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Le libéralisme sauvage a crucifié les valeurs humaines

27 novembre 2018 à 11 h 00 min

«Contrairement aux apparences, les chantres du libéralisme n’ont rien contre l’Etat… s’il sert de béquille au capital.» M. Bulard

Le libéralisme a été vénéré par ceux qui préconisaient la démocratie, la pluralité des partis et la liberté d’expression et ceux qui luttaient pour la démocratie tout en exaltant la liberté, celle qui l’emporte sur l’égalité, ils parlaient plus de libéralisme. Une doctrine indépassable mais incontrôlable, c’est une conception véhiculée par l’impérialisme. Car parler de libéralisme fait référence déjà au marché qui est en général accaparé par les grandes fortunes, sinon les oligopoles ou ceux qui détiennent le monopole. Le Chili d’Allende vous dira beaucoup choses suite à la mise en place de Pinochet par les USA pour mettre en place une économie libérale sous prétexte du système dictatorial d’Allende.

La mise en place de la démocratie permet au régime ou système politique d’accorder aux populations des parts décisives de la vie sociopolitique, alors que le libéralisme dévalue le politique et le social et songe pouvoir tout régler mercatiquement. Bref, pour continuer à sauver et libérer le monde, le libéralisme va devoir faire la preuve qu’il a quelque chose de neuf à apporter à la Chine communiste, l’Etat le les plus peuplé de la planète où la misère et moins pénible et importante que celle des autres pays libéraux.

Nous prenons pour illustrer notre modeste contribution comme exemple la Chine communiste tant décriée par les aboiements des droits de l’homme et autres ONG, alors que la Chine fait valoir plus l’égalité matérielle au détriment de la liberté de conscience dans un premier temps ; elle est responsable de l’essentiel, surtout de l’effort accompli pour éradiquer la pauvreté. Cet événement passe inaperçu aux yeuxde l’opinion occidentale via les médias aux ordres, il en dit long sur l’aveuglement idéologique ambiant, car la liberté d’expression n’a jamais aboli la pauvreté ni la misère des gens pour ne pas confondre avec la révolution et les dogmes d’égalité, de justice et de solidarité.

On pourrait poursuivre notre modeste analyse en visitant un autre pays que la chanson issue du Mur de Berlin n’a pu injecter son venin libéral pour dire que la liberté est une valeur de la droite sinon du libéralisme et l’égalité n’est-elle pas une valeur de la gauche sinon du socialisme ? Cuba, un minuscule Etat mitoyen à la plus grande puissance mondiale a été soumis à un blocus inhumain dont personne ne parle, blocus illégal et injuste.

Cuba a tout de même réussi à bâtir un système éducatif et sanitaire très performant sans équivalent parmi les pays dit développés ; le système de santé cubain a été récompensé par l’OMS suite à des résultats positifs importants, c’est une fourmi face à un éléphant qui se prend pour une cigale.

Le système économique, social et politique mis en place par Cuba n’a rien de libéral, mais il est quand même arrivé suite à des résultats satisfaisants à générer peu de riches mais moins de pauvres.

Chacun voit la lune à sa manière ; les organisations des droits de l’homme voient la liberté de l’homme à travers le système libéral où le capital doit enfanter le capitalisme, et ce dernier façonne le capitaliste qui mettra en place la démocratie qui se joue avec de l’argent seulement alors que Cuba c’est à partir de son système où le pain est produit pour être consommé par tous les Cubains, la santé pour que tout le monde soit en forme, le livre est à la disposition de tous les Cubains, le travail pour tout le monde. Tous ces concepts pratiques reposent sur une forme de démocratie nécessaire et utile, plus égalitariste où la pauvreté n’a pas de place.

Ce système vaut mieux que cet adage du terroir répété par les Bénisafiens : «L’âne a voulu voulait philosopher, il est mort de famine». Le système socialiste sauve des enfants de l’analphabétisme, le peuple de la pauvreté et la population de la misère.

«Un libéral est une personne pensant avoir une dette envers ses semblables, dette qu’il se propose de régler avec votre argent.» G. Gordon

Les droits de l’homme, la démocratie, la loi du marché et la libre concurrence où le seul et unique maestro de ces concepts est certainement «l’argent», rien que «l’argent». Il s’agit de voir le monde autrement avec un peu d’imagination réelle et non virtuelle pour un monde réel, car la confusion entre l’initiative privée  existe à des degrés divers dans tous les systèmes sociaux, même dans le système communiste pour ne pas dire socialiste et le libéralisme est une idéologie d’exploitation qui n’existe que dans l’esprit des libéraux pour justifier leurs pratiques de recherche du maximum de profit.

Si les libéraux voient la société idéale à partir du profit, exactement comme la société esclavagiste. Le système libéral se dit bien portant et bien réglé, bien soumis, bien achalandé où le bien-être est de règle, cela insinue que les lois du marché sont tout près des lois de la nature et tout se joue sur une harmonisation des intérêts particuliers ou les initiatives, les risques et les dérives devront être bien évalués, alors que pour ce qui est du système socialiste la redistribution de la richesse devrait être semblable à celui d’un arbre qui alimente ou nourrit équitablement chaque feuille de ce feuillage de l’arbre qui est placée en lui selon le degrés et le besoin de sa demande utile et nécessaire pour son existence.

La loi du marché génère la paix et la concorde pour certains, par conséquent la démocratie et les droits de l’homme sont garantis pour assurer une société idéale, oubliant de ce fait que le libéralisme emploie plus la force et la loi du plus fort et se permet d’accaparer de tout bien commun, ceci explique l’existence de ces nouveaux oligarques assoiffés d’argent, qui n’hésitent pas à privatiser tout le patrimoine public à leur profit.

Le libéralisme libère l’homme pour une nouvelle exploitation forcée et vous sauve de la dictature socialiste et communiste.

Par ailleurs, on y voit en revanche un pays nommé la Chine, un autre la Corée du Nord, et enfin une île qui abrite un pays dit Cuba dirigé par un parti communiste, le rôle principal de cesdits pays est de planifier et de prévoir le développement à long terme du pays pour un bien-être de toute la population sans aucune exception. Un Etat fort ne peut s’appuyer que sur une assise complémentaire composée d’un secteur privé florissant, d’un puissant secteur public détenant la grande partie des actifs dans les entreprises stratégiques, ce dualisme économique propulse le pays vers plus de progrès et de prospérité.

En Chine comme en Corée du Nord par exemple, l’Etat maîtrise les grands outils économiques, à savoir la monnaie nationale et son cours, le système bancaire est contrôlé par l’Etat et les marchés financiers sont sous le contrôle de l’Etat qui essaye d’équilibrer et réguler équitablement les forces positives du marché.

«Le libéralisme n’a plus aucun rapport avec la liberté et son principe de libre choix n’est qu’un leurre.» D. Méda

Cette conception mise en pratique et cette méthode ou bien encore la stratégie avait été engagée par feu Houari Boumediene dans les années 70’. Pour l’Algérie, il était question d’une industrialisation lourde et stratégique dans le cadre économique au profit de l’Etat et du peuple, ce qu’on appelait autrefois dans le jargon économique «d’entreprises capitalistes de l’Eat» ; de grandes entreprises en mécanique-électronique-pétrochimique-électromécanique-pétrolière-informatique-sidérurgique-bâtiment-engineering… Une stratégie conçue par le «politique» (Conseil de la Révolution) et préparé par des «lettrés et doctes universitaires». Cette stratégie était mise en pratique par un «exécutif» draconien et austère.

Fin 1970, la base économique algérienne en construction était bien plus importante que celle de la Corée du Sud, de l’Espagne et de l’Inde et bien d’autres pays qui nous surpassent aujourd’hui. C’est par une politique déviationniste (déboumédiénisation) pratiquée et une libéralisation sauvage prônée par le FMI où liquidations et privatisations étaient une machine de démantèlement du tissu économique du pays pour mettre en place un marché propre pour l’écoulement des produits fabriqués ailleurs.

Toute la base économique qui avait servi à un éventuel décollage économique pour mettre sur les rails plusieurs pôles de croissance économique pouvant booster à grande échelle le développement du pays accompagnée d’une mise à niveau de la gestion afin d’améliorer la productivité et de là elle permettrait de placer nos produits en concurrence sur le marché international. Toute cette stratégie de développement est tombée à l’eau suite à la disparition du président H. Boumediène, Allah yarahmou, et même la vison économique n’est plus prise en considération et maintenant tout le monde se demande : «Où va l’Algérie ?»

D’un autre côté, pour ce qui concerne la Chine, l’ouverture engagée par le communisme chinois à partir des années 80’ a permis d’attirer des ressources et en même temps obtenir des transferts de technologie, c’est ce que l’Algérie de H. Boumediene pensait mettre en place à l’époque, ce modèle que la Chine avait emprunté par la suite.

En effet, le commerce n’est pas le fruit uniquement du libéralisme, il existait bien avant et la moindre idée libérale et avait été déjà développé dans le cerveau d’Adam Smith et bien d’autres économistes néoclassiques. «Etat fort», «planification à long terme», «puissant secteur public» se justifie dans l’économie chinoise où public = privé l’Etat se renforce pour chasser à jamais la misère et la pauvreté que le libéralisme seul n’est pas en mesure de satisfaire.

En réalité, l’exploit économique par les faits de la Chine doit davantage à la force de l’Etat qu’à la main invisible du marché qui a fait dire que la pauvreté aurait été vaincue grâce aux activités du marché libéral. Cette économie mixte exemplaire pilotée par le parti communiste chinois a porté ses fruits.

Le PIB chinois a subi une forte croissance et plusieurs centaines de millions de personnes ont été extraites de la pauvreté, que n’importe quelle démocratie ou système libéral n’a pu faire cet exploit. La réduction de la pauvreté est essentiellement due à la nouvelle politique économique chinoise un exemple, un modèle et un système politico-économique à suivre.

Ce système a produit beaucoup de valeur ajoutée et dont le commerce a été vitalisé par l’économie chinoise à travers bien d’autres pays. Aujourd’hui, on peut dire que la Chine est devenue la première puissance économique mondiale et son PIB ne cesse de prendre de l’essor par un taux de croissance en cours très important qui avance. Ailleurs où les pays capitalistes subissent de plein fouet la récession, le chômage bat son plein et fait appel à une misère non déclarée.

La Chine a fait d’énormes progrès en matière d’enseignement primaire, moyen, secondaire et universitaire, aux soins médicaux et à la protection sociale, et ce, bien avant même de se lancer dans des réformes économiques orientées vers le marché à partir de1979.

La politique éducative est particulièrement intéressante : la Chine, Cuba, la Corée du sud, l’Algérie des années70’ représentait le pivot de l’éducation scolaire universelle, considérée comme une exigence socialiste fondamentale. Il faut dire que dans tous les pays dit socialistes, il est indéniable qu’ils ont misé sur l’éducation universelle, la santé pour tous et l’émancipation féminine pour tout décollage économique.

En dépit des erreurs, des critiques et bien d’autres aléas, la Chine s’est dotée de solides infrastructures publiques, qui lui ont permis de créer les conditions utiles d’un développement sûr du pays à long terme.

L’éloge du libre-échange fait par les dirigeants chinois très socialisants, ils sont conscients que la cohésion de la société chinoise ne repose nullement sur le commerce international. Car avant d’ouvrir son économie, la Chine s’est dotée avant tout autre chose d’un projet de société reposant sur une assise d’un système éducatif et sanitaire performant lui permettant dans l’avenir d’affronter la compétition économique mondiale. Résultat, la Chine cueille aujourd’hui le fruit de ses efforts en biens, en culture et en puissance.

Par ailleurs, sous un régime pluraliste pour un pays qui veut se développer, une telle politique ne serait même pas concevable. Ni pluraliste, ni libéral, le régime chinois pouvait planifier le développement du pays en sacrifiant les intérêts privés sur l’autel de l’intérêt général.

Mais ces succès ne datent pas d’hier, ils sont le fruit d’une politique de longue haleine. Comme en Chine, le développement du pays va de pair avec le souci du long terme. Ce progrès est le fruit d’un combat politique dont le moment-clé, la politique des années de l’âge d’or, ne pouvait se résumer sur une courte durée car pour se développer il s’agissait de mener une politique de développement de longue haleine, ce qui n’a pas eu lieu suite à la disparition de H. Boumediène.

Enfin, pour schématiser plus clairement la conception de l’ultralibéralisme ou bien encore le néolibéralisme qui représentent des termes polémiques mais aussi polysémiques, ils sont utilisés surtout en politique pour les «sloganiser» tout en le qualifiant péjorativement de libéralisme parce qu’il prône la déréglementation des sphères de production, de distribution et de commercialisation et même des services dans le but de faire disparaître le service public au profit du service privé.

Le succès chinois est souvent présenté comme le fruit de l’adoption du système néo-libéral occidental, une vision contredite par de nombreux analystes pour qui le développement de l’économie chinoise repose toujours sur le rôle stratégique de l’Etat, sa vision, sa planification rigoureuse…

La Chine a pu attirer les investisseurs étrangers avec sa main-d’œuvre très bon marché, elle avait privatisé son secteur public défaillant, elle avait abandonné aussi le collectivisme au bénéfice de la propriété privée. La Chine s’est ouverte au monde, et ce, depuis 2001 suite à son incorporation en tant que membre de l’OMC. Les raisons du «miracle économique chinois», il devrait son succès économique à son assimilation des règles du système néo-libéral occidental.

Le Système de responsabilité des ménages (SRM) mis en œuvre par Deng Xiaoping en 1978, ou encore les «quatre modernisations» au lieu de «quatre révolutions» – agriculture, industrie, défense nationale et science & technologies – par leurs objectifs respectifs et leurs méthodes, les bases nouvelles du «Rêve chinois» que propose aujourd’hui le président chinois xi Jinping. Premier pas vers une forme embryonnaire de propriété privée, la Système de responsabilité des ménages (SRM) a permis aux fermiers de cultiver leur propre parcelle de terre et de vendre leur surplus sur un marché libre. Cette aventure réussie a permis à la Chine de disposer d’une économie où le marché joue un rôle majeur, mais ce marché reste encadré par des objectifs et des orientations définies par ce qu’on avait l’habitude d’appeler un gouvernement.

Ce système, couplé à la garantie offerte par l’Etat de racheter au fermier sa production, permettra de générer des revenus des paysans qui augmentent et ces derniers diversifient leur production vers des produits plus rentables, offrant par la même occasion plus de choix aux consommateurs chinois. Quant à la Chine, son rendement agricole bondit grandement, ouvrant ainsi la voie à l’industrialisation du pays, le surplus agricole avait permis de financer cette industrialisation (similitude au concept de la Révolution industrielle).

Cette réussite, alliant une sécurité prodiguée par l’Etat à une dose de libéralisme sur un marché précis une forme de double voie – couple public-privé – servira de modèle à toutes les réformes qui s’en suivent, des zones économiques spéciales (semblables aux programmes spéciaux des années 70’) et des entreprises tant d’Etat que communales et villageoises. Cette approche graduelle et pragmatique est à l’opposé total de la «thérapie de choc» imposée à l’Algérie en 1991, où, en privatisant tout et n’importe quoi et à grande vitesse, où l’idée du commun ne devrait plus être de mise.

Une «thérapie de choc» qui, non contente de provoquer un déclin prononcé de la population algérienne, l’a vaccinée contre le libéralisme économique après les événements de 1988. L’instauration brutale d’un système libéral sauvage en Algérie aurait occasionné au cours des années 90’ à ce jour une diminution dramatique de la population active, suivie d’une augmentation du chômage.

Cette thérapie de choc (ça passe ou ça casse de Hamrouche, suivie de la période du terrorisme) qui s’est accompagnée de l’explosion des meurtres, de l’alcoolisme, de la distribution et consommation clandestine à grande échelle de drogues, de la perte des normes, des valeurs éthiques et déontologies. Des maladies (AVC, VIH, diabète, hypertendus…) allant de pair avec la diminution du niveau de vie à partir de 2015 des salaires fixes sans contrepartie en valeur ajoutée, une production industrielle et alimentaire en nette diminution. Sans parler de l’inflation exponentielle due à la dérégulation.

La Chine, par ses actions pragmatiques de transition, utilisant efficacement le cadre d’une planification centrale, de moins en moins impérative et de plus en plus indicative par ce nouveau couple ou double voie un exemple que beaucoup d’économistes ne comprennent pas et que la nature admet car la voiture est guidée par un seul volant et le conducteur.

La Chine s’est convertie à un modèle occidental alors que le modèle chinois qui a fonctionné le mieux, le privé évolue dans un cadre d’objectifs obéissant à une vision à long terme fixés par la Commission nationale pour le développement et la réforme (CNDR). Une planification de l’Etat qui lui en rappelle d’autres tout aussi fructueuses en leur temps.

En guise d’illustration, le plan Made in China 2025, premier d’une série de trois plans gouvernementaux devant faire du pays, d’ici 2050, un leader de la production manufacturière grâce au développement des hautes technologies : robotique, aérospatial, biotechnologies et médecine, véhicules à énergies nouvelles, transports ferroviaire et maritime font notamment partie des dix secteurs-clefs définis par Pékin dans ce plan de développement.

Des secteurs-clefs pour lesquels les autorités chinoises soulignent la nécessité d’encourager les investissements étrangers et de promouvoir les percées technologiques. Pékin incite également à favoriser les entreprises et marques chinoises, ainsi qu’à renforcer les contrôles de qualité des produits avec, en ligne de fond, des considérations tant de performances énergétiques qu’environnementales.

Les Chinois peuvent acheter des châteaux en France et les roitelets du golfe peuvent racheter des hôtels à Paris, New York ou Londres. Maintenant, si vous voulez faire le sens inverse […], si vous voulez acheter un hôtel au Qatar, ils vous diront non. Si vous voulez acheter un grand bistrot en Chine, on vous dira non parce que c’est interdit aux étrangers.

Une situation qui ne prévaut qu’en Chine. Au-delà d’une alliance (privé-public) qui porte ses fruits entre un libéralisme encadré et une planification étatique de l’économie, la présence de l’Etat dans la société chinoise se ressent également aujourd’hui au niveau de son indicateur de développement humain (éducation, santé, longévité), plus enviable que celui d’autres pays émergents.

Cette démarche, cette vision, cette stratégie, cette planification, cette manière, cette méthode devront être prises en considération pour être enseignées dans nos universités et à nos politiciens pour mettre en pratique une nouvelle politique de développement pragmatique pour que l’Algérie puisse se mettre sur les rails du développement et là, nous pourrons savoir où va exactement l’Algérie.

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