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Une journée de protestation le 28 octobre à l’appel des syndicats autonomes : Le front syndical monte au créneau

21 octobre 2019 à 10 h 10 min

On le constate de vendredi en vendredi, et même lors des manifs des étudiants et leurs renforts populaires le mardi : le hirak se porte bien, et la mobilisation citoyenne est loin de craquer face à la campagne d’arrestations qui a visé de nombreuses figures du mouvement, en pensant ainsi l’affaiblir et lui porter le coup de grâce.

Mieux encore : un acteur de premier plan est venu apporter un autre souffle au mouvement populaire : les syndicats autonomes, regroupés au sein de la Confédération des syndicats algériens (CSA). Celle-ci vient de lancer un appel à une journée de protestation annoncée pour le 28 octobre. C’est ce qu’on peut lire dans son communiqué n°10, rendu public à l’issue d’une session ordinaire de son conseil intersyndical qui s’est réuni le jeudi 17 octobre. Pour rappel, la confédération syndicale avait fixé, dans un premier temps, la date du 29 octobre pour cette action, puis s’est résolue à l’avancer d’une journée.

Lors de leur conclave, les syndicats autonomes ont pris le temps d’analyser minutieusement la conjoncture politique et sociale avant de décider de cette journée de protestation. Dans le document qui sanctionne sa dernière session, la CSA, qui compte 13 syndicats, a exprimé un certain nombre de revendications on ne peut plus claires et énoncé une série de résolutions. La confédération syndicale a tenu à exprimer en premier lieu son soutien indéfectible au mouvement populaire en s’engageant à «œuvrer pour son renforcement jusqu’à satisfaction de ses revendications légitimes».

La CSA a exigé, dès le deuxième point, le départ de Bedoui «et son gouvernement illégitime». Les syndicats fustigent dans la foulée le fait de «profiter de cette conjoncture» pour «promulguer des lois décisives qui hypothèquent l’avenir des générations futures et portent atteinte à la souveraineté nationale, à l’instar de la loi sur les hydrocarbures, le code du travail et la loi sur la retraite».

Les membres de la centrale syndicale autonome n’ont pas manqué, par ailleurs, d’alerter l’opinion sur les velléités de recourir à l’exploitation du gaz de schiste qui représente, préviennent-ils, un «péril environnemental et sanitaire». Autre revendication phare exprimée par la Confédération des syndicats algériens : «La libération immédiate des détenus d’opinion et les activistes du hirak populaire pacifique.» Les signataires de ce document ont tenu à dénoncer, en outre, les «restrictions méthodiques imposées aux espaces publics ainsi que les atteintes au droit de manifestation et de circulation en fermant les accès de la capitale». La CSA inclut aussi dans ce tableau peu reluisant les pressions exercées sur les médias, publics et privés, et le verrouillage musclé des espaces médiatiques.

Une situation des plus préoccupantes qui pousse les syndicats à réagir en déclarant : «La Confédération des syndicats algériens, en soutien au hirak populaire pacifique, et tout en étant attachée à ses revendications principales (libertés syndicales, code du travail, loi sur la retraite, pouvoir d’achat, santé publique et protection sociale), et en ayant pleinement conscience de la gravité des projets, décisions et lois qu’on veut faire passer sous le couvert d’un gouvernement illégitime et rejeté par le peuple, et devant les conditions socioprofessionnelles déplorables des travailleurs algériens, a décidé d’organiser une journée de protestation le 28 octobre 2019.» Cette journée, soulignent les organisateurs, sera «accompagnée de marches et sit-in dans toutes les wilayas à partir de 10h».

Comme on peut le constater en analysant ce document et les précédents communiqués de l’Intersyndicale, les initiateurs de cette action ont pris soin de jumeler revendications socioprofessionnelles et catégorielles et mots d’ordre du hirak. Ainsi, cette convergence des luttes vient conforter une proposition qui a fait son chemin parmi les forces du hirak, et qui appelait à diversifier les formes de protestation, notamment à travers le recours à la grève.

Il convient de rappeler que la Confédération des syndicats algériens avait pris part à la Conférence de la société civile, qui s’est tenue le 15 juin dernier au siège du Cnapeste, à Alger. 


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