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Des universitaires et le RAJ adhèrent au débrayage de la CSA : «Un meilleur rapport de force au bénéfice du Hirak…»

28 octobre 2019 à 10 h 08 min

L’association RAJ, qui subit depuis le début du hirak des intimidations et un harcèlement sans précédent, se joint à la grève et appelle, pour la réussite de ce rendez-vous, à une forte mobilisation dans les différentes secteurs.

Des universitaires des établissements du Centre et de structures de la santé, des militants du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) soutiennent et adhèrent pleinement au mouvement de protestation que compte observer aujourd’hui la Confédération des syndicats autonome (CSA). Le RAJ, dont le président Abdelwahab Fersaoui est incarcéré à la prison d’El Harrach, pour incitation «à la violence» et «atteinte à l’intégrité territoriale», ne lâche pas prise.

Cette association, qui subit depuis le début du hirak des intimidations et un harcèlement sans précédent, se joint à la grève et appelle, pour la réussite de ce rendez-vous, à une forte mobilisation dans les différentes secteurs. Tout en dénonçant l’acharnement contre ses militants, dont neuf sont en détention provisoire pour des chefs d’inculpation «fallacieux», le RAJ estime que la marche du peuple pour sa liberté et sa dignité se poursuivra quel qu’en soit le prix. «La 36e semaine de la mobilisation populaire et pacifique pour le changement démocratique à travers tout le pays démontre l’engagement infaillible des Algériens pour une Algérie nouvelle, celle des libertés, des droits et de la justice sociale.»

L’association condamne la poursuite de la politique de la terreur que le pouvoir mène contre les militants associatifs, syndicaux, politiques et des défenseurs des droits humains avec des dizaines d’interpellations injustes, suivies de poursuites judiciaires arbitraires en violation des règles élémentaires du droit. Le Raj se réjouit, toutefois, de voir des milliers d’Algériens battre le pavé chaque vendredi et mardi, rappelant au «régime despotique et autoritaire d’une manière pacifique, dans la communion, qu’ils n’abdiqueront pas, refusant les élections de la honte, revendiquant la liberté pour tous les détenus politiques et d’opinion, arbitrairement incarcérés par une justice aux ordres».

Réclamant haut et fort une Algérie libre et démocratique, débarrassée des injustices, de l’exclusion, la construction d’un Etat civil et la primauté du politique sur le militaire : «Etat civil et non militaire», le Raj est «armé pour continuer le combat avec la même ferveur, la même détermination, le même engagement militant, nous lutterons toujours et pacifiquement pour la dignité, pour l’Etat de droit, les libertés, pour une justice indépendante et un Etat social». «Nous continuerons à travailler avec toutes les forces vives de la société pour la construction de l’alternative démocratique et pour le changement pacifique et démocratique du système de gouvernance.»

Le cri de colère des enseignants universitaires

De leur côté et au regard de la situation qui prévaut dans le pays, des universitaires se sont élevés contre ceux qui essayent de casser toute action visant à sortir l’Algérie de l’impasse. De leur avis, cette autre forme d’action lancée par la Confédération, conjuguée à de multiples autres, «imposerait un meilleur rapport de force au bénéfice du hirak et aiderait à l’aboutissement des revendications justes et légitimes du mouvement populaire pacifique et unitaire».

Les enseignants des établissements du Centre et de structures de la santé, réunis hier à l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, ont fustigé les propos du vice-président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Abdelhamid Milat, qui n’est autre que le président du CNES, lequel a proposé le recrutement de 50 000 enseignants pour encadrer le scrutin du 12 décembre. «Nous condamnons les offres de service de M. Milat impliquant les enseignants universitaires et les étudiants.

Cette posture indigne, traduit le  »cachirisme » passé de cet imposteur, défenseur zélé du 5e mandat.» Pour ces universitaires, cette soumission au maître de l’instant préfigure des futures trahisons, elle est aussi, selon eux, l’expression de la déliquescence des structures universitaires, ayant comme seul fondement l’allégeance et la soumission. En réaffirmant leur position au sein du hirak, ces enseignants appellent la communauté universitaire à participer à la marche du prochain vendredi 1er novembre, pour exprimer la réappropriation des symboles de notre Glorieuse Révolution.


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