Une marche malgré les examens à Béjaïa | El Watan
toggle menu
mardi, 25 juin, 2019
  • thumbnail of elwatan20190625
  • Pub Alliance Assurance

Une marche malgré les examens à Béjaïa

12 juin 2019 à 9 h 51 min

Les étudiants, les enseignants et le personnel administratif, technique et de service (ATS) de l’université Abderahmane Mira de Béjaïa ont marché, hier, dans les rues de la ville de Béjaïa pour la 16e fois depuis le début du mouvement populaire, déterminés, bien que moins nombreux que d’habitude.

Ils étaient quelques centaines à s’être mobilisés pour marquer la continuité de leur mouvement et confirmer le maintien de leur revendication de rupture totale avec le système et ses symboles.

Les enseignants, mais surtout le personnel ATS, dont celui des œuvres universitaires, ont été, une fois n’est pas coutume, les plus présents comparés aux étudiants qui nous ont habitués à descendre dans la rue par contingents de milliers de marcheurs. «Nous sommes en pleine période d’examens», nous expliquent des étudiants pleinement engagés, questionnés au cours de la marche.

Si le «débrayage» des chauffeurs des bus de transport universitaire de l’entreprise Tahkout pourrait justifier une possible démobilisation, ailleurs, à Béjaïa, ce n’est pas le cas, le transport du «Cous» étant assuré par d’autres exploitants.

La période des examens du deuxième semestre a, en effet, débuté dans des deux campus, de Targa Ouzemour et d’Aboudaou en l’occurrence. La majorité des départements de l’université ont cependant élaboré, avons-nous constaté, des plannings qui ont veillé à exclure la journée de mardi, laissée pour les besoins de la marche hebdomadaire.

Les quelques centaines de marcheurs ont, en tout cas, bravé la chaleur et ont manifesté leur engagement indéfectible à poursuivre le mouvement jusqu’à son aboutissement, comme l’affirme cette pancarte : «Ne rien lâcher jusqu’à la victoire finale».

Une grande banderole a porté la revendication essentielle de la communauté universitaire et qui n’est autre que celle que partagent des millions d’Algériens qui marchent chaque vendredi : «Pour une transition démocratique et un Etat de droit».

Déployée depuis l’intérieur du campus de Targa Ouzemour, d’où démarrent, depuis le début, les marches de mardi, la banderole a devancé le carré dense du personnel ATS et des enseignants. Les étudiants ont pris la tête de la marche avec une autre grande banderole tout aussi parlante : «Algérie algérienne.

Université s’engage, système dégage. Démocratique, sociale, fédérale, laïque». Les portraits des détenus du M’zab, à l’exemple d’Ahmed Baba Nedjar et Ouyabba Mustapha, ont été aussi brandis pour exiger la libération de tous les détenus d’opinion emprisonnés dans le pays. Les manifestants se sont rassemblés un moment sur la placette Saïd Mekbel où a pris fin leur marche. Ils ont transmis un message que résume une pancarte portée par une manifestante : «Nul ne peut arrêter un peuple sur le chemin de son destin».

Quand bien même «la mafia fait la sourde oreille, le seul espoir qui lui reste est de voir le peuple en train d’abandonner son combat». Et c’est ce que ne compte pas permettre la communauté universitaire.

Loading...
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!