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Tizi Ouzou : Les avocats dénoncent «une nomination anticonstitutionnelle» de Feniche

18 avril 2019 à 9 h 50 min

Plusieurs centaines d’avocats et des dizaines de greffiers ont organisé, hier, deux marches distinctes dans la ville de Tizi Ouzou pour exiger le départ de tout le système politique. Les manifestants ont aussi rejeté la nomination du nouveau président du Conseil constitutionnel, Kamel Feniche, après la démission avant-hier de Tayeb Belaïz.

Cette nomination est jugée comme étant anticonstitutionnelle par les avocats qui estiment que seul le président de la République dispose des prérogatives pour cette nomination.

Les manifestants ont aussi prévenu que le nouveau nommé «incarne le système en place rejeté par le peuple». Les robes noires ayant sillonné les artères du chef-lieu de la wilaya ont scandé «La Feniche, la Bensalah, anidham rayeh rayeh» (Non à Feniche, non à Bensalah, le système s’en ira).

Ils ont aussi repris les principaux slogans de la révolution populaire enclenchée le 22 février dernier, à savoir «Système dégage», «Djazaïr hora démokratia» et aussi «Sarakin, sarakin ou y’koulou wataniyin». Les avocats ont aussi tenu à exprimer leur rejet de la prochaine élection présidentielle décidée pour le 4 juillet prochain en scandant : «Ulach, le vote, ulach !» «On est en train de procéder à un repositionnement des pions, et le système dont le départ est la principale revendication populaire ne bouge pas et demeure toujours en place», a dénoncé un avocat lors de la marche.

Me Nabila Smaïl souligne, pour sa part, que la manifestation d’hier a eu lieu pour soutenir la volonté populaire et exiger qu’elle soit respectée. «Nous sommes ici afin de dénoncer la violation de la volonté populaire. Nous ne reconnaissons plus cette Constitution, faite sur mesure par l’ancien Président, permettant la pérennisation du système en place.»

Elle enchaîne en affirmant que la nomination du nouveau président du Conseil constitutionnel «est une grave violation de la Constitution», soulignant qu’en vertu de l’article 183 de la Constitution, seul le président de la République dispose des prérogatives pour procéder à de telles nominations.

Les avocats de Tizi Ouzou rappellent aussi que «le peuple est source de tout pouvoir». La marche des avocats a eu lieu depuis la cour de justice, sise à l’entrée ouest du chef-lieu de wilaya, vers le centre-ville. Les greffiers ont, eux, parcouru les artères de la ville en sens inverse, rejoignant à la fin de leur manifestation la cour de justice pour un rassemblement.

Ils ont eux aussi exigé le départ de tout le système et la satisfaction de la volonté populaire. Les avocats de Tizi Ouzou appellent à une participation massive à la marche de demain. Dans un communiqué signé conjointement avec les collectifs des journalistes, des travailleurs, de la jeunesse et du sport, des médecins de Tizi Ouzou et autres syndicats, les avocats annoncent aussi une autre marche pacifique le samedi 20 avril, marquant la double commémoration du Printemps berbère de 1980 et du Printemps noir de 2001.


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