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Tout en saluant la grandiose marche de vendredi : Benflis dénonce les manœuvres de forces extra-constitutionnelles

17 mars 2019 à 9 h 25 min

Le parti de Benflis, Talaie El Hourriyet, a tenu une réunion extraordinaire et a rendu public hier un communiqué dans lequel il salue la grandiose marche du 15 mars pour marquer le rejet catégorique de la lettre à la nation en date du 11 mars dernier. «Le peuple algérien a rejeté massivement les manœuvres du pouvoir politique en place visant à sauver le régime et spolier le mouvement populaire de son objectif de changement radical de système politique», commente le bureau politique de ce parti.

Le BP «rejette dans la forme et dans le fond la lettre du 11 mars que l’on prête au président de la République, comme il a rejeté la lettre du 3 mars qui procède de la même veine». Evoquant la lettre du 11 mars imputée, dit-il, au président de la République, le parti de Benflis considère que «son contenu est une manœuvre grossière pour sauver le régime et lui permettre de gagner du temps pour se préparer à de futures échéances électorales, et une manipulation pour diviser le mouvement de protestation et le détourner de sa trajectoire pacifique».

Ceci et de dénoncer «les forces extraconstitutionnelles qui continuent d’attribuer lettres et messages à la nation à un Président malade, supercherie qui a atteint son paroxysme avec la lettre de présentation de la candidature du Président absent, à son insu, à la plus haute fonction de l’Etat». Talaie El Hourriyet dénonce aussi «les manœuvres désespérées de ces forces extraconstitutionnelles à travers ce coup de force qui permet au Président de bénéficier d’une prorogation du 4e mandat pour une durée indéterminée, en violation flagrante, caractérisée et provocatrice de la Constitution, faisant fi de la volonté populaire».

Réagissant encore au contenu de la lettre du 11 mars, le BP s’élève contre «la tromperie de l’annonce de changements  »profonds » au sein du gouvernement, les premières nominations, celles du Premier ministre et du vice-Premier ministre, étant significatives d’une volonté provocatrice de continuité et de perpétuation du système». Et de noter que «les premières déclarations de ces deux responsables pour justifier le coup de force constitutionnel opéré par le pouvoir politique en place sont en décalage total avec les aspirations populaires». Le même parti considère aussi le projet de nouvelle République, mentionné dans cette lettre, «déjà promis en 2014 et resté lettre morte depuis lors, comme un leurre, comme le furent les promesses trompeuses non tenues des discours du 15 avril 2011 et celui de Sétif du 8 mai 2012».

Talaie El Hourriyet «dénie toute légitimité à la conférence nationale dite indépendante, annoncée pour rédiger une nouvelle Constitution qui ne peut être que l’œuvre d’une assemblée élue, dotée d’un mandat populaire». De plus, dit-il, la nouvelle commission électorale dont le pouvoir définira le mandat sera une «copie de l’instance défunte, le pouvoir actuel n’ayant montré aucune volonté politique de dessaisir l’administration partisane de l’organisation des scrutins électoraux».

Le parti de Benflis estime que «le départ immédiat du président de la République et des forces extraconstitutionnelles, comme le demande le peuple algérien en marche, constitue une exigence pour l’ouverture de perspectives à la solution de la crise». Talaie El Hourriyet lance en outre un appel au resserrement des rangs de l’opposition. «La période cruciale que vit notre pays commande à l’opposition de serrer les rangs pour traduire les aspirations populaires en actions et initiatives.»

Réagissant par ailleurs aux réactions de certains pays étrangers, le parti de Benflis réaffirme son rejet de toute ingérence étrangère et s’étonne que le chef de l’Etat français exprime son soutien «public à un pouvoir politique qui vient d’opérer une véritable rébellion contre la Constitution pour proroger unilatéralement et indûment un mandat présidentiel qui s’achève et ignore que la demande principale du peuple algérien est le départ du régime dans toutes ses composantes».


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