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Vacance du poste de président : L’opposition fustige la convocation de la réunion du Parlement

09 avril 2019 à 10 h 20 min

La réunion du Parlement, prévue aujourd’hui à Alger, pour constater la vacance de la présidence de la République et confier l’intérim à Abdelkader Bensalah, se tiendra sous le signe du boycott par les députés de l’opposition.

Hier, le MSP a annoncé que les élus du parti bouderont cette réunion. «Participer à cette session serait une confirmation de Abdelkader Bensalah comme chef de l’Etat, ce qui est en contradiction avec les revendications du peuple, exprimées clairement par le hirak populaire», a fait savoir le MSP dans un communiqué.

Le parti de Abderrazak Makri a estimé que la démission du président Bouteflika est «définitive», selon la Constitution et que la réunion des deux Chambres du Parlement n’est qu’«une formalité suivant l’article 102 de la Constitution en cas de démission».

Evoquant l’activation de l’article 102, le MSP a estimé que cette option pourrait constituer une solution, «si elle est accompagnée des réformes politiques qui garantissent la concrétisation de la volonté populaire à travers des élections libres et transparentes», ainsi que «d’autres dispositions qui garantissent une transition démocratique réussie».

A ce titre, le MSP a formulé le vœu que «l’institution militaire se limite à l’accompagnement de la transition politique et que le hirak se poursuive jusqu’à la concrétisation de la volonté populaire».

De son côté, le RCD a fustigé, à nouveau, le recours à la convocation de la réunion du Parlement pour la désignation d’un Président intérimaire. «En convoquant le Parlement, le pouvoir s’entête dans un formalisme constitutionnel voué à l’impasse ou au coup de force permanent sous l’injonction d’un pouvoir de fait qui veut squatter la volonté populaire et empêcher le nouveau départ tant attendu», a mis en garde le parti dans un communiqué. «Vouloir imposer une nouvelle tutelle issue du système politique, qui a ruiné le pays, à un peuple mobilisé dans la rue et à travers tous les secteurs d’activité pour un changement radical du système, n’a pas d’autre nom : c’est le détournement de la volonté du peuple pour lui confisquer une révolution qui a fait l’admiration du monde entier», a dénoncé le parti. «Ce pouvoir de fait qui a dénié aux citoyens le droit à la liberté et à la justice, depuis 1962, est une partie du problème algérien.

Il est inapte et il ne peut prétendre aujourd’hui à piloter une transition démocratique revendiquée haut et fort par les forces vives et le pays profond», a ajouté le RCD.

Pour sa part, la FFS a dénoncé, avant-hier, «la convocation des deux Chambres du Parlement illégitime et impopulaire pour le mardi 9 avril 2019, par un pouvoir autiste qui n’entend pas la voix du peuple, dans une vaine tentative de reconduire les responsables du régime afin de le pérenniser, de le renforcer et de le consolider». «Le peuple dans toutes ses composantes et à travers tout le territoire national exige un changement radical du système en rejetant ses deux béquilles institutionnelles (APN et Sénat)» et «c’est au peuple algérien qu’il appartient de reconstruire l’Etat et ses institutions de manière souveraine et démocratique après 57 ans d’un régime autoritaire qui a empêché toute alternance démocratique», a souligné le parti dans un communiqué.

Par ailleurs, le plus vieux parti de l’opposition a fait savoir qu’il a procédé à «la levée de la couverture politique aux parlementaires du parti qui n’ont pas démissionné», et ce, «pour non-respect de la décision relative au retrait des parlementaires du FFS des deux Chambres du Parlement, prise par les instances politiques du parti le 6 mars 2019, conformément à la charte de l’élu et aux textes du parti».

D’autres formations de l’opposition ne participeront pas, aussi, à cette session prévue une semaine après l’annonce de la démission, sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée, du président Bouteflika.

C’est le cas des députés du PT, qui a déjà retiré ses représentants de la Chambre basse du Parlement en signe de soutien au mouvement populaire.


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