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lundi, 08 mars, 2021
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Les ministres «à polémique» maintenus : Un remaniement en deçà des attentes

23 février 2021 à 11 h 10 min

Ils sont sept ministres, trois ministres délégués et un secrétaire d’Etat à quitter le gouvernement.

Le remaniement partiel du gouvernement, opéré par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dimanche en début de soirée, a surpris plus d’un, dans la mesure où au vu du «bruit» qui a été fait autour de cette décision, certains s’attendaient à plus.

Quoique ce gouvernement Djerrad III n’est pas censé durer longtemps – un nouvel Exécutif devrait être mis en place après les élections législatives – il n’en demeure pas moins que ce remaniement n’a pas tenu toutes ses promesses, dans la mesure où il n’y a pas eu de grands changements, surtout que les ministres «à polémique» ont globalement été maintenus.

De plus, parmi les nouveaux arrivants, il y a un certain Mohamed Ali Boughazi, à la tête du département du Tourisme, qui était pendant longtemps conseiller du président déchu, Abdelaziz Bouteflika, affublé du qualificatif de «lecteur des lettres de Bouteflika», étant la principale personnalité chargée de lire ses discours, symbolisant ainsi une ère décriée.

En somme, ils sont sept ministres, trois ministres délégués et un secrétaire d’Etat à quitter le gouvernement. Il s’agit de Abdelmadjid Attar (Energie), Ferhat Ait Ali Braham (Industrie), Mounir Khaled Berrah (Numérisation et statistiques), Farouk Chiali (Travaux publics et Transports), Arezki Berraki (Ressources en eau), Mohamed Hamidou (Tourisme), Nassira Benharrats (Environnement).

Les ministres délégués et secrétaire d’Etat ayant également quitté leurs fonctions, car ces départements ayant carrément été supprimés, sont Hamza Al Sidi Cheikh (Environnement saharien), Aïssa Bekkai (Commerce extérieur), Bachir Youcef Sehairi (Industrie cinématographique) et Mohamed-Cherif Belmihoub (Prospective).

Donc, en dehors du départ de Attar, qui a surpris plus d’un, le seul qui était attendu finalement dans ce remaniement, tant son passage a suscité des polémiques et des critiques, est celui de Ferhat Aït Ali, en raison principalement de sa gestion du dossier de l’automobile.

D’autres ministres donnés partants ont été finalement maintenus, à l’image de celui des Sports, Sid Ali Khaldi, notamment suite à la polémique qu’a provoqué sa malheureuse déclaration : «Celui qui n’est pas satisfait n’a qu’à changer de pays», ou même de ceux du Commerce, Kamel Rezig, et de la Justice, Belkacem Zeghmati, qui est contesté par rapport à sa gestion du dossier des détenus d’opinion et politiques.

Si les Algériens attendaient beaucoup de ce remaniement, c’est parce que le gouvernement Djerrad II a été ouvertement critiqué par le chef de l’Etat. Le jour de son retour d’Allemagne où il a eu à subir une intervention chirurgicale au pied, le 10 janvier dernier, Abdelmadjid Tebboune avait déclaré à ce sujet : «Le gouvernement, comme on l’a dit, il y a du bon et du moins bon.»

Au lendemain de son retour de ce pays, le 13 février plus précisément, deux des trois chefs de partis politiques qu’il avait reçus à El Mouradia, à savoir Abdelaziz Belaïd et Soufiane Djilali, ont indiqué que le chef de l’Etat allait opérer un remaniement partiel.

Et ce dernier, lors du discours qu’il a prononcé, jeudi passé, a annoncé officiellement ce remaniement en affirmant qu’il allait survenir «dans 48 heures». Finalement, il aura fallu 72 heures pour que ces changements soient connus.

C’est, en fin de compte, l’«importante» communication faite autour de ce remaniement qui a poussé les uns et les autres à s’attendre à plus. D’où toute la «désillusion»…


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