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mardi, 21 janvier, 2020
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UGTA : Marche contre l’«ingérence étrangère» et de soutien à la présidentielle

01 décembre 2019 à 10 h 25 min

L’appel lancé par l’UGTA à manifester contre «l’ingérence étrangère» et en faveur des élections du 12 décembre n’a pas drainé les foules.

A peine quelques centaines de travailleurs, acheminés depuis plusieurs wilayas du pays via de nombreux bus scolaires affrétés pour l’occasion, ont défilé dans les rues d’Alger pour «dénoncer» la récente résolution du Parlement européen, afficher leur soutien au chef d’état-major et au scrutin présidentiel rejeté par le mouvement de contestation.

Parmi eux, figuraient des employés de l’entreprise Asrout et du port d’Alger, alors que les femmes étaient quasiment absentes. Le cortège a débuté sa progression de la Maison du peuple, siège de la centrale syndicale, passant par la rue Hassiba Ben Bouali et le boulevard Amirouche pour se terminer par un rassemblement sur l’esplanade de la Grande-Poste, sous la protection des forces de sécurité.

Tous les chemins convergeant sur le tracé de la marche ont été bloqués par les forces de l’ordre pour permettre aux manifestants pro-élection de se mouvoir sans contrainte. «Ils ont mobilisé tous les moyens pour leur faciliter la tâche, contrairement au hirak», a dénoncé un passant. Survolé par un hélicoptère des forces de l’ordre, le cortège, dans lequel plusieurs drapeaux algériens étaient visibles, a fait l’objet de quolibets des passants et des citoyens hostiles aux élections. «Vous êtes des cachiristes», lançaient des badauds en train de filmer une procession clairsemée. Massés au niveau de la Grande-Poste, les manifestants ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Unité nationale, ligne rouge», «Non à l’ingérence étrangère !» ou encore «Votez pour l’Algérie».

Jeudi dernier, le Parlement européen avait dénoncé les «arrestations arbitraires» visant le hirak et appelé le gouvernement à trouver une solution à la crise via «un processus politique pacifique et ouvert».

Encadrés par des policiers bienveillants, les marcheurs ont scandé «Djeich, chaâb khawa khawa et ouled fraça maâ el khawana !» (Le peuple et l’armée unis contre les fils de la France traîtres) ou encore «Badissia machi massihia !». Ces slogans et d’autres, lancés à la face des passants et des citoyens hostiles au scrutin, cantonnés sur les trottoirs, ont créé de la tension. Beaucoup n’ont pas caché leur indignation. «Je ne suis pas un traître. Mon père est moudjahid. C’est honteux ce que vous faites», a lancé un homme sous le coup de l’émotion aux manifestants pro-Gaïd.

Par intermittence, des slogans anti-élection fusaient depuis les trottoirs. «Makach intikhabate maa el îssabate !» (Pas d’élections avec la bande), «Gaïd Salah, dégage !» ou «A Alger, makan’ch l’cachir», ont lancé des hirakistes en brandissant des billets de banque à l’adresse des manifestants pro-scrutin.

D’aucuns ont dénoncé l’attitude des chaînes de télé privées et publiques, dépêchées en nombre pour couvrir cette manifestation. «Regardez ces chaînes TV de la honte ! Elles accourent pour couvrir une petite manifestation alors qu’elles ferment les yeux sur le hirak qui résiste pour la 41e semaine consécutive», a fustigé un jeune hirakiste. Plusieurs personnes qui ont affiché leur opposition à la manifestation ont été interpellées et leur rassemblement violemment dispersé par les forces de l’ordre. A noter aussi que trois journalistes ont été brièvement interpellés au cours de cette manifestation. 


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