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Crise sociopolitique et économique : Quelle Algérie voulons-nous ?

12 septembre 2019 à 9 h 05 min

«Face au monde qui change,  il vaut mieux penser le changement que changer le pansement.»  (Francis Blanche)

En effet, dans le contexte politique que vit le pays aujourd’hui, à l’heure où l’actualité nationale braque ses feux sur la dynamique populaire particulière pacifique et civique depuis le 22 février dernier, avec comme unique guide «le peuple» qui veut aujourd’hui la fin du système en place non représentatif et non-démocratique.

Une étape de son histoire révolutionnaire pacifique sans précédent dans les annales de l’Algérie indépendante. La transition politique serait-elle à l’ordre du jour ? Qui verrait le nouveau président de l’Algérie être élu par le peuple en application de la Constitution, en particulier à ses articles 7 et 8.

Le pouvoir doit être authentiquement populaire dans son origine et son fondement, dans son exercice et dans ses formes, c’est-à-dire d’intérêt véritablement commun qui répond à l’esprit de la IIe République d’une Algérie nouvelle envisagée sans restriction par le peuple dans une société pluraliste.

Son avènement et son instauration tiennent fort pour les générations présentes. Pour cela, il faut ouvrir un vaste dialogue national pour faire le point sur le changement du système, au cours de rencontres locales, régionales et nationales. Etant donné que ce n’est pas le manque de moyens qui met en danger une nation, mais une carence de ses idées. Ainsi, toute nation qui aspire à devenir un pays démocratique et développé doit préparer sa transition politique, économique et sociale pour instituer la pensée critique en Algérie.

La transition est certainement, aujourd’hui, l’une des tâches les plus nécessaires, mais aussi l’une des plus difficiles, car la transition à venir devra œuvrer à apporter des solutions à la mesure des aspirations exprimées «par les Algériens» et déboucher «sur une construction institutionnelle et constitutionnelle». Il en résulte notamment l’instauration de nouvelles formes de citoyenneté faisant des citoyens eux-mêmes des décideurs et acteurs du changement que par une démocratie de fond et non de forme, une démocratie économique et sociale et pas seulement politique.

L’essentiel est là aujourd’hui que non seulement la source de tout pouvoir mandaté, mais aussi sa possession, son exercice et son contrôle soient populaires les plus largement partagés possibles. Si on observe la trajectoire de l’Algérie, on retient que tous les systèmes politiques mis en place se rangent dans le régime des systèmes présidentiels, c’est-à-dire que l’institution présidentielle détient tous les pouvoirs du système politique.

Alors que le Premier ministère et le gouvernement sont sous le contrôle du Parlement (APN) en principe. Autrement dit, l’activité gouvernementale et la démocratie fonctionneront mieux lorsque cela suppose que la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Laquelle souveraineté est indivisible et imprescriptible, c’est la mobilisation efficace de toutes les potentialités de la société pour la faire progresser, c’est la gestion rigoureuse et efficace de toutes les opportunités qui s’offrent au pays.

A l’ère de la mondialisation-globalisation qui se joue en faveur des pays modernes, il est utile de rappeler l’importance de l’approche d’une transition, dont l’avenir de l’Algérie dépendra. Oui, c’est un facteur de cohésion sociale et de progrès des sociétés, mieux encore, la transition démocratique, «la vraie», est un élément de richesses et non de régression pour assainir la situation des institutions, de l’économie et de l’ordre moral pour sortir d’un schéma rentier qui a conduit au mal-développement du pays. C’est dommage, parce que, comme on va le voir, la démocratie ne peut souffrir de comportements déconcertés dans une société moderne qui est un élément de référence et un capital dans le processus de la vie politique d’une nation.

Cela permettra la restitution de la confiance entre le peuple et l’Etat, car tout citoyen n’est pas qu’un contribuable, un électeur, il doit pouvoir être co-décideur et co-gestionnaire, nullement interdit de pouvoir encore moins écarté ou exclu. Un fondement stratégique dans l’approfondissement de la démocratie participative et la bonne gouvernance publique, fondement  de  l’efficacité de l’Etat, la qualité de la réglementation renforceront certainement les bases de l’Etat de droit qui marquera le plus le nouveau visage du développement socioéconomique, politique et culturel de l’Algérie future.

La «transition politique et économique» devient le «défi le plus important» pour l’Algérie, l’un des grands choix politiques de l’heure pour la bataille du développement économique futur de l’Algérie. En effet, tous les pays ayant atteint aujourd’hui un haut niveau de développement économique, technologique et social, ont reconnu la nécessité et l’intérêt grandissant d’une démocratie participative et d’une économie de marché qui œuvre à la création de richesses et au progrès socioéconomique et la lutte contre la bureaucratie et la corruption.

Sur ce défi, nous sommes encore loin d’une économie qui transforme la rente en richesse nationale durable, car après 30 ans d’ouverture, l’économie algérienne  est demeurée tirée par une croissance dépendante excessivement de la dépense publique et du commerce d’importation, accentuant aujourd’hui la grande inquiétude sur l’avenir du pays, c’est Sonatrach qui nourrit à ce jour notre pays et on ne peut par conséquent qu’être inquiets pour son devenir, car nous devons être conscients des conséquences fâcheuses de l’après-pétrole.

Les hydrocarbures restent encore l’unique ressource financière qui contribuent pour 98%, des exportations du pays et près de 60% dans les recettes budgétaires et l’économie nationale est dépendante excessivement du marché international pour près de 75%. Quant à la fiscalité ordinaire du pays, soit autour de 21% du PIB, qui s’avère très peu rentable pour le budget de la nation, elle est subie surtout par les salariés et les retraités.

Où va donc l’Algérie ?

L’ensemble de l’appareil de l’Etat est aujourd’hui concerné par l’économie, notamment. Tout doit être analysé et défini par l’économie, voire la mise en œuvre d’une justice commerciale séparée avec des magistrats spécialisés (tribunaux de commerce) qui relève des réformes de fond pour proposer des statuts nouveaux de société de droit privé qui consacreront la place des investisseurs et des entreprises pour l’amélioration du climat des affaires et du droit des affaires. Effectivement, on peut constater que la structure actuelle du secteur économique de l’Algérie, restant fort dominée par les personnes physiques qui représentent 91% (commerces et services), et seulement 9% en tant que personnes morales (sociétés). C’est là une véritable panne économique.

C’est là aussi que s’exprime le sentiment nationaliste et patriotique. L’indépendance économique présente un vaste sujet et mérite que l’on se penche dessus sérieusement, car il faut le rappeler, cette dernière est de plus en plus tardive pour le pays.

A ce jour, l’Algérie ne dispose pas d’une vraie économie de marché, ni d’un marché concurrentiel, ni même d’un marché financier et d’un marché foncier, sans omettre les collectivités territoriales qui n’arrivent pas à améliorer leur compétitivité susceptible de leur permettre d’enclencher la dynamique de développement d’une économie locale dans le cadre dans la décentralisation de l’administration. Les perspectives économiques dépendront encore principalement des prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux. Il va sans dire que l’avenir économique de l’Algérie se pose aujourd’hui avec acuité.

Cela est surtout dû à un sous-management des ressources, dont les ressources humaines. Certes, on devrait faire un rattrapage dans le domaine des infrastructures et des équipements collectifs où d’importants progrès ont été faits par l’Etat, mais l’écart est plus important dans le domaine de l’efficacité économique. Tant que celui-ci perdure, aucune stratégie économique ne peut nous permettre de décoller. Nous aurons toujours un multiplicateur négatif, alors que les experts des pays développés calculent que chaque dollar injecté dans leur économie induit un effet multiplicateur entre 2 et 3 dollars de PIB.

Nous avons injecté près de 25% en moyenne du PIB annuellement ces dernières années pour un taux de croissance de 3% en moyenne dont «les walis ne sont évalués que sur leurs capacités d’absorber les fonds prévus dans le budget de l’Etat ou les plans de relance», alors que la rentabilité d’un projet est avant tout liée aux critères économiques et aux normes de qualité. Ceci pour préserver l’argent public de tout préjudice et de gaspillage, lorsque l’on sait qu’en tout et pour tout, l’épuisement de notre épargne (Fonds de régulation des recettes) et une sérieuse crise de devises qui se sont contractées, passant de 177 milliards de dollars en 2014 à 88,61 milliards de dollars à fin juin 2018, à 72,6 milliards de dollars à juin 2019 et pour qu’au final le gouvernement sollicite la planche à billets pour combler les déficits du Trésor public.

C’est un constat inquiétant qu’on souligne régulièrement ces dernières décennies, et des conséquences en cas d’une crise énergétique sur l’économie nationale. La complexité de la gouvernance et de gestion s’accroît de plus en plus que les prix du baril de pétrole baissent sur les marchés mondiaux. En effet, la problématique de l’économie algérienne s’est toujours posée avec acuité, elle a été à maintes reprises évoquée par nos économistes, experts et financiers jusqu’à maintenant. Il n’y a eu aucune stratégie dégagée ni action efficace de la part des responsables pour y remédier et comme conséquence dont le thème nécessite un audit sérieux et notamment en cette période de contraintes économiques et financières sévères.

Leurs analyses convergent sur la nécessité de laisser la place à la raison pour surpasser la réalité amère qui caractérise la gestion et la gouvernance de notre économie, et ce, afin de projeter l’Algérie dans le monde économique moderne. Alors que six ans après la baisse drastique des prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux l’Etat a promulgué six projets de loi de finances sans pour autant prévoir des réformes structurelles pour sortir de la logique du tout-pétrole et les perspectives économiques de l’Algérie continuent à dépendre principalement des prix du baril de pétrole sur les marchés mondiaux. En effet, on «ne gouverne pas l’économie par décrets, des licences d’importation ou à coups de circulaires».

Aujourd’hui, le patriotisme économique n’est certainement pas le protectionnisme, c’est la mobilisation efficace de toutes les potentialités de la société pour la faire progresser, c’est la gestion rigoureuse et efficace de toutes les opportunités qui s’offrent à l’Algérie.

Mais une telle orientation repose sur une conception nouvelle du rôle de l’Etat dans la démocratie, car l’ensemble de l’appareil de l’Etat est aujourd’hui concerné par le changement du système afin de se doter d’institutions authentiques démocratiques dans le souci de réaménager l’organisation de l’Etat pour planifier l’étape de la nouvelle République et l’étape de l’après-pétrole pour faire face à la mondialisation, car notre pays n’est pas épargné par le grand courant de cette mondialisation synonyme d’américanisation et d’occidentalisation qui agite l’ensemble des pays non démocratiques et modernes. Cela nécessite un nouveau système de gouvernance et de gestion des institutions de l’Etat, dont la Constitution serait la source pour développer une culture réelle de démocratie représentative et participative pour un rôle plus renforcé et responsable des élus, des élites et de la société civile.

En effet, le processus de la transition analyse toutes les questions relatives au développement durable et à la société comme : la croissance économique, les échanges, l’emploi, les libertés politiques, les valeurs culturelles, l’indépendance de la justice, l’indépendance de la presse, la démocratie participative, la lutte contre la corruption, l’alternance au pouvoir, le respect de la légitimité du peuple, etc. Ce concept permet une mutation politique démocratique, seule garante d’un développement socio-économique puisqu’il oblige l’Etat à mettre en valeur la ressource humaine, fournissant un cadre de référence pour tous les objectifs du développement économique.

Une telle approche implique de travailler sur six grands axes

D’abord, «la transition politique, une présidentielle c’est moins compliqué que des législatives pour défendre la candidature d’une personnalité de la société civile, élue au suffrage universel et des élections libres et propres, un président à qui il reviendra de piloter la transition». Cela permettra «l’indispensable transformation de notre pays vers une IIe République dans un temps très court pour proposer certaines réformes du nouveau projet de société».

Il me semble que c’est cela le plan comme principe fondateur pour conduire le pays vers une nouvelle étape, celle de la IIe République exprimée lors des manifestations. D’où il conviendrait également d’associer «le peuple» à toutes les révisions importantes. Mais encore une fois, le dialogue et la Constitution ne peuvent rien si la qualité des dirigeants politiques fait défaut et la réforme de la Constitution serait quasiment une formalité et les institutions de l’Etat n’auraient plus de crédibilité.

La première mesure d’urgence : le référendum d’initiative populaire permettrait à un président nouvellement élu de s’engager sur quelques points forts de son programme et d’instaurer ainsi un climat de confiance qui constitue un soutien autant qu’une obligation. En effet, l’un des enjeux de la révision de la Constitution qui doit être entourée de garanties et de conditions pour que la volonté exprimée par «le peuple» devra être respectée et c’est l’un des axes de la campagne du président-candidat futur. A l’issue, le futur président de la République élu pourrait, à mon humble avis, prononcer la dissolution anticipée concernant l’Assemblée populaire nationale(APN) et le Conseil national de la nation (Sénat) décriés par le peuple.

Cela permettrait de mettre en place les mécanismes et les instances nécessaires qui émaneront de la représentativité et la souveraineté du peuple. La deuxième mesure d’urgence : la constitution d’un gouvernement de transition toujours d’initiative populaire, comme le souhaitent et l’espèrent tous les Algériens et qui se doit d’être composé d’élites et d’intellectuels crédibles (les vrais académiciens et concepteurs du développement durable), de la société civile et de personnalités nationales.

Le gouvernement en question sera chargé de mettre en œuvre le processus pour un projet de société d’édification d’une nouvelle Algérie moderne et ses modalités pratiques à entreprendre auquel aspire le peuple algérien en harmonie avec la nouvelle République pour consacrer l’Etat-Nation et en parallèle gérer les affaires courantes du pays jusqu’aux prochaines élections – présidentielle, parlementaires et locales.

La troisième mesure d’urgence : il n’est de richesse que d’hommes : les élites nationales et locales (intellectuels, universitaires, chercheurs, experts et spécialistes de haut niveau), soient sollicitées et pleinement mises au cœur du changement et engagées dans l’action de la transition qui, en raison de leur position ou de leurs moyens intellectuels et scientifiques, sont en mesure d’apporter des solutions définies et pérennes à l’ensemble des problématiques qui se posent à notre pays. En effet, elles sont en mesure de décrypter la vision de la transition politique et économique et de la société.

Elles ont le talent, la culture, la vision, l’expertise pour influencer l’évolution de la société en participant aux décisions importantes de celles-ci. L’intellectuel et le scientifique ne sont pas les hommes qui pensent seulement, mais des hommes qui communiquent leurs pensées et sont devenus un concept central pour le progrès des sociétés dans les pays développés, l’analyse des organisations et la gestion économique. En d’autres termes, l’intellectuel et le scientifique sont ceux qui produisent du sens et des idées fécondes pour la société qui ajuste ses projets. Seuls vecteurs garants du progrès et du développement d’une nation, notamment le développement économique d’un pays ne s’achète pas, mais il se crée et se développe avec les énergies humaines, «cerveaux et bras», le meilleur investissement pour l’avenir.

Ajouté à cela la création d’un fonds par l’Etat pour encourager et faciliter le retour des élites et cadres du pays partis travailler à l’étranger. L’expertise de ces élites et cadres est très précieuse pour une Algérie nouvelle. La quatrième mesure d’urgence : il y a aussi bien évidemment la presse qui devrait être libre et démocratique au service d’une mission d’intérêt public qui contribuera certainement au renforcement des bases de l’Etat de droit, pour faire avancer la société dans la vie démocratique, politique et économique, connaissant qu’elle véhicule l’information et les idées qui contribuent à l’évolution de la pensée et l’épanouissement et au développement de la société. Donc, la presse a un grand rôle à jouer dans la construction de la démocratie et la lutte contre la corruption.

Ceci dit, la presse doit désormais retenir davantage l’attention dans cette transition capitale et décisive : «Un peuple bien informé en vaut deux». Pour avancer dans le bon sens, rien de mieux qu’une auto-critique, sans aucunement vouloir justifier la moindre agression si l’on veut réparer cette fracture entre le peuple et le pouvoir. Ne dit-on pas que la presse est le quatrième pouvoir ?

La cinquième mesure d’urgence : la restructuration et la transparence des partis politiques pour faire émerger une nouvelle classe politique, car un parti politique qui garde sa crédibilité avec une moralité sans reproche est celui qui sait rénover les méthodes d’action pour structurer la société et rendre plus féconde la vie politique, culturelle et scientifique avec un ferme engagement à l’égard du pays. C’est toute la question du rôle des partis politiques dans la société, ils sont indispensables pour former les cadres politiques en vue de leur participation à la vie politique et économique, pour assurer les grands débats et donner de la cohérence aux groupes d’intérêts qu’ils représentent.

Ils sont chargés par ailleurs de légiférer et voter des lois. Ils jouent un rôle primordial dans le renforcement de la démocratie, notamment ils encadrent, contrôlent et orientent le gouvernement dans l’intérêt de la nation, comme le souhaitent et l’espèrent tous les Algériens dans le changement révolutionnaire.

La sixième et dernière mesure d’urgence : seules les performances économiques conduisent au progrès social et au développement durable. Pour y parvenir, nous avons besoin de quatre moteurs principaux pour la construction de la démocratie d’un pays, à savoir : l’économie du savoir, les valeurs du travail, les élites et la société civile pour porter l’espoir de tout un peuple à l’heure où l’Algérie n’a pas encore atteint son indépendance économique en dehors des hydrocarbures ni réussi sa transition démocratique et économique.

En effet, je dirais qu’en Algérie, l’économie joue un rôle politique et social, car c’est l’un des seuls pays au monde qui n’a pas abandonné le socialisme, malgré le fait que nous soyons dans une économie de marché, dont nous sommes ni en transition, ni en voie de développement, puisque la gestion prévisionnelle des finances publiques reste bâtie sur l’économie de rente, rendant presqu’impossible toute possibilité de rentabilité économique et financière, ce qui a d’ailleurs impliqué l’idée de houkouma (beylik) dans la société algérienne, alors que nous sommes censés être dans une économie de marché depuis 1989, date de la première constitution de la démocratie et le libéralisme économique.

Ainsi, l’on note trois exemples à réflexion :

1– le modèle économique de la Corée du Sud qui a développé son économie avec l’endettement extérieur et qui a atteint plus de 80% de son PIB. En 1970, le PIB de l’Algérie dépassait légèrement celui de la Corée du Sud, aujourd’hui notre PIB avoisine les 190 milliards de dollars, celui de la Corée du Sud dépasse les 1400 milliards de dollars.

2– Le modèle économique du peuple vietnamien – à méditer – qui était moins développé que nous en 1970, et à peine sorti d’une longue et meurtrière guerre pour sa libération, est de nouveau devenu un pays émergent. Aujourd’hui, parmi les 60 économies performantes au monde avec une croissance soutenue avoisinant les 7% cette année, c’est l’un des taux de croissance économique les plus élevés au monde. Le secteur du tourisme enregistre près de 16 millions de touristes étrangers ayant visité le pays en 2018.

3- Depuis 2000, le Rwanda, pays tout juste sorti de la guerre civile, réalisait une croissance économique de 7% en moyenne annuellement, selon le FMI. Bien mieux que l’Algérie qui dépensait près de 50% de son PIB annuellement pour une croissance d’à peine 2,5 à 3% .

Enfin, il est à noter que l’Algérie n’a manqué, en effet, ni d’intellectuels, ni de compétences, ni de scientifiques. Mieux encore, elle a vu la naissance de grands hommes durant la guerre de Libération du pays et dans les premières années de l’indépendance après le départ massif des cadres européens, où notamment les premiers cadres algériens qui ont été d’un apport indéniable au développement national notamment ont su changer la donne et s’imposer comme acteurs-clés dans le processus des nationalisations et de développement national, voire ont préservé et valorisé le patrimoine public.

Cela dit, la force d’un pays ne réside pas dans l’importance des moyens financiers, mais bien plus dans les hommes et leurs méthodes de management et de gouvernance et de patriotisme. Sinon ça n’en finit pas !

Voilà donc esquissé d’une manière générale notre  point de vue pour que notre pays  puisse se projeter dans le monde économique moderne et les évolutions des sociétés des pays développés.

 

Par M’hamed Abaci , 

Financier et auteur de deux ouvrages : Comptabilité des sociétés, information de gestion et gouvernance des entreprises et contributions entre autres : la gestion des entreprises, l’économie, la gouvernance locale, le développement local, la comptabilité, les finances, politique budgétaire, l’économie du sport et du tourisme et tant d’autres.


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