Tribunal de Sidi M’hamed : 20 manifestants condamnés à de la prison ferme | El Watan
toggle menu
dimanche, 05 avril, 2020
  • thumbnail of elwatan05042020



Tribunal de Sidi M’hamed : 20 manifestants condamnés à de la prison ferme

24 février 2020 à 10 h 00 min

Vingt manifestants ont été condamnés, hier, à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme par le tribunal de Sidi M’hamed d’Alger, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Les 20 manifestants ont été arrêtés le vendredi 17 janvier lors d’une manifestation du hirak à Alger, puis mis en liberté provisoire avec convocation à comparution directe le 19 janvier, a ajouté la même source. Lamri Mohamed est le manifestant qui a écopé de la plus lourde peine. Le tribunal de Sidi M’hamed l’a condamné à une année de prison ferme, plus une amende de 20 000 DA.

Deux militants de l’association Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), à savoir Kamel Nemmiche et Mokrane Laouchedi, ainsi qu’un autre manifestant, Réda Boughrissa, ont écopé de 6 mois de prison ferme et de 20 000 DA d’amende en première instance. S’agissant de 16 autres personnes, le tribunal a prononcé une peine de 3 mois de prison ferme et 20 000 DA d’amende avec requalification des faits, a précisé le CNLD. Mi-février, le procureur adjoint près le tribunal de Sidi M’hamed, Sid Ahmed Belhadi, avait plaidé en faveur des 20 manifestants et réclamé l’indépendance réelle de la justice et la fin de la politique des injonctions. Sanctionné, le magistrat Belhadi a été muté dans une ville du sud du pays.

Dans une autre affaire, le tribunal de Saïda a condamné le manifestant Houari El Hachemi à 1 an de prison ferme, 1 an avec sursis et une lourde amende. «Houari El Hachemi, arrêté vendredi 7 février (2020) à la marche de Saïda, a été giflé par un policier publiquement au milieu de la foule. Houari El Hachemi a ensuite réagi par un coup de poing. Il a été placé en garde à vue et présenté dimanche 9 février devant le procureur», a rappelé le CNLD. Le procès de Houari El Hachemi a eu lieu dimanche 16 février.

A Annaba, le tribunal a prononcé la relaxe pour les deux ex-détenus Zakaria Boussaha et Ahmed Hafiane, dit Dinou, dans un deuxième procès. Le procureur avait requis deux ans de prison ferme et une amende de 200 000 Da chacun. «Ils sont toujours sous contrôle judiciaire depuis leur libération de la prison et le procès en appel sur le contrôle judiciaire est programmé pour mardi 25 février. Zakaria Boussaha a été aussi convoqué par la police de lutte contre la cybercriminalité la semaine dernière et a été entendu pour ses publications sur Facebook, en attendant la suite à donner», a souligné le CNLD. Ce dernier a annoncé que le procès des activistes Toufik Kadous et Oussama Mesbah est prévu aujourd’hui, au tribunal de Skikda, après avoir été renvoyé deux fois. Ils sont accusés de «diffamation» contre un membre de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE).

Le CNLD se disait, par ailleurs, «sans nouvelle» de Hamid Hamadache, professeur d’enseignement à Bordj Menaïel (Boumerdès), arrêté vendredi à la Grande-Poste, à Alger, ainsi que de Yacine Kheddache, originaire de Bouira, arrêté avant-hier à Alger-Centre. Depuis le début de l’année, plusieurs dizaines de prisonniers poursuivis dans le cadre du hirak ont retrouvé la liberté après avoir purgé leur peine ou ont été relaxés. Mais une centaine reste toujours en détention, malgré les paroles d’apaisement et les promesses de changement du président Tebboune.    

S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!