Tizi Ouzou : «Libérez Rabah Karèche» | El Watan
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Tizi Ouzou : «Libérez Rabah Karèche»

24 avril 2021 à 11 h 02 min

Les milliers de citoyens qui ont marqué le 114e vendredi de protestation dans le sillage du mouvement populaire, enclenché à l’échelle nationale le 22 février 2019, pour le départ du système, ont exigé la libération de notre confrère de Liberté Rabah Karèche, mis sous mandat de dépôt, il y a quelques jours, à la prison de Tamanrasset.

Les protestataires ont également réclamé, encore une fois, que les détenus du hirak qui croupissent toujours dans les geôles du régime soient relâchés. «Libérez Rabah Karèche», «Libérez la presse», «Le journalisme n’est pas un crime», lisait-on sur plusieurs pancartes brandies par les marcheurs qui scandaient, à gorge déployée : «Libérez les détenus du hirak, libérez la justice !» Plusieurs banderoles ont été arborées par les manifestants qui ont emprunté l’itinéraire habituel de marche du vendredi. La procession grossissait au fur et à mesure qu’elle avançait, notamment à partir de l’axe du stade du 1er Novembre et au rond-point Djurdjura.

Vers 14h, la foule est devenue plus compacte en raison d’autres groupes de manifestants qui ont rejoint les carrés sur l’avenue Abane Ramdane. Des panneaux en contreplaqué ont été également mis en avant par des hirakistes. «Une conscience éclairée, une plume éclairante au service du peuple», «Nous voulons l’Algérie de Abane», «Pour un Etat algérien sous une République démocratique et sociale et non pour la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolue», «Etat civil et non militaire», était-il mentionné sur ces écriteaux brandis par la foule, qui a remis également sur le tapis l’histoire des prochaines élections législatives.

Les protestataires n’ont cessé de scander «Ulac Lvot Ulac !» (Il n’y aura pas d’élections). C’est, en somme, l’un des mots d’ordre de la marche dont les participants n’ont pas oublié les victimes des événements de Kabylie de 2001. Les portraits des martyrs du Printemps noir y ont été exhibés. «Les auteurs et les commanditaires de cette tragédie doivent être jugés. Nous n’avons pas oublié ce qui s’est passé en 2001 en Kabylie. Des jeunes sont partis à la fleur de l’âge.

Le sang de ces martyrs réclame toujours que justice soit faite. Non à l’oubli», a martelé un manifestant. «Matoub Lounès aussi a été tué et la lumière sur les circonstances de ce crime n’est pas encore faite. Nous devons continuer à exiger la vérité sur l’assassinant de ce grand artiste engagé et militant de la démocratie», ajoute un autre marcheur qui, avec d’autres citoyens, reprenait en chœur des chansons du Rebelle.

Lors de la marche d’hier au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, nous avons également entendu des slogans stigmatisant le DRS scandés par la foule, qui a continué son itinéraire jusqu’à la placette du mémorial des martyrs de la Guerre de Libération nationale, en face de l’ancienne gare routière de la capitale du Djurdjura.


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