Un ancien député du FLN condamné à 5 ans de réclusion pour espionnage | El Watan
toggle menu
vendredi, 07 octobre, 2022
  • thumbnail of elwatan10072021

Il aurait fourni des renseignements à des diplomates étrangers

Un ancien député du FLN condamné à 5 ans de réclusion pour espionnage

30 décembre 2021 à 12 h 35 min

L’ancien député FLN Ahmed Belkacemi a été condamné à 5 ans de réclusion criminelle pour avoir «collecté et fourni des informations de nature à porter atteinte aux intérêts économiques et sécuritaires du pays», à l’ambassade d’Espagne. Lors de son procès en appel devant la cour d’Alger, il s’est présenté comme victime de la «vengeance» de son épouse qui l’avait dénoncé et du «clan Bouteflika» qui lui reprochait son «ralliement», en 2004, au candidat à la présidentielle Ali Benflis.

L’ancien député FLN de Tlemcen (2002-2007) Ahmed Belkacemi a comparu mardi, en fin de journée, devant la cour d’appel en matière criminelle à Alger, pour avoir «livré» des «informations de nature à porter atteinte aux intérêts du pays».

Condamné en première instance à 5 ans de réclusion criminelle, puis par la cour d’appel à 8 ans de réclusion, il a été déféré une seconde fois devant cette même juridiction autrement composée, pour un troisième procès, qui s’est terminé en début de soirée.

Selon l’arrêt de renvoi, les faits remontent à avril 2017, lorsque l’épouse de l’ex-député a dénoncé ce dernier, l’accusant d’avoir transmis des rapports secrets, au nombre de 36, dont certains avec plus de 12 pages, sur la situation politique, économique et sécuritaire du pays, ainsi que sur l’état de santé du défunt Président déchu, ses conseillers et ses activités à deux diplomates espagnols. L’enquête a abouti à l’arrestation du mis en cause et la récupération de nombreux documents, fichiers et communications via la messagerie téléphonique.

Devant la cour d’appel criminelle, ce dernier, ancien conseiller au ministère de l’Enseignement supérieur et au ministère de la Jeunesse et des Sports, puis représentant de la jeunesse algérienne au niveau de l’Union africaine, a nié les faits, mais la présidente lui a rappelé ses aveux devant le juge d’instruction. «Vous aviez reconnu avoir livré des informations aux deux diplomates (espagnols). Pourquoi cette contradiction ?» L’accusé : «J’ai dit que je leur donnais des informations que je collectais dans les journaux et sur les réseaux sociaux.»

Retrouvez l’intégralité de nos articles sur la version papier


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!