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Trafic de drogue : Hausse du nombre de saisies

08 août 2020 à 10 h 02 min

D’un pays de transit, l’Algérie est devenue ces dernières années un pays consommateur de drogue, en particulier le cannabis et les psychotropes, de l’aveu même des officiels.

Les services de la Sûreté nationale ont saisi, durant les cinq premiers mois de l’année 2020, plus de 2 tonnes de cannabis, 985 014 comprimés de psychotropes et 1 kg de cocaïne, a fait savoir, fin juin, le chef de la lutte contre le trafic illicite des stupéfiants à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), le commissaire divisionnaire Djamel Guessoum.

Ce dernier avait fait état, à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues, de 19 340 affaires et plus de 23 000 individus arrêtés durant la même période. Guessoum avait souligné que la «majorité des affaires liées aux drogues ont été traitées par les services de la sûreté, grâce aux signalements des citoyens».

En 2019, la police avait saisi plus de 8 tonnes de cannabis, plus de 1,6 million de comprimés psychotropes, tous types confondus, et 10 kg de cocaïne, selon même responsable, révélant que les quantités de psychotropes saisies ont enregistré une «hausse» durant les dernières années. L’an dernier, la police a arrêté 39 600 individus et traité 32 266 affaires de trafic et consommation de drogue.

Pour sa part, l’armée algérienne a fait état de la saisie durant l’année 2019 d’une importante quantité de drogue, s’élevant à 3 quintaux et 85 kg de cocaïne, 478 15 quintaux de kif traité et 470 758 comprimés psychotropes. L’ANP a évoqué aussi l’arrestation de 723 narcotrafiquants en 2019, selon un bilan dévoilé par le ministère de la Défense.

L’Algérie a adopté une stratégie nationale 2020-2024 destinée à lutter contre la drogue, supervisée par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT) et mise en œuvre avec la contribution de tous les secteurs et les ministères concernés, en plus des services de sécurité et de la société civile. Cependant, ce plan a été critiqué par des associations, dont la Fondation nationale de promotion de la santé et du développement de la recherche médicale.

Le président de la Forem, Mustapha Khiati, avait réclamé récemment la révision de la stratégie nationale, car «la situation est préoccupante au regard des paramètres existants».

Il avait plaidé pour «un autre modèle» de lutte contre la progression de la consommation des différents types de drogue, à commencer par placer l’Office national de lutte contre les drogues, créé en 2002, sous la tutelle du Premier ministère et non pas de celle de la Justice, laquelle «ne peut être juge et partie».

«Comme partout ailleurs, la lutte contre la drogue est menée par une structure supra-ministérielle et, en Algérie, la question concerne pas moins de 24 départements ministériels dont il faut coordonner les efforts», a-t-il estimé, déplorant le choix «coûteux» des pouvoirs publics pour des Centres de consultation et de prise en charge des addictions, dont l’efficacité est «moindre».


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