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Alors que la justice a demandé sa levée : Tliba refuse de renoncer à l’immunité parlementaire

17 septembre 2019 à 10 h 00 min

Le député FLN de la wilaya de Annaba, Baha Eddine Tliba, fait l’exception : il est le seul parlementaire parmi les sénateurs et députés dont la justice a demandé la levée de l’immunité parlementaire à opposer une résistance quant au renoncement à son immunité parlementaire.

Selon ses proches, Tliba refuse de renoncer volontairement à son immunité, poussant ainsi l’Assemblée populaire nationale à activer la procédure de levée de l’immunité en vertu des dispositions de l’article 127 de la Constitution et de l’article 124 (alinéa 2) de son règlement intérieur. Une fois la procédure finalisée, un vote en plénière sera programmé. Le député de Annaba, connu pour être le bras droit de Amar Saâdani, a fait l’objet d’une demande de levée d’immunité parlementaire formulée par le ministère de la Justice lundi dernier. Cette procédure permettra l’engagement de poursuites contre lui.

Le bureau de l’APN a transmis cette demande à la commission juridique, qui statuera sur son cas. Mais il faut préciser que la levée de l’immunité parlementaire est une procédure chronophage, qui dure plusieurs mois. Tliba cherche-t-il à gagner du temps ? Dans quel but ? Notons, en outre, que le garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, a également demandé la levée de l’immunité de trois autres députés : Mohamed Djemaï (secrétaire général du FLN), Smaïl Benhamadi et  Bari Saker, qui ont quant à eux renoncé volontairement à leur immunité.

Baha Eddine Tliba serait poursuivi pour «corruption» et serait accusé de «financement occulte» de la campagne électorale du président sortant Abdelaziz Bouteflika et celle des législatives de 2017 au profit du FLN. Cette accusation s’inscrit dans le cadre des enquêtes sur la corruption qui ont mené plusieurs hommes d’affaires et politiques derrière les barreaux. Avant qu’ils soient poursuivis par la justice, des députés d’autres formations politiques avaient dénoncé les agissements de Djemaï et Tliba, symboles de l’intrusion de l’argent sale dans le Parlement et dans l’ex-parti unique.

Avec son refus de renoncer de son propre chef à son immunité pour se mettre à la disposition de la justice, Tliba risque de subir l’humiliation d’un vote de ses pairs. Ce qu’ont évité la majorité des députés et sénateurs concernés par cette mesure. Deux sénateurs, Saïd Barkat et Djamel Ould Abbès, sur lesquels pèsent des présomptions de corruption au moment où ils étaient à la tête du ministère de la Solidarité et de la Famille, ont renoncé à leur immunité. Amar Ghoul, sénateur dans le tiers présidentiel et ancien ministre, dont le nom est lié au scandale de l’autoroute Est-Ouest, visé par la même procédure, a renoncé dans la discrétion. L’ex-ministre des Transports Boudjemai Talai, a refusé. 


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