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Troisième personnage de l’état et patron du FLN : L’intrigante ascension de Mouad Bouchareb

19 novembre 2018 à 11 h 19 min

Rien ne le prédestinait à occuper de très hautes fonctions. Mais dans un laps de temps très court, il a réussi à pulvériser tous les pronostics et à laisser sans voix les experts les plus prudents. Lui, c’est Mouad Bouchareb, un quadragénaire qui n’a jamais affiché une ambition politique bien prononcée.

Après avoir accédé au statut de troisième personnage de l’Etat, suite au coup de force opéré par la majorité présidentielle contre son prédécesseur, Mouad Bouchareb, qui n’a jamais fait figure de favori aux hauts postes de responsabilité, se voit ainsi propulsé, même à titre provisoire, à la tête du parti FLN. Sobre et pondéré, Mouad Bouchareb, député FLN de Sétif depuis 2007, n’était pas un «baroudeur» qui pouvait faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre au sein des instances de l’ex-parti unique, il n’était pas, non plus, un homme totalement effacé.

Pendant les années passées au sein de l’Assemblée populaire nationale, ce député de Sétif a eu des hauts et des bas. Presque inconnu durant son premier mandat, Mouad Bouchareb est sorti de l’ombre lorsqu’il a eu un conflit avec l’ancien secrétaire général du parti, Amar Saadani, qui l’a catalogué comme «homme à Toufik» en référence au patron de l’ex-DRS, le général de corps d’armée à la retraite Mohamed Médiène. Mouad Bouchareb était donc désigné par M. Saadani comme l’homme à abattre. Il l’avait écarté de tous les postes de responsabilité. Le conflit avait duré presque trois ans. Si Mouad Bouchareb est aujourd’hui encore au FLN, c’est grâce à sa région, Aïn Oulmane, à Sétif. C’est aussi parce que Amar Saadani a fini par être «liquidé» et remplacé par Djamel Ould Abbès en octobre 2016.

Pour contrebalancer les proches et fidèles à Amar Saadani, Djamel Ould Abbès avait donné une seconde chance à certains de «ses» opposants, dont Mouad Bouchareb, qu’il a laissé se représenter comme tête de liste dans sa propre wilaya.

En juin dernier, alors que d’autres noms circulaient, Mouad Bouchareb a remplacé Saïd Lakhdari à la tête du groupe parlementaire du FLN. Cela grâce à l’appui de la direction du FLN, à sa tête Djamel Ould Abbès. Aujourd’hui, il se trouve carrément à la tête d’un directoire chargé de diriger ce parti, dans un contexte électoral qui s’annonce tendu. Ainsi donc, Mouad Bouchareb connaît une ascension des plus fulgurantes. Sa désignation à la tête du FLN obéit bien entendu à des considérations hautement politiques qui peuvent être intimement liées à l’organisation de la présidentielle d’avril prochain, mais aussi à la question de la succession. Mouad Bouchareb, faut-il le souligner, n’est même pas membre du comité central du FLN, car il a été exclu du 10e congrès organisé par Amar Saadani en juin 2015.

Légalement, après le départ forcé de Djamel Ould Abbès de son poste de secrétaire général, le plus âgé du bureau politique prend l’intérim, conformément à l’article 36 de la loi organique du FLN, et convoquera une session extraordinaire du comité central dans un délai n’excédant pas 30 jours afin de désigner le nouveau secrétaire général du parti. Si l’on a fait entorse à cette loi organique, c’est assurément pour des considérations politiques. Autrement dit, ceux qui sont derrière l’éviction de Djamel Ould Abbès ne feraient visiblement pas confiance à son bureau politique composé notamment d’anciens ministres sous Abdelmalek Sellal. Qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui cet homme devient presque incontournable au FLN ? Son ascension n’a pas livré tous ses secrets. .


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