboisements intensifs, tous les espaces nus doivent être couverts de plantations afin d’éviter l’érosion des sols et l’envasement très rapide de nos barrages.

Cependant, malgré l’aridité du climat et grâce à la permanence des systèmes géologiques, l’Afrique du Nord s’est trouvée à certaines époques plus ou moins lointaines soumise à des régimes pluviaux favorables, de climats humides tempérés ou tropicaux qui ont permis de recharger ses aquifères.

Les ressources hydriques sont dans ces cas des ressources fossiles qui se chiffrent en milliards de milliards de mètres cubes: 2 milliards de milliards de mètres cubes pour le «Continental intercalaire» et 1,1 milliard de milliard de mètres cubes pour le «Continental terminal».

Elles existent tant au Sahara qu’en Algérie du Nord. On ne discutera pas ici de celles, présumées, du Djurdjura afin de ne pas initier de polémique stérile. Disons simplement que cette chaîne de montagnes que nous connaissons bien pour avoir cartographié un de ses segments dès 1965 en compagnie du regretté Téfiani et de M. Mégartsi, présente un des systèmes karstiques les plus remarquables avec des gouffres à plus de 1000 m de profondeur, c’est-à-dire que c’est un système où l’eau ne fait que circuler et s’évacuer par des exutoires situés en contrebas (sources, etc.) excluant pour cela toute accumulation en aquifère de grande ampleur tel qu’il a été décrit récemment.

En outre, la géologie structurale de la région telle qu’elle est décrite par J. Flandrin (1952) et la cohorte de chercheurs qui lui on succédé jusqu’à récemment ne permet pas d’envisager des réceptacles de type «flower-structures».

Pour subvenir aux besoins vitaux et agricoles, l’Algérie a implanté nombre de stations de dessalement de fonctionnement coûteux en raison du coût des membranes en ignorant qu’elle possédait, en Algérie du Nord même, un immense «barrage enterré» suralimenté en eau et qui laisse se perdre par évaporation forcée (artésianisme diffus) d’après M. Gauthier (1952) plus de 500 millions de mètres cubes d’eau douce par an.

Enfin, les matériaux utiles de toute nature sont disponibles en quantités illimitées dans le sous-sol algérien et exploitables en surface sans nécessité de travaux miniers.
La question qui vient immédiatement à l’esprit est pourquoi l’Algérie disposant de telles richesses sur son sol national importe de pays bien moins dotés tels le Maroc, la Tunisie, la Turquie, etc., des matériaux aussi banals que la baryte, le marbre, l’argile ou le gravier ? Enfin, les compagnies minières étrangères avec lesquelles nous avons pu discuter préfèrent acheter le minerai brut ou plus ou moins élaboré de producteurs nationaux s’affranchissant ainsi de la jungle bureaucratique et des lenteurs qu’elle induit — time is money. Or, il n’existe pas de producteur privé national exerçant dans le domaine minier et les sociétés étatiques n’arrivent même pas à exploiter leurs propres gisements en raison de leur inertie fatale.

La raison du blocage n’est certainement pas une volonté politique de fermer le secteur minier aux acteurs algériens, mais une mauvaise rédaction des articles 5 et 6 du décret exécutif 02-65 de 2002 et relatif à la loi minière de 2001 (la loi minière de 2014 adoptée et promulguée n’étant pas encore applicable car sans décret exécutif).

Même si les lois minières algériennes ne sont pas merveilleuses, loin s’en faut, ce ne sont pas elles qui bloquent mais les 2 articles sus-cités du décret 02-65 qui stipulent : article 5 : «La liste des travaux de recherche ou d’exploitation minière auxquels la société a participé durant les trois dernières années, avec une description sommaire des travaux exécutés les plus importants ; et article 6 : les bilans et les comptes d’exploitation des trois (3) derniers exercices.

En d’autres termes, tout diplômé algérien ayant les capacités scientifiques et techniques et ne possédant pas déjà de société minière active de façon effective, ce qui est le cas de tous les Algériens, ne peut prétendre à l’activité minière.

Cet article rédigé probablement par un sombre rédacteur-scribouillard qui a copié-collé une version qui existe dans le code minier d’un pays hyper développé qui veut restreindre l’activité minière aux seules sociétés qui opèrent dans le pays afin de ne pas engorger l’activité. Mais dans un pays neuf, cela devient un frein puissant au développement, un crime d’Etat stalinien.

L’Algérie possède, avons-nous dit, des richesses insolentes au point qu’on peut la qualifier de scandale géologique, terme autrefois utilisé pour désigner le Congo belge, mais que l’on peut appliquer à l’Algérie.

Pratiquement, tous les éléments chimiques du Tableau de Mendeleïev y sont représentés en quantités et à des teneurs compatibles avec l’extraction. Nous en présentons ci-après quelques-uns.

Panorama des ressources : (Quantités exprimées en Tm3 ou Tt = milliards de milliards de m3 ou de tonnes, Gm3 ou Gt = milliard de mètres cubes ou de tonnes, Mm3 ou Mt = millions de m3 ou de tonnes).

Eau : Réserves aquifères (eau douce) principales : Sahara eaux fossiles dans le Continental intercalaire (2 Tm3, salinité 1-4g/l) et le Continental terminal (1,1 Tm3, salinité 2,5 g/l). Déplétion anthropique actuelle 2,5 Gm3/an. Algérie du Nord : Nappe du Chott Chergui, barrage enterré alimenté par les eaux actuelles et fossiles, les réserves probablement considérables ne sont pas calculées mais un trop-plein permanent s’évacue par artésianisme diffus évaporé à raison d’au moins 500 Mm3/an. La salinité des eaux y est de 1,6 g/l.

Hydrocarbures conventionnels : Les réserves initiales sont : 5 Gm3 d’huile dont 0,5 dans le Berkine et 4,5 Tm3 de gaz dont 1Tm3 de gaz dissous dans les hydrocarbures liquides.

Hydrocarbures non conventionnels de roches-mères (gaz et huile de schistes) : Silurien et Frasnien, estimation AIE 19,8Tm3 équivalent gaz, estimation SH 600 Tm3 (d’après Zerguine PDG Sonatrach en 2012). Elle est proche des nôtres. Mais de nombreuses roches-mères existent également dans le Tell. Ainsi, dans la région de Aïn Kébira (Sétif), une campagne géochimique en 1974 avec 25 puits à 100 m nous a révélé une très forte présence de gaz humide de roche-mère à raison de 31 litres de gaz hydrocarbures par litre de boue.

Hélium : les réserves=3 Gm3, 3e du monde. Cet hélium est migré dans les hydrocarbures dont il est extrait.

Lithium : Réserves mondiales (hors Algérie =h-A) : 13 Mt prix 2000 Euros/tonne. Algérie : au Hoggar, le gisement d’étain et de wolfram de Rechla recèle aussi du lithium de teneur 0,63 à 1%. Au Sahara central et oriental, le Silurien en contient à des teneurs de 120 ppm qui sont sensiblement celles du plus grand gisement bolivien du Salar d’Uyuni. Dans le Silurien, nous estimons les réserves à 9,4 milliards de tonnes.

Le lithium est un élément majeur dans les nouvelles énergies à la fois pour les stocker (batteries) que comme carburant dans la fusion nucléaire qui est promise à supplanter toutes les autres énergies dans un avenir à moyen terme.
Bérylium : Prix 500 dollars/kg, réserves mondiales (h-A) 80 000t, production 163t/an. Algérie au Hoggar, le gisement d’étain et de wolfram de Guérioun en contient 2500 tonnes à des teneurs de 2,5ppm. C’est un métal important dans les circuits intégrés électronique sous la forme d’alliage cuivre-beryllium et dans la fusion nucléaire comme matériau de couverture du plasma ainsi que dans l’aéronautique et l’industrie spatiale.

Charbon : De la houille bitumineuse est présente à faible profondeur dans les Hauts-Plateaux. A Béchar, les gisements de charbon aujourd’hui fermés recèlent encore 1 milliard de tonnes (estimation du BRGM).

Sel gemme (NaCl) : en Algérie du Nord, le sel est très présent sous de fortes épaisseurs (1000 m), il gicle parfois en montagnes de sel (Rocher de sel de Djelfa, El Outaya de Biskra. Les forage sahariens l’ont également rencontré sous des épaisseurs moyennes de 500 m. On estime les réserves au Sahara à 400 000 milliards de tonnes et autant en Algérie du Nord. En profondeur, son extraction est facile car très soluble.

Sel de potasse (KCl) : Le périmètre formé par les puits où il a été reconnu couvre
140 000 km² au nord-est Sahara, soit environ 2800 milliards de tonnes. Son épaisseur d’exploitation est d’environ 10 m. C’est la réserve la plus considérable pour un produit aussi stratégique, car il conditionne l’alimentation de bientôt 9 milliards d’êtres humains à nourrir dans les prochaines années. Il est à la base d’engrais au même titre que l’ammoniac et le phosphate (NKP), en plus de nombreuses autres applications industrielles.

Sel de baryum (BaSO4) : Réserves considérables de baryte dans le Tell. Utilité : forage, chips électroniques.

Sels de strontium (SrSO4 et SrCO3) : idem que le baryum et des applications diverses dont les aimants.

Manganèse : Métal classé stratégique aux USA, car les réserves mondiales déclinent dangereusement et il est indispensable pour la fabrication de l’acier. Les réserves sous-marines profondes dans les plaines abyssales ne sont pas économiquement rentables.

Au Sahara, le Djebel Guettara : 3,22 Mt à 47,2%, n’est pas pour l’instant exploitable en raison de l’arsenic qu’il contient. En Algérie du Nord (Oran), nous estimons le potentiel à 3,3 Mt mais à teneur de 30%. D’autres réserves sont connues dans les terrains du Tell, mais à 23% de teneur.

Arsenic : Sahara, Djebel Guettara, 74 000 tonnes à 1,1%. La production mondiale est de 30 000 t/an avec une utilisation dans la haute technologie en alliage avec le gallium ou l’indium dans les cellules photovoltaïques.

Fer : Le fer existe en quantité considérable au Sahara : fer oolithique du Sahara : 25 milliards de tonnes dont 4,6 Gt à Gara Djebilet de teneur 58 à 60%, mais il pose problème à cause du phosphore qui le rend incompatible en sidérurgie,

Fer du Hoggar : Ihedane, magnétite : 3 millions de tonnes par mètre d’approfondissement, d’autres grands gisements existent dans les terrains très anciens de l’Archéen. Mais le plus grand gisement est dans le Silurien sous la forme de sulfures (teneur : 30%), les réserves y sont gigantesques, du même ordre que le soufre auquel il est associé de l’ordre de 20 Mt chacun au kilomètre carré.

Fer et titane : Des phénomènes climatiques dans le Quaternaire ont permis la migration du fer et des métaux compatibles des roches mères du Silurien et du Frasnien sous forme de carapace ferrugineuse.

Celle de l’Idikel contient les oxydes de fer et de titane avec de fortes teneurs d’oxydes de Fe (60,8%) et Ti (5,8%). Le titane entre dans l’électronique nomade, etc. et les OTEC, technologie qui exploite la différence de température entre les eaux marines profondes et superficielles pour produire de l’électricité et l’eau dessalée.

Polymétaux (cuivre, plomb, zinc), Algérie du Nord : plusieurs centaines d’exploitations à très forte teneur ont fonctionné dès le début de la colonisation et qu’il faudra reprendre avec profit car les gisements ont simplement été grossièrement écrémés. D’autres gisements ont été découverts au Sahara. Citons par exemple :
Hoggar : Tan Chaffao, 6,6 Mt à Cuivre (0,56 à 1,2 %), Zinc (1,65%), Plomb (0,43%), Or (1,62 g/t).

Eglab : Indice Caroline outre des minéralisations polymétalliques cet indice comprend aussi de l’or (11,7 g/t) et de l’Argent (9 g/t).
Sahara : l’indice du Tabelbala est très étendu et mérite une étude attentive. Le gisement de cuivre du Bou Kaïs, bien étudié par le BRMA (Meindre 1953) et SONAREM et estimé à 50 Mt.

Terres rares : Un indice est connu, il s’agit des carbonatites et fénites d’Ihouahène dans le Hoggar occidental, mais économiquement il est très peu attractif, à peine 20 millions de dollars par mètre d’approfondissement d’après nos estimations, insuffisants pour couvrir les frais d’exploitation et de traitement minéralurgique, la surface d’exploitation à couvrir étant importante et la teneur moyenne du minerai est faible.

Par contre, dans l’Ordovicien du Sahara, 4 gisements existent dont un avec 50 Mt et une teneur de 6,69% qui en fait le plus gros gisement du monde, plus riche et deux fois plus important que le géant chinois de Bayan Obo.

Le terme de Terres rares dans la haute technologie est maintenant bien connu pour ses applications éminentes

Coltan (niobium, tantale) : Très recherché dans la très haute technologie, il est l’objet des «guerres sales» en RDC, le tantale se négocie à 18 400 euros/kg, le niobium à 472 euros/kg. En Algérie, il est présent dans le Hoggar, dans les gisements de Rechla et El Karoussa où il est associé aux topaze et fluorine.

Or : Les principaux districts aurifères d’Algérie se situent au Hoggar avec 300 indices et gisements. Les sites majeurs sont situés dans : l’In Ouzzal (26,5 t à 25g/t), la zone pharusienne juvénile (4,1 t jusqu’à 500g/t) le Hoggar central (55t), l’Est Hoggar région de Tiririne (50t jusqu’à 25g/t).

Wolfram-étain : Ces gisements sont liés aux granites tardifs dits Taourirt du Hoggar.

Les réserves portées par les gisements de Tin Amzi, El Karoussa, Bachir, Nahda placent déjà l’Algérie au 2e rang mondial avec 98 000 tonnes nonobstant ce qui reste encore à évaluer dans ces granites. Le wolfram (ou tungstène) est produit dans le monde à 86000 t/an et ses réserves hors Algérie sont de 3,1 millions de tonnes

Uranium : Des gisements sont reconnus au Hoggar (Timgaouine, etc..) où ils sont évalués à 26 000 t. Mais des réserves gigantesques existent dans le Silurien du Sahara où il est à hauteur de 16500t/km², soit un total de 9,5Gt. La lixiviation (percolation d’eau acide à 8% à travers la roche-mère permet de le récupérer à 100%.

Vanadium : Ce métal se négocie à 1200 euros le kilo. Dans le Silurien, il est présent à hauteur de 350000 tonnes/km², soit pour les 570 000 km² de Sahara utile un gisement de 200 milliards de tonnes. C’est un métal qui entre dans la composition d’alliages de haute performance et dans les batteries du futur.

Magnésium : Il est obtenu par les procédés Pidgeon et Magnétotherm à partir de dolomie. 1,43 Mt/km² en Algérie du Nord. Il est massivement utilisé dans les alliages légers de l’aéronautique et d’autres applications.

Chrome : des ressources très abondantes et affleurantes en chromite sont reconnues au Hoggar.

Thorium : C’est un métal qui remplacera l’uranium dans les centrales atomiques car moins versatile et donc plus sûr sur le plan de la sécurité. Son équation énergétique est 10 kg Th = 278 t U naturel = 12 500 m3 de pétrole. Au Sahara, nous avons un gisement de 600 000 t de Th, ce qui équivaut alors sur le plan énergétique à 750 milliards de mètres cubes de pétrole, soit près de 79 fois tous les hydrocarbures découverts au Sahara.

Matériaux utiles : Des évaluations faites dans l’Est du Tell et des Aurès sur une trentaine de cartes géologiques au/50 000e et extrapolables à l’Algérie du Nord sont données ci-après.

Cet inventaire ne se veut pas exhaustif. D’autres métaux et substances utiles peuvent encore être cités. Il est simplement destiné à donner un aperçu des richesses du sous-sol algérien, mais rappelons-le la principale est humaine et repose sur l’acquisition des connaissances dans les écoles et les universités, éducation sans laquelle nous serons asservi aux puissances néo-impérialistes. Notre trésor ne nous appartiendra plus.

 

 

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