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Tlemcen : La chute du «clan de Tayeb Louh»

13 octobre 2019 à 10 h 00 min

Le clan de Tayeb Louh, ancien ministre de la Justice, actuellement incarcéré à la prison d’El Harrach, se décompose brusquement à Tlemcen, après des années d’impunité.

Six individus, d’obédience FLN, réputés pour être proches de l’ancien ministre de la Justice, dont un de ses beaux-frères, cadre à la CNAS, ont été placés sous mandat de dépôt et deux autres mis sous contrôle judiciaire, jeudi, en fin d’après-midi, dans l’affaire dite du magistrat agressé.

Les faits remontent au 29 décembre 2018, lors du renouvellement partiel des membres du Sénat où le candidat du RND a eu largement les faveurs du vote, contre celui du FLN, alors président de l’APW. S’ensuivirent de graves échauffourées, où les perdants ont perturbé l’opération de dépouillement, au point où un magistrat, chargé de superviser l’élection, a été agressé et insulté.

Au final, les deux bureaux de vote n°1 et 2 n’ont pas réussi à compter les voix et à délibérer dans le calme et la sérénité. En même temps, un député RND a été sauvagement agressé, bénéficiant, ainsi, de 90 jours d’arrêt de travail, mais sans que la justice de Louh réussisse à arrêter l’agresseur, pourtant connu. Bizarrement, à l’époque, le magistrat victime n’avait pas déposé de plainte nominative, même si l’agresseur était connu de tous.

Encore une fois, la peur des représailles ! Et contre toute attente, dans l’affaire de l’élection du Sénat, la justice à la solde de la pègre locale, protégée par l’ancien ministre de la Justice, Tayeb Louh, n’avait transmis qu’un seul procès-verbal de dépouillement des voix au Conseil constitutionnel, lequel avait décidé d’annuler le scrutin «suite aux irrégularités enregistrées durant son déroulement».

Les résultats du scrutin dans cette wilaya n’ont pas été consolidés dans le procès-verbal de centralisation des résultats. Et par conséquent, l’élection a été réorganisée 10 jours plus tard et remportée par le candidat FLN, comme voulu au départ par le clan de Louh.

Dans ce décor ressemblant aux pratiques de la mafia politico-financière, un membre influent, beau-frère de Louh, en l’occurrence le sénateur du tiers présidentiel, Sid Ahmed Ouraghi (qui avait perdu dans une précédente élection du Sénat), est en fuite à l’étranger, dit-on, pour…échapper à la levée de son immunité.

Le clan de Louh, qui avait la mainmise et l’emprise sur les choses à Tlemcen, s’était rendu coupable, un mois plus tard, d’agression sauvage, malgré la présence de policiers, de Rachid Nekkaz, venu à Tlemcen collecter les paraphes servants au dépôt de son dossier de candidature à la présidentielle.

Les agresseurs, toujours les mêmes, n’avaient nullement été inquiétés, mais ils ont été rattrapés, jeudi dernier, par la justice et mis en prison parmi les six précités. Les langues se délient, mais toujours anonymement. Les gens n’ont toujours pas confiance. «Tlemcen a vécu 20 ans sous le joug de cette mafia. Le mouvement populaire du 22 février dernier l’a libérée. C’est pourquoi cette ville avec Maghnia continuent d’appeler au changement de régime tous les vendredis... 


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