Tizi Ouzou : «Ni dialogue ni concertation» | El Watan
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Tizi Ouzou : «Ni dialogue ni concertation»

18 décembre 2019 à 10 h 10 min

La 43e manifestation hebdomadaire des étudiants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou a rejeté en bloc l’appel au dialogue lancé par le nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de son premier discours tenu vendredi dernier après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle.

Les manifestants, dont le nombre semblait dépasser considérablement celui des précédentes marches du mardi, n’ont en effet cessé de scander «La hiwar, la chiwar !» (Ni dialogue ni concertation). Ils ont aussi exprimé leur adhésion complète à une période de transition, rejetant ainsi l’élection présidentielle et son résultat. Ils ont d’ailleurs repris des slogans comme «La hiwar, la chiwar, transition obligatoire !» ou encore «Dawla madania, machi aâskaria !»

La marche a débuté vers 11h30 du portail principal de l’université où de nombreux citoyens ont rejoint les étudiants pour leur 43e action pacifique. Ce qui a attiré l’attention hier, c’est l’élan de solidarité que les étudiants ont manifesté à l’égard des victimes de la répression policière des marches pacifiques et autres émeutes enregistrées à travers plusieurs wilayas du pays, notamment depuis la tenue de l’élection présidentielle. C’est ainsi que de nombreux marcheurs ont sillonné les artères de la wilaya avec un pansement leur couvrant l’œil en signe de solidarité avec les jeunes éborgnés à Béjaïa et Tizi Ouzou lors des affrontements survenus lors du scrutin de jeudi dernier.

La population de ces mêmes wilayas avait pour rappel refusé d’aller aux urnes et des affrontements ont été signalés entre des manifestants et les forces de sécurité. Par ailleurs, c’est à la population d’Oran que les marcheurs ont aussi exprimé leur soutien tout en saluant le courage des hirakistes de cette wilaya qui continuent de rester mobilisés malgré la répression policière. «Ya nass Wahran, bravo aâlikoum, Tizi Ouzou teftakher bikoum !» (Bravo citoyens d’Oran, Tizi Ouzou est fière de vous), ont ainsi scandé les étudiants. Les manifestants ont aussi dénoncé le recours à la violence pendant les marches populaires à travers les différentes pancartes et banderoles. «Non à la violence», pouvait-on lire sur une large banderole brandie par un groupe d’étudiants.

Les manifestants ont par ailleurs revendiqué, comme à chaque action, la libération dans l’immédiat et sans condition de tous les détenus politiques et d’opinion interpellés à travers le territoire national lors des manifestations survenues depuis le début de la révolution populaire, le 22 février dernier.


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