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Le verdict a été rendu hier : Un an de prison avec sursis pour Karim Tabbou

08 décembre 2020 à 10 h 54 min

Le tribunal de Koléa (Tipasa) a rendu, hier, son verdict dans l’affaire du porte-parole de l’Union démocratique et sociale (UDS) (parti non agréé), Karim Tabbou.

Il est condamné à un an de prison avec sursis assorti d’une amende de 100 000 DA. Selon ses avocats, le tribunal l’a relaxé pour ce qui est des poursuites faites sur la base de l’article 74 du code pénal relatif à l’atteinte «à la défense nationale», en maintenant celle concernant «l’atteinte à l’unité nationale» (article 79 du code pénal).

Il s’agit de l’affaire de Karim Tabbou relative à sa première arrestation, pour une déclaration faite à Sétif le 8 mai 2019.

Avec sept reports consécutifs (6 avril, 27 avril, 1er juin, 29 juin, 14 septembre, 26 octobre et 16 novembre), le procès a finalement eu lieu le 30 novembre dernier.

Le procureur avait requis, faut-il rappeler, trois ans de prison ferme assorti d’une amende de 100 000 DA.

Il avait estimé, dans son réquisitoire, que les déclarations du porte-parole de l’UDS pour lesquelles il est poursuivi «étaient dangereuses et destinées à l’opinion publique nationale avec toutes ses composantes dans un contexte politique sensible traversé par l’Algérie».

Tabbou, lui, a clamé son innocence en affirmant qu’il ne pourrait accepter des accusations d’«atteinte à la défense nationale», «menace de l’unité nationale» et «atteinte au moral de l’armée».

En tout état de cause, il devra faire appel du verdict d’hier, du moins c’est ce qu’ont indiqué certains de ses avocats. D’autant plus, comme l’a signalé l’avocat Khaled Chernane, le concerné ne peut être jugé deux fois pour des chefs d’accusation similaires (atteinte à l’unité nationale).

Il est utile de rappeler que Karim Tabbou, très présent dans le hirak depuis le début et très critique envers le pouvoir, avait été arrêté le 11 septembre 2019. Le tribunal de Koléa l’avait libéré en le mettant sous contrôle judiciaire le 25 du même mois.

Mais, dès le lendemain (26 septembre), il fut une nouvelle fois arrêté et présenté devant le tribunal de Sidi M’hamed. Et là, il a été mis sous mandat de dépôt.

Dans cette deuxième affaire donc, l’homme politique a été condamné, le 11 mars, par ce tribunal à un an de prison dont six mois avec sursis. Il devait donc être libéré près de deux semaines plus tard.

Or, le 24 mars, soit deux jours avant sa libération prévue, la cour d’Alger a programmé son procès en appel, sans la présence de ses avocats.

Sa peine d’un an dont six mois avec sursis fut transformée en un an ferme. Tabbou restera donc en prison jusqu’à ce que sa demande de libération provisoire soit acceptée le 2 juillet, donc après avoir passé près de 10 mois en prison.

Depuis, il était en attente du procès de sa première affaire. Et finalement, après sept reports, celui-ci a été tenu le 30 novembre dernier. 


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