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Une marche contre les élections avortée par la police à Oran

25 novembre 2019 à 10 h 06 min

Oran, le hirak passe à la vitesse supérieure en décidant d’organiser des marches quotidiennes, qui débuteront de la place du 1er Novembre à partir de 16h30. C’est en tout cas l’appel qui a été lancé par une large frange de manifestants, vendredi dernier, lorsque toute la foule, en redescendant de la wilaya, s’est mise à crier : «Koul youm massira koul youm massira, el 3ab3a w noss fi place d’Armes !» (Tous les jours une marche, on se retrouve à 16h30 place d’Armes).

Autant dire que la mayonnaise avait pris samedi dernier, si l’on se réfère à la mobilisation qui a drainé plusieurs centaines d’Oranais. «Makach el initikhabate maâ el îssabate !» a scandé la procession au niveau du boulevard Emir Abdelkader. Un peu plus loin, rue Larbi Ben M’hidi, toutes et tous battaient le pavé rapidement, à pas pressés, parce qu’ils savaient pertinemment que les forces de l’ordre n’allaient pas tarder à faire leur apparition, et de facto, ils risquaient de se faire arrêter.

Il n’empêche, ils n’en étaient pas pour autant intimidés, et comptaient bien poursuivre leur procession contre vents et marées. «Ayouha el sakitoun antoum aydann ma3niyoun !» (ô vous qui vous taisez, vous êtes aussi concernés), «Djazaïr horra dimocratia !», «Dawla madania machia askaria !» «Pouvoir assassin !» étaient parmi les slogans qu’a scandés la foule en délire tout le long de la rue Larbi Ben M’hidi, sous l’œil admiratif et approbateur aussi des badauds et des passants, dont beaucoup les ont applaudis.

Cela dit, arrivés au milieu de cette artère marchande du centre-ville, les manifestants, en voyant se poster, à quelques dizaines de mètres d’eux, des fourgons de la BRI, ont alors tenté de les dévier en bifurquant vers la rue Ho Chi Min, mais ce fut peine perdue, car ils les retrouvèrent de l’autre côté de cette rue, les attendant de pied ferme.

Un mouvement de foule s’ensuivit, un début de panique, quelques altercations, deux arrestations – des personnes qui ont été finalement relâchées à la minute même – avant que les manifestants ne décident, par dépit, de rebrousser chemin en passant par la rue Khemisti.

Sur le chemin du retour, n’ayant pas dit son dernier mot, la foule, composée de plusieurs centaines de personnes, s’est mise à entonner un nouveau chant hirakien : «Nodo yel w’harna nodo, ala rjal bladna, la bra nmoutou !» (Réveillez-vous les Oranais, réveillez-vous, c’est pour notre pays, même si on doit en mourir». De retour à la place du 1er Novembre, ils reprirent leur «gaada politique» avant de se disperser dans le calme.


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