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Une semaine après son lancement officiel : Une campagne électorale qui peine à accrocher

27 mai 2021 à 10 h 55 min

Une semaine après le début de la campagne électorale pour les législatives du 12 juin, certaines formations politiques, parties prenantes de ce scrutin, se disent «relativement satisfaites» de leur rendement en dépit, reconnaissent-elles, des difficultés qu’elles rencontrent sur le terrain.

Le Mouvement pour la société et la paix (MSP), dirigé par Makri, semble un peu déçu par cette campagne qui n’emballe pas les Algériens. «La campagne est froide sur le terrain, mais chaude sur les réseaux sociaux», glisse Laouar Naâmane, cadre et ex-député de ce parti islamiste. Les conditions, selon lui, ne sont pas réunies pour mener une campagne au sens propre du terme.

La crise sanitaire et les conditions politiques sont, de son avis, à l’origine de cette réticence et de la morosité ambiante de cette campagne. «Les Algériens par crainte de contamination ne se déplacent pas aux meetings. La distanciation n’est pas faite pour nous aider à mener à bien notre travail», note le cadre du MSP.

A chacune de leurs sorties, des citoyens, reconnaît-il, leur posent des questions, notamment sur les raisons de leur participation, alors que le hirak tourne le dos à ces joutes. «Certes, les jeunes ne cachent pas leur désintérêt, mais à travers notre campagne, nous essayons de les convaincre du bien-fondé de ce scrutin et sur le poids de notre participation», souligne-t-il, persuadé que le taux de participation aux législatives du 12 juin sera «plus important» que celui du référendum sur la Constitution. De son côté, Soufiane Djilali de Jil Jadid affiche un optimisme mesuré.

Le premier bilan de cette première semaine de campagne est pour M. Djilali plus ou moins positif : «Nous faisons essentiellement un travail de proximité. Nous nous attendions à ce qu’il y ait de la méfiance, plus de difficulté, or jusqu’à présent, les citoyens répondent de façon beaucoup plus positive que nous pouvions l’espérer.

Donc, contrairement à nos appréciations, le taux de participation sera plus important que ce que nous avons prévu», se réjouit M. Djilali qui estime que l’«intérêt» suscité par cette élection est dû aux nouvelles dispositions introduites dans la loi sur le régime électoral. Lakhdar Benkhellaf, Front pour la justice et le développement (FJD), estime que le taux de participation aux législatives sera plus «important» que lors de la présidentielle, car il y a un nombre important de candidats dont les familles sont mobilisées à l’occasion de la campagne.

«Déni des réalités»

Du côté du front des boycotteurs, il est signalé qu’«aucun indice n’indique qu’une campagne électorale pour des élections est en cours depuis une semaine».

Cette timidité électorale est due, selon eux, au désintérêt du citoyen. Said Salhi, vice-président de la LADDH, considère que jusqu’à hier «les candidats étaient inconnus». «Ni leurs affiches ne sont accrochées, ni des rencontres sont programmées, ceux qui sont déjà connus évitent de rencontrer la population», note-t-il.

Et de préciser que dans certaines villes, ces candidats ne sortent même pas dans leurs quartiers, «non par peur, car le hirak est pacifique, mais parce qu’ils ne peuvent pas croiser le regard de la population». «Les citoyens considèrent que des candidats qui font dans le déni de la réalité et ne disent pas un mot sur la répression, ne peuvent pas changer le destin du pays, sauf le leur.»

M. Salhi affirme qu’en ce moment c’est la répression qui fait l’actualité : «Nous ne sommes ni dans un climat de campagne, ni dans un climat de compétition électorale du fait que le hirak et les personnes à même de porter sa voix sont exclus, pas seulement par l’élection, mais par tout le processus du coup de force.»

Le Parti des travailleurs (PT) évoque le désintérêt total pour le scrutin. «Les Algériens qui se battent pour leur survie, ne s’empêchent pas de commenter avec colère et satire la campagne», souligne Ramdane Taazibt, cadre du PT, en faisant allusion aux millions de dinars débloqués pour les candidats. «Personnellement, les voisins, les citoyens, les travailleurs, les syndicalistes, les pères de famille… que je rencontre, discutent plutôt de la cherté de la vie, du chômage, de l’emprisonnement arbitraire… que de ce scrutin», constate-t-il.


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