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mercredi, 13 novembre, 2019
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Transféré mardi de la prison d’El Harrach : Bouregaâ opéré au CHU Mustapha Pacha

07 novembre 2019 à 10 h 20 min

Le moudjahid et commandant de la Wilaya IV historique, Lakhdar Bouregaâ, incarcéré à la prison d’El Harrach, se trouve depuis mardi soir au CHU Mustapha Pacha d’Alger.

Transféré à l’hôpital en début de soirée (18h), il a été opéré d’une hernie ombilicale. «Admis au service CCA vers 18h, il a été opéré en urgence, et à 20h30 il était en réanimation. Actuellement, il est réveillé et se trouve dans une salle de repos. Sa famille et plusieurs amis sont sur place, mais n’ont pu le voir», précise le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), qui a parlé d’une occlusion intestinale.

Ce n’est qu’en début d’après-midi d’hier que sa femme et sa fille ont été autorisées à lui rendre visite. «Nous n’avions pas été informés du transfert de notre père. Nous avons eu l’information par Facebook… Mon père a ressenti des douleurs. Il n’a pas pu parler. L’ambulance l’a transporté en urgence vers 17h à l’hôpital. Le médecin a décidé qu’il devait subir une opération de l’hernie. Il se sent bien. Il est bien pris en charge par le staff. Il a pu parler à ma mère», signale le fils aîné du prisonnier, M’hamed, dans une déclaration à El Watan.

Ces dernières années, le prisonnier, âgé de 86 ans, a subi quelques opérations bénignes. «Mon père a subi une opération de la prostate il y a moins d’une année. Il a aussi eu une intervention pour un ulcère quelques mois plus tôt. A la prison, il prenait ses médicaments normalement. Il n’avait pas de régime particulier. Il n’est pas exigeant», révèle son fils. Interpellé le 29 juin dernier devant sa maison au quartier Sellier, à Hydra, l’ancien officier de l’ALN et un des membres fondateurs du FFS a été placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du tribunal de Bir Mourad Raïs pour le chef d’accusation de «participation, en temps de paix, à une entreprise de démoralisation de l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale et à un corps constitué». Dans une récente déclaration à ses avocats, Bouregaâ a affirmé refuser toute initiative visant sa libération avant celle de tous les détenus d’opinion. Le 22 octobre, il a même refusé d’être auditionné par le juge instructeur qui l’a convoqué dans son bureau.

Dans la journée d’hier, son fils, Bouregaâ Hani, a posté deux messages incendiaires sur sa page Facebook concernant l’état de santé de son père et le traitement que lui ont réservé les autorités : «Message au peuple, Bouregaâ a subi plusieurs interventions chirurgicales cette année. Il est dans un état grave.» Plus tard, il lâchera : «Cette autorité prétend être un Etat de droit. Mais c’est un Etat sans humanité. Et c’est une fausse justice…» Un des membres de son collectif de défense, Me Abdelghani Badi, estime que le prisonnier politique ne devrait pas être reconduit à la maison d’arrêt d’El Harrach. «Il passera quelque temps à l’hôpital avant d’être libéré», souhaite-t-il. 

 

 

Incarcérés depuis juin dernier : Report du verdict dans l’affaire des cinq détenus

Le verdict du procès des cinq détenus d’opinion, jugés le mercredi 23 octobre au tribunal de Bab El Oued, vient d’être reporté au mercredi 13 novembre. Les détenus sont arrivés au tribunal après plus d’une demi-heure de l’annonce du report du verdict à la semaine prochaine. «Le juge a déclaré le renvoi du verdict alors que les détenus n’étaient pas encore dans le box des accusés. Les parents ont protesté avec beaucoup de véhémence. Le juge a expliqué qu’il n’a pas consulté les dossiers. Il a repris l’audience après l’arrivée des détenus qu’il a appelés à comparaître et leur a annoncé le report. Il a donné une autre explication : pour lui, le report s’explique par un dysfonctionnement dû à la grève des juges», indique Me Fetta Sadate, présente dans la salle d’audience. Comme pour les détenus jugés au tribunal de Sidi M’hamed, les prévenus de Bab El Oued doivent attendre une semaine supplémentaire pour connawître le verdict. Si légalement, rien n’oblige le juge à prononcer son verdict, des considérations humanitaires, précisent les avocats, auraient dû inciter le magistrat à prononcer les verdicts et ne pas voir les accusés regagner la maison d’arrêt d’El Harrach. «Les détenus sont en prison depuis le 23 juin dernier. Le juge aurait pu prendre la décision vu que c’est lié à la liberté des personnes. Mais on a pris le luxe de renvoyer les détenus en prison», s’offusque Me Sadat.

Incarcérés à la prison d’El Harrach depuis juin dernier, Boudjemil Mohand, Idir Ali, Karoun Hamza, Lekhel Kamel et Okbi Akli ont comparu le 23 octobre devant le juge du tribunal correctionnel de Bab El Oued (Alger). Ils sont poursuivis pour «atteinte à l’unité nationale» après leur port de l’emblème amazigh. Le procureur de la République près le tribunal de Bab El Oued a requis, ce jour-là, une peine de 18 mois de prison ferme et une amende de 100 000 DA à l’encontre des cinq détenus.


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