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mercredi, 26 janvier, 2022
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Zoubida Assoul concernant les prochaines législatives : Les élections du 12 juin ne sont pas une solution à la crise»

12 avril 2021 à 10 h 50 min

L’Union pour le changement et le progrès (UCP), parti dirigé par Zoubida Assoul, n’ira pas aux élections législatives du 12 juin prochain.

Lors d’une conférence de presse animée au siège de son parti au lendemain de la tenue du congrès ordinaire, qui s’est soldée par nouvelle composante du bureau exécutif, la leader de l’UCP a tiré la sonnette d’alarme quant à la situation qui prévaut dans le pays, et ce, sur tous les plans : politique, économique et social.

«Les solutions pour sortir le pays du marasme existent, ce qui fait défaut, c’est la volonté politique. Nous pensons que le président de la République ne cherche pas une solution à la crise politique qui secoue actuellement le pays, mais il veut plutôt se maintenir au pouvoir comme son prédécesseur», lâche Mme Assoul, persuadée que les législatives convoquées pour le 12 juin «ne peuvent être dans les circonstances actuelles une issue à la crise».

Bien au contraire, cela ne fera que l’aggraver, dit-elle, d’autant plus que cette élection ne constitue nullement une priorité pour le citoyen. «Ces prochaines joutes, tranche l’avocate, ne sont qu’une autre manœuvre du pouvoir pour se recycler avec les mêmes pratiques et mécanismes et les mêmes visages responsables de la crise actuelle.» A ce sujet, Mme Assoul craint une explosion sociale et a mis en garde contre la paupérisation des couches sociales défavorisées.

«Les marches du Hirak sont insuffisantes»

«La crise sanitaire a engendré la perte de milliers d’emplois et les couches les plus vulnérable vivent dans la précarité totale. Aujourd’hui, les priorités de la majorité des Algériens sont le pouvoir d’achat, l’inflation, les entreprises fermées, le chômage, la fermeture du champ d’expression, l’absence de perspectives. Ces problèmes feront que ces élections législatives vont être un non-événement.»

La présidente de l’UCP propose, entre autres solutions à la crise, une élection présidentielle anticipée pour 2022, la nomination d’un chef du gouvernement avec de larges prérogatives qui proposera un Exécutif composé de compétences nationales, et l’organisation d’une conférence nationale de dialogue pour définir les voies, moyens et mécanismes garantissant des élections libres, démocratiques et transparentes.

S’agissant du hirak, Mme Assoul admet que les marches pacifiques constituent un moyen de pression sur le pouvoir, mais cela reste «insuffisant».

Le hirak gagnerait, selon elle, à s’organiser en dehors des marches pour des débats structurés pour arriver à un minimum de consensus politique. Un consensus qui mettrait le pays sur un processus de changement profond du système.

«On ne peut parler de leadership du hirak, car il est composé de partis politiques, de syndicats, de la société civile et de citoyens et citoyennes non affiliés, ainsi que de personnalités, d’étudiants. Je préfère, pour ma part, parler de porte-voix que de leader», note Mme Assoul.


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