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Vendredi 117 : Marche empêchée et des interpellations y compris de journalistes

14 mai 2021 à 18 h 11 min

La 117e marche du Hirak n’a pas pu avoir lieu dans la capitale aujourd’hui 14 mai. Un impressionnant dispositif de sécurité a été mis en place.

Plusieurs axes ont été fermés, comme c’est le cas sur rue Hassiba Ben Bouali au niveau de la place du 1er mai pour empêcher les manifestants venus de Belcourt d’aller vers la Grande Poste.

De l’autre côté, à Bab El Oued, les manifestants – le plus gros contingent du Hirak vient de ce côté-là – ont également été empêchés de progresser.

C’est au niveau de ce quartier que les services de sécurité ont procédé au plus grand nombre d’arrestations. Il y a eu usage de la force également pour empêcher la marche.

Que ce soit à la grande-Poste, place Audin ou sur les rues Didouche, Hassiba Ben Bouali, Asselah et Larbi Ben M’hidi, le moindre petit regroupement de manifestants qui commencent à scander les slogans habituels du Hirak – en plus de quelques slogans en soutien à la Palestine – est dispersé à coup de matraques.

Par ailleurs, beaucoup de passants au niveau de ces axes du centre d’Alger se sont fait contrôler. Certains sont «priés» de rebrousser chemin.

Des chefs de partis politiques, à l’image de Fethi Ghares du Mouvement démocratique et social (MDS) et Mohcine Belabbas, du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) ont également été interpellés, tous comme des cadres et militants de ces deux partis. Ghares a été relâché quelques temps après, mais les autres non.

  • Plusieurs journalistes et photographes arrêtés

Plusieurs journalistes et photographes ont également été arrêtés. Ce qui s’était passé mardi passé s’est reproduit donc aujourd’hui et d’une manière plus importante.

La journaliste de radio M, Kenza Khatto, l’a été même d’une manière brutale.

Nos deux reporters-photographes, Sami Kharoum et Souhil Baghdadi faisaient également partie des gens des médias embarqués vers des commissariats.

Quelques-uns ont été relâchés quelques temps plus tard, mais vers 18h, d’autres étaient toujours retenus.

Les services de sécurité ont agi de cette manière vraisemblablement pour les empêcher s’acquitter de leurs missions. Certains journalistes ou photographes, contrôlés loin des points où il y avait de la tension, ont été empêchés de s’y diriger.

En somme, des centaines d’interpellations ont eu lieu aujourd’hui, à l’échelle nationale, mais surtout à Alger.


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