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L’«Algérie nouvelle» : entre rêve et réalité

20 février 2021 à 10 h 00 min

«Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en loi générale». Kant

 

Je dois d’abord souligner, d’emblée, que mon objectif n’est pas de m’immiscer dans un domaine qui, de plus, ne relève pas en droit de mes compétences ; je laisse là-dessus le soin aux spécialistes plus avisés en matière des questions socio-politiques. Il s’agit, donc, juste d’un point de vue d’un enseignant en humanité qui, en tant que simple observateur de la réalité, cherche à s’interroger pour comprendre le pourquoi et le comment des choses.

L’idée que je voudrai développer est que l’«Algérie nouvelle» que l’on évoque à tout bout de champ, aussi légitime soit-elle, ne pourrait prendre sens qu’à condition que nos gouvernants s’engagent sérieusement, sans mauvaise foi, à changer leur représentation en termes de gouvernance. Car il suffit de mettre cette «Algérie nouvelle» à l’épreuve des faits pour se rendre à l’évidence que l’entreprise n’est pas aussi simple qu’on le laisse croire. C’est une chose de dire, c’en est une autre de passer à l’application. Laisser penser qu’il y a une nouvelle ère politique qui s’ouvre et que se referme celle du passé avec ses pratiques mafieuses, c’est un peu nous faire prendre les vessies pour des lanternes parce que l’on ne peut aller vers une «Algérie nouvelle» au moyen de catégories de pensée qui restent encore tributaires des vieux réflexes.

Avant toute chose, il importe par conséquent de se donner les atouts nécessaires pour pouvoir entamer sur de bonnes bases un projet d’une telle envergure afin d’éviter de rater encore une fois le départ. Et c’est là tout le problème. Si l’on ne s’attache pas à réviser les principes de fond en comble autour desquels on est censé construire l’Etat viable de demain, on sera condamné à se mentir à soi-même et on continuera à recycler les échecs d’hier.

Ces principes que je vais essayer de passer rapidement en revue, on pourrait en évaluer la fiabilité à l’aune du concept de «volonté» tel que le donne à méditer Jankélévitch à la suite de Schopenhauer. Ce dernier écrit au sujet du «libre-arbitre» que «la liberté n’est pas de faire ce qu’on veut, mais de vouloir ce qu’on veut et de vouloir ce qu’on veut vouloir […] c’est-à-dire à la limite de vouloir tout simplement». Ce qui revient à dire que sans «la volonté de vouloir», on ne peut rien entreprendre. Là est le nœud gordien que le régime n’arrive pas à trancher.

Aussi, au regard des choses, «l’Algérie nouvelle» qu’on nous promet risque, encore une fois, à mon sens, de devenir un slogan creux. D’abord pour la simple raison que l’«Algérie nouvelle» ne se décrète pas et que si elle doit voir le jour, «ce que tout Algérien espère du fond de son être, elle est censée avant tout se traduire dans les faits sur le terrain».

A supposer, donc, que les intentions de ceux qui promeuvent ce projet grandiose soient sincères, et à la limite, il n’y a pas de raison à ce qu’elles ne le soient pas, et on en veut pour preuve que les gages que les tenants du pouvoir ne cessent de donner à tout venant, il importe cependant que ces belles promesses soient suivies par des engagements sincères qui soient de nature à concrétiser ce changement auquel tout le monde aspire et faire en sorte que les mots concordent, enfin, avec les actes.

Car, faut-il le rappeler, tout le monde n’est pas sans savoir que ce ne sont pas les lois qui font, en vérité, problème dans notre pays, mais bien leur application. Il est quand même formidable de constater que depuis l’indépendance, on a consommé pas moins de onze Constitutions sans que l’on arrive pour autant à asseoir, à ce jour, un Etat de droit digne de ce nom. On ne peut rien imaginer de pire.

Pour revenir par conséquent à mon propos initial, plus qu’une simple question de sémantique, ces mots («Algérie nouvelle») pour peu qu’on en prenne la mesure, s’avèrent lourds de sens et on ne peut les utiliser à la légère car c’est du destin de la patrie dont il est question. Et Dieu sait combien nous avons été gavés de mots, de beaux mots clinquants auxquels on fait dire tout, sauf justement ce qu’ils veulent dire. Des mots aussi précieux qu’«indépendance», «liberté d’expression», «justice», qui participent consubstantiellement à l’édification de l’Etat de droit, ont été tellement galvaudés, triturés, dévoyés, mis à toutes les sauces idéologiques qu’on a fini par les vider de tout leur idéal.

Et c’est alors la démocratie qui en pâtit. En témoignent les faits : on peut ainsi un jour être poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’Etat et le jour d’après être lavé de tout soupçon. (On est en droit de se demander si toute cette affaire n’a pas été fomentée en haut lieu juste pour faire capoter le hirak). En revanche, des journalistes ou de simples citoyens démunis, qui n’ont eu pour tort que le fait d’exprimer leur opinion, sont traînés sans ménagement dans les tribunaux, traités de traîtres à la nation, voire bafoués dans leur dignité humaine. Comment oser parler alors de «Nouvelle Algérie» alors que la justice est toujours aux ordres et peine à être juste ? Jusqu’à quand continuera-t-on à commettre des injustices au nom même de la justice ? Vilaine habitude quand tu nous tiens ! Est-il alors étonnant de voir le peuple se réapproprier, dans un sursaut d’orgueil, ces mots en scandant dans les marches «Djazaïr houra dimocratia !», (Algérie libre et démocratique), «Istiqlal !» (Indépendance) comme s’il s’agissait de leur restituer leur dignité perdue et de les réhabiliter dans leur sens authentique. Ce qui fait l’importance de toutes les crises, écrivait Lenine, c’est qu’elles manifestent ce qui, jusque-là, était latent.

Et Michel de Certeau d’ajouter : «L’irruption de l’impensé est dangereuse pour tout ‘‘spécialiste’’comme pour toute la nation entière. La survie de l’arbre est en jeu quand ses racines sont mises au jour.» Au vu de tout ce que nous avons découvert depuis le déclenchement du mouvement du 22 février 2019, (et ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg), nous pouvons dire qu’on n’est pas loin du constat de Certeau et qu’il y a péril en la demeure. Si l’on veut mettre, donc, ne serait-ce qu’un peu de raison dans notre propos, il nous appartient déjà, plutôt que de continuer la fuite en avant, de nous ressaisir de cet «impensé » et de l’analyser ne serait-ce que pour commencer à faire notre examen de conscience. D’où l’urgence qu’il y a à s’attaquer, sans complaisance, aux questions de fond et d’en finir avec le discours démagogique. Car c’est le cas de le dire, chez nous, le populisme a toujours été érigé en mode de gouvernance et c’est là, me semble-t-il, la source de tous nos maux. Pour paraphraser Camus, il ne sert à rien d’atteindre la personne du roi si l’on n’ose pas toucher aux principes qui justement, par le passé, ont mené le pays à la ruine.

Or, sur ce plan, disons-le crûment, la dette est énorme et nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge, car on continue malheureusement de faire «comme si…» tout en s’installant dans le statu quo ; on recycle ainsi les mêmes procédés surannés en invoquant tantôt la «main de l’étranger», tantôt les «ennemis de la nation». Mais peut-il en être autrement quand on sait que les partis (FLN et RND), et qui plus est, honnis et rejetés par le peuple, sont toujours là, aux commandes et continuent de bénéficier encore d’un traitement de faveur. Si nos gouvernants comptent encore s’allier les services des rentiers qui ont été à l’origine de la faillite de l’Etat, c’est qu’ils n’ont rien compris à la réalité du pays. Vilaine habitude quand tu nous tiens !

La presse

Autre argument de cette faillite et non des moindres : la presse, ce fameux contre-pouvoir qui, chez nous, s’est transformé, sans état d’âme, en souteneur (au sens populaire du terme) du pouvoir, de tous les pouvoirs, et ce, pour s’attirer, (quelle que soit la manière, aussi avilissante soit-elle) la sympathie et les bonnes grâces du maître du moment.
C’est dire à quel point le domaine de l’audiovisuel a connu une régression hallucinante, car faut-il tout de même le rappeler, on a cru, avec la petite période d’éclaircie qui a suivi le début du mouvement populaire, que ce secteur allait faire enfin sa mue ; mais aussitôt qu’on a fait sonner les clairons, tout le monde est rentré dans le rang et on a vite fait de retrouver l’instinct grégaire en replongeant dans le ronron habituel, y compris les chaînes soi-disant privées, mais qui n’ont en fait de privées que le nom.

On a beau se parer de beaux noms car, comble de l’ironie, ces derniers font tous rêver (Ennahar, Echourouk, El Bilad, El Hayat), mais quand on a tété à la mamelle du parti unique, (c’est le cas de la plupart des directeurs de ces chaînes), on ne dispose pour se dire que du langage qui nous a fait et auquel on a été nourri à satiété, à grandes doses d’idéologie. (Almagharibia, en termes de propagande, fait pâle figure devant El Hayet pour ne citer que cet exemple). Lorsqu’on cherche à être dans un consensus à tout-va, on sort du terrain de la contradiction et on se déconnecte pour ainsi dire du temps et de la réalité. C’est la raison pour laquelle la parole libérée par le mouvement du 22 février est en passe d’être reprise, sans trop de mal, par le système en place : le Roi est mort, vive le Roi ! Vilaine habitude quand tu nous tiens !

L’«Algérie nouvelle» est celle qui est censée consacrer une fois pour toutes la séparation des pouvoirs. Faut-il encore le vouloir car cela appelle à repenser les fondements de notre politique avec le sens noble que donnent les Grecs à ce mot. Dans l’«Algérie nouvelle», le pouvoir ne devrait pas être hyperprésidentialisé et l’institution militaire, à laquelle revient la noble mission de veiller sur la sécurité de notre chère patrie, devrait rester au-dessus de la mêlée et n’a pas vocation à interférer constamment dans le débat public. Le militaire, comme le stipulait, à juste titre, la Plateforme de la Soumam, n’a pas à décider éternellement du sort politique de notre pays pour la simple raison qu’il relève des prérogatives du politique. C’est seulement en évitant ce mélange des genres que l’Etat pourrait gagner en maturité parce que tant que ces discordances internes persisteront, nous ne pourrons aller véritablement vers l’édification d’un pays moderne.

On constate, donc, compte tenu de tous ces dysfonctionnements, que le discours reste inchangé et que manifestement on peine à se libérer des pratiques anciennes. Jacques Berque faisait remarquer au lendemain de l’indépendance que «les Arabes passaient du sacral à l’historique». Aujourd’hui, force est de constater que les faits viennent malheureusement contredire l’auteur puisqu’on assiste à la tendance inverse où le sacral revient plus que jamais en force comme si on allait à contresens de l’Histoire. Il n’y a qu’à voir la prolifération des émissions religieuses dans les différentes chaînes de télévision qui, à l’exception d’une ou deux, (je pense à celle animée par Cheklat le vendredi sur Canal Algérie) cultivent l’obscurantisme et où souvent le charlatanisme se substitue à la raison. Même les chaînes sportives n’y échappent pas. Au fond, tout cela est signe de l’échec d’une politique dont le pays ne cesse de payer les frais.

Echec

Nous constatons encore cet échec dans le domaine de la culture aujourd’hui tombée en déshérence. Celle-ci nécessite une vraie politique de développement qui fasse profiter les populations rurales, éloignées des grandes villes, parce que c’est sur la culture que nous devrions fonder notre avenir pour construire une nouvelle conception de l’humain, auquel cas nous risquerions de rester dans l’obscurantisme ; le véritable enjeu est d’en finir avec les combats d’arrière-garde qui représentent, aujourd’hui, la pire des aliénations. «Plus nous serons éclairés, plus nous serons libres», disait Voltaire. Le bon sens exige de nous, par conséquent, un minimum de cohérence. Il n’est pas normal, par exemple, que les quelques bibliothèques érigées sur le territoire national restent tristement et cruellement vides et qu’elles soient même parfois éhontement détournées de leur vocation. De nos jours, la culture est réduite à un objet de consommation, oubliant que son rôle est de cultiver les esprits qui sachent aménager le monde en un lieu habitable. Il n’est qu’à voir l’état de déliquescence de nos campagnes et de nos villes pour réaliser qu’on est loin du compte. Pis encore, l’intelligentsia à laquelle revient en principe l’initiative du changement se trouve écartée des sphères de décision, laissant ainsi la place, comme toujours, aux opportunistes de tout bord.

Toutes ces pratiques, qu’on croyait pourtant révolues, ne peuvent que nous éloigner de l’«Algérie nouvelle» que nous appelons de tous nos veux ; celle-ci resterait, en effet, lettre morte si elle ne s’accompagnait pas d’une transformation profonde et sérieuse à l’intérieur du système étatique. Encore une fois, sans «la volonté de vouloir», on ne peut rien envisager de sérieux. On ne peut prétendre à une construction d’une éthique politique sans que l’on soit soi-même animé par ce que Max Weber appelle une «éthique de conviction» et une «éthique de responsabilité», car il faut bien se donner les moyens de son ambition. C’est une forfaiture pour un politique que de ne pas assumer pleinement ses responsabilités. Jusqu’à présent, seul Boudiaf, paix à son âme, a dérogé à la règle et a refusé de se compromettre avec le pouvoir de l’ombre.

En prenant le risque d’aller dans le sens de ses idées – mais «là où est le risque, croît aussi ce qui sauve», dit le poète Höldelin –, il a su rester en accord avec ses principes ; s’il le paya malheureusement de sa vie, ce n’est nullement le fait du hasard comme d’aucuns le laissent croire. Cela témoigne combien les résistances au changement sont tenaces. Boudiaf avait conscience, en effet, que parmi tous les facteurs autour desquels se construit avec tout ce que ce mot implique comme labeur et travail de longue haleine, un Etat, il en est un des plus cruciaux que tous les autres, c’est la manière d’entamer l’édification. Pour avoir eu à vivre la Révolution de l’intérieur, il en parlait justement en connaissance de cause. Il savait pertinemment que c’est sur cela essentiellement qu’ont buté les gouvernants successifs depuis l’indépendance. Trop obsédés par leur ego et leur destin personnel au point de vouloir s’ériger en souverains suprêmes, ces derniers en sont arrivés à oublier celui de la nation dont, comble de l’ironie, ils n’ont cessé de chanter les louanges pendant qu’ils en sapaient même les fondements.

On a vu les conséquences que cela a engendré sur le plan de l’ordre social, où l’écart entre gouvernés et gouvernants n’a cessé de se creuser et la suspicion prendre encore plus d’ampleur. On a beau travestir la réalité, c’est peine perdue et n’en déplaise à M. Charfi, les faits sont là, têtus ; le très faible taux de participation aux deux dernières élections constitue une preuve criante qu’il est difficile de démentir. Malheureusement chez nous, on persiste à vouloir ne pas tirer les leçons du passé et on continue aveuglément ( ?) à ignorer les faits. Quand on s’obstine à opposer un déni à la réalité, l’idéologie entre alors en scène et se charge, comme d’habitude, de prendre le relais ; on l’a fait battre à plein régime.

Parce qu’on peine à convaincre et à défaut d’argumenter les faits, on se met du coup à «argumenter ses humeurs» comme disait Barthes. Le dernier référendum, nous dit-on, était un exemple de démocratie alors que l’écrasante majorité du peuple s’est abstenue de voter car on savait qu’on ne faisait que recycler les mêmes procédés caducs. On comprend alors que les citoyens finissent par se lasser de la chose politique car, tombés depuis longtemps en défiance, ils savent que leur voix compte pour rien. C’est là-dessus qu’il faut s’interroger au lieu de passer le temps à se donner des bons points. Sauf à vouloir gouverner l’Algérie sans les Algériens, on ne voit pas de quoi tirer gloire d’une pareille démarche en soi anachronique. Vilaine habitude quand tu nous tiens !

Ambiguïté

C’est dire toute l’ambiguïté du projet de l’«Algérie nouvelle» que nous prépare le pouvoir en place et qui ne peut que nous laisser dubitatifs parce que, tout compte fait, si l’on ne prend pas d’abord le soin d’identifier le mal, dont on voudrait se libérer, à sa racine, on serait réduit à tourner en rond et à vide et c’est ce que nous faisons, hélas, depuis l’indépendance puisque nous peinons à nous sortir de ce piège sans fin.

Et qu’on ne nous accuse pas de voir toujours le verre à moitié vide ou de jouer aux mauvais prophètes, car à l’Algérie nouvelle (et là j’abandonne les guillemets), tout le monde ne peut qu’y souscrire, à condition toutefois de rompre avec les pratiques et les attitudes anciennes. Or, de ce point de vue, rien en vérité ne semble avoir changé. Et c’est là tout le paradoxe de l’entreprise sachant qu’entre la réalité et le rêve il y a l’Histoire avec sa grande hache, inexorablement en marche qui, elle, n’attend pas ; on ne peut et on ne doit pas l’occulter sous peine de rester à la traîne des nations. L’Algérie nouvelle, oui ! Mais elle a ses exigences propres qu’on ne saurait oublier sous peine d’exposer encore le pays à de graves crises, car c’est le principe même de sa fondation qui va déterminer sa réalisation et accréditer sa réussite.

Ce que Fanon, en son temps déjà, avait souligné avec lucidité : «Nous voulons d’une Algérie démocratique et rénovée […] nous croyons qu’on ne peut pas s’élever, se libérer dans un secteur et s’enfoncer dans un autre.» Et l’auteur, en révolutionnaire avisé, de donner le cap : «Allons camarades, il vaut mieux décider dès maintenant de changer de bord. La grande nuit dans laquelle nous fûmes plongés, il nous faut la secouer et en sortir. Le jour nouveau qui déjà se lève doit nous trouver fermes, avisés et résolus.» Pour Fanon, il ne s’agit pas seulement de s’émanciper du colonialisme. Faut-il encore avoir le courage de se débarrasser de ce qui est caduc et obsolète en soi et se résoudre à «changer de bord» une fois pour toutes au lieu de se cantonner dans un immobilisme stérilisant, le pari étant de fonder un mode de gouvernance capable de faire face aux défis de l’indépendance, laquelle commande de passer, inévitablement, par une critique objective de nous-mêmes. Le propos de Fanon sonnait déjà comme une sorte d’avertissement.

On retrouve, ici, la marque des grands esprits qui ont su toujours être en avance sur leur temps. C’est pourquoi la relecture (mais l’a-t-on tout au moins lu ?) de l’auteur des Damnés de la terre s’impose plus que jamais de nos jours car il y a un grand profit à tirer de ses analyses afin de pouvoir voir plus clair dans les problèmes que nous vivons dans notre temps
présent.

 

Par Voussad Saim

Enseignant chercheur à l’Ecole normale de Bouzaréah, Alger


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