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Déferlante humaine à Bouira : «Trouvez-nous une place dans la prison !»

21 septembre 2019 à 10 h 01 min

La récente dérive «autoritaire» sans «précédent» et le récent coup de force du chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, ordonnant, trois jours après la convocation du corps électoral, un déploiement massif des unités de la Gendarmerie nationale, visant à interdire aux manifestants de se rendre dans la capitale, n’a pas affaibli la mobilisation populaire.

A Bouira, comme il fallait s’y attendre, des milliers de manifestants, venus des communes de la wilaya, mais aussi d’autres régions de l’est du pays, obligés de rebrousser chemin en raison des barrages dressés sur l’autoroute Est-Ouest, en particulier à Lakhdaria, ont manifesté en début d’après-midi d’hier, à l’occasion du 31e vendredi, le premier depuis l’annonce de la convocation du corps électoral, leur indignation et leur colère contre le système, mais surtout à l’adresse du premier militaire du pays.

C’est aux cris de «Peuple pacifique et pouvoir violent !», «Djazaïr hourra dimocratia !», «Pouvoir assassin !» et «Etat civil non militaire» que la foule s’est rassemblée sur la place publique de la ville de Bouira, point de départ de la manifestation. Enveloppés de l’étendard berbère et de l’emblème national, les manifestants ont réclamé le départ sans condition des tenants du pouvoir, tout en appelant au respect des libertés.

«Ils veulent nous interdire Alger, mais nous marchons dans toutes les villes de notre pays», a déclaré un manifestant de Haizer, refoulé par les gendarmes qui ont dressé trois barrages filtrants sur l’autoroute. «Les gendarmes, mobilisés en force notamment près des tunnels de Bouzegza, nous ont empêchés de continuer notre chemin vers la capitale. Nous avons été bloqués dans un embouteillage monstre en raison des barrages. L’officier nous a intimé l’ordre de faire demi-tour», a-t-il témoigné.

La foule a battu le pavé en brandissant des pancartes dénonçant «l’instruction» de Gaïd Salah et l’élection présidentielle, tout en scandant des slogans hostiles aux symboles du pouvoir. «Ya El Gaïd, mieux vaut nous trouver une place en prison que de voter le 12 décembre», «Même l’armée coloniale n’a pas interdit aux Algériens de se rendre dans leur capitale», «Gaïd Salah dégage», «Révolution pacifique continue, maintenant ou jamais», «Pas d’élection avec le gang. Non au recyclage du système», lisait-on sur les pancartes des manifestants, tout en rappelant qu’«Alger est à tous les Algériens».

En plus de cette réaction attendue à l’adresse de celui qui veut imposer un régime militaire et dictatorial, la foule a dénoncé les arrestations arbitraires à travers des slogans portés sur des pancartes, tout en appelant à la libération des détenus d’opinion.                 


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