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vendredi, 03 décembre, 2021
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Bilan de deux décennies du règne du président Bouteflika

Il n’était pas l’homme du changement

03 octobre 2021 à 10 h 00 min

Faire le bilan de deux décennies de règne du président Bouteflika en quelques lignes est un exercice bien difficile, mais je me limiterai au volet économique, en faisant un petit voyage dans le temps de quelques années en arrière, pour se rappeler de la situation économique au début des années 2000 qui était encourageante, caractérisée par la hausse des cours du pétrole, avec un début de croissance vers 2003/2004 et une dette extérieure à moins de 5 milliards de dollars.

L’essentiel des dépenses était affecté aux infrastructures, aux logements, au développement agricole et à l’amélioration des services avec une ouverture au privé et aux investisseurs étrangers.

Malheureusement, compter sur le privé pour investir dans l’industrie lourde qui devait justement servir de base à une économie diversifiée était à l’époque une erreur, oubliant que pour cela, il fallait un secteur privé motivé, disposant de beaucoup de savoir-faire et de moyens financiers, sans oublier l’hostilité de l’administration et un climat des affaires pas très encourageant pour aller dans des investissements lourds et à long terme.

D’ailleurs, cette ouverture économique avait connu des critiques de différents fronts argumentant, d’une part, les pesanteurs d’un changement risqué et d’autre part l’incertitude d’un projet aux vœux pieux.

Ces appréhensions d’ouverture économique ont trouvé aussi écho dans l’échec de la politique d’attraction des IDE, caractérisée par le scandale de la vente de Djezzy, celui de la cession des cimenteries, et autres scandales lourds, ce qui a conduit le gouvernement à revoir sa copie.

La descente aux enfers a commencé surtout avec la diminution des prix du pétrole et du gaz, donc des recettes d’exportation, avec comme conséquence un grave déficit des balances, ce qui a provoqué une érosion des réserves de change du pays qui, de 192 milliards de dollars en 2013, sont passées à 53 milliards en 2019, le chômage qui remonte avec une inflation galopante, un pouvoir d’achat très affaibli, désinvestissement, une perte totale de confiance, surtout une Algérie infréquentable avec tous les dossiers de corruption dévoilés au grand jour, et ça continue encore.

Lire la suite de l’article dans l’édition papier


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