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Un estivant agressé à l’arme blanche à Béjaïa : Les parkingueurs des plages sévissent toujours

15 août 2019 à 10 h 20 min

Une autre affaire Zoubir Aïssi, du nom de ce jeune estivant de 37 ans assassiné il y a un ans sur une plage de Lota, relevant de la commune de Souk El Tenine, sur le littoral est de la wilaya de Béjaïa, a failli se reproduire.

Un vacancier originaire d’une wilaya voisine a été agressé à l’arme blanche à proximité d’une plage de Souk El Tenine pour avoir refusé de payer une place de stationnement sur un parking sauvage, selon un communiqué de la police qui ne cite pas de date, si ce n’est que les faits remontent à la semaine en cours.

L’injonction est venue d’un jeune âgé d’à peine 22 ans qui s’est imposé comme gardien des lieux, comme le font de nos jours nombre de personnes adeptes du gain facile. La victime a été découverte, le visage ensanglanté, par des policiers en tournée sur la plage.

En refusant de s’acquitter du montant exigé (100 DA), la victime a été attaquée sauvagement avec un couteau par son agresseur qui exploitait illégalement le parking, comme de nombreux jeunes chômeurs qui sévissent sur le littoral ou dans les quartiers de la wilaya.

La police a pu arrêter l’agresseur qui répond aux initiales de B. R. et qui habite la région de Souk El Tenine, selon le même communiqué de la police. Sa victime est venue passer quelques jours de détente à Béjaïa en compagnie de ses parents. Selon la police, l’agression sauvage a eu lieu juste après que la victime ait déposé ses accompagnateurs et s’apprêtait à redémarrer avec sa voiture.

Son agresseur, qui aurait pu être son assassin, s’est précipité vers lui pour lui exiger de payer la place de stationnement qu’il venait d’occuper sur le parc à voitures. Le refus d’obtempérer à l’ordre a d’abord coûté à la victime une pluie d’insultes avant que la tension ne monte et qu’elle ne reçoive des coups de couteau en pleine figure, selon le récit de la police.

La victime n’a dû son salut qu’en prenant la fuite, avec de profondes blessures au visage. Il en a fallu de peu pour qu’elle y laisse la vie.
Les faits sont graves et inquiétants à la fois et ne sont pas sans rappeler la mort tragique de Zoubir Aïssi, l’estivant qui a été sauvagement tabassé par un parkingueur et ses acolytes qui activaient au noir. Les faits se sont déroulés il y a une année, en août 2018, presque jour pour jour. Le jeune Zoubir, originaire d’El Oued, avait succombé à ses graves blessures à l’hôpital Khellil Amrane, dans la ville de Béjaïa. L’agression caractérisée a eu également comme théâtre une plage de Souk El Tenine.

Le parkingueur, qui avait exigé de lui la somme de 200 DA, s’était acharné sur lui avec une arme blanche. Six individus, originaires de la région et âgés entre 20 et 35 ans, avaient été écroués.

Présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Kherrata, l’agresseur de cette semaine a comparu pour les accusations de «coups et blessures volontaires» et «exploitation d’un parking sans autorisation». Il a écopé de trois ans de prison ferme et d’une amende de 200 000 DA.

Comme lors de la mort de Zoubir Aïssi, cette agression de trop pose encore une fois le problème des parkings sauvages qui pullulent en cette période estivale et qui génèrent un climat d’insécurité qui n’épargne pas les plages elles-mêmes. Cette année encore, des espaces sont squattés sur les plages par, notamment, les loueurs de parasols, de tables et de chaises. En août 2018, les tragiques faits de Lota ont dicté une opération de «nettoyage» de certaines plages, menée par les services de sécurité.

Une année plus tard, d’aucuns constatent amèrement que les parkingueurs non autorisés sévissent impunément et défient toujours l’Etat. Les retombées de l’insécurité et de l’impunité, couplées à d’autres phénomènes, dont ceux des coupures récurrentes de routes et de la flambée des prix dans les villes côtières, sont aujourd’hui chiffrables : le nombre de baigneurs habituels est divisé par deux cette année.

Les agents de la Protection civile en ont compté, approximativement, 2 673 000 en juin et juillet 2018. Cet été, ils ne sont que 1 548 000 à avoir fréquenté les 34 plages autorisées de la wilaya jusqu’à fin juillet dernier. Et il n’est pas dit, au vu de la débandade qui prend en otage le secteur du tourisme, que le mois d’août puisse apporter un quelconque motif d’optimisme.


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