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L’économie algérienne : Bilan préliminaire pour 2021 et perspectives 2025

19 décembre 2021 à 10 h 00 min

Un bilan mitigé de la part d’une économie qui a besoin de réformes sans plus tarder. A quelques jours de la fin de l’année, il est opportun de tirer un bilan provisoire des performances de l’économie algérienne et surtout de discuter des perspectives à moyen terme.

Hormis un rebond modeste de l’activité économique en 2021 dû à la hausse des prix du pétrole et à la bonne tenue de l’agriculture, les autres indicateurs macroéconomiques sont préoccupants.

Par ailleurs, absentes d’ambitieuses réformes, les perspectives macroéconomiques à moyen terme demeurent défavorables. En effet, la persistance de déficits budgétaires très élevés continuera à générer des besoins de financement très importants, épuiseront les réserves de change et entretiendront des risques en matière d’inflation, d’endettement public, de stabilité financière et de compétitivité extérieure de l’économie.

De plus, la capacité du système bancaire à prêter au reste de l’économie serait fortement entravée, avec des conséquences négatives sur la croissance, l’emploi et le niveau de vie des populations. In fine, seules des réformes macroéconomiques et structurelles étalées sur le moyen terme permettront au pays de faire face aux défis actuels et de mettre sur pied une économie de production diversifiée, saine et inclusive. Discutons de ces points dans les lignes ci-dessous.

Évaluation préliminaire des performances économiques et financières en 2021

Gestion de la pandémie. A ce jour, près de 13 millions de citoyens adultes (sur une population éligible de 30 millions) ont été vaccinées. Notons en outre le lancement d’une production locale du vaccin Sinovac. Sur le plan économique et financier, les autorités ont adopté dès avril 2020 un mix de mesures budgétaires (allégement de la fiscalité, augmentation des dépenses de santé et économiques, allocations pour les chômeurs et un transfert ponctuel aux ménages pauvres), monétaires (réduction du taux des réserves obligatoires de 10 % à 2%, abaissement du taux directeur de 3,5% à 3% et assouplissement des exigences prudentielles) et au niveau du taux de change (glissement du dinar algérien par rapport au dollar américain et à l’euro d’environ 13% et 16% respectivement entre décembre 2019 et septembre 2021) pour contrer les effets de la pandémie. Le coût total de ces mesures est d’environ 4% du PIB.
Indicateurs macroéconomiques de base.

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