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Transport aérien : Tebboune demande à revoir le mode de gestion d’Air Algérie

06 octobre 2020 à 11 h 07 min

Le président de la République a également instruit de créer des compagnies spéciales en vue d’assurer le service de transport aérien interne pour créer une dynamique économique et absorber le chômage.

Air Algérie est une compagnie mal gérée avec une pléthore d’effectifs. C’est le constat fait au plus haut niveau de l’Etat par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune lui-même lors de la réunion du Conseil des ministres.

Il a demandé à «revoir» le mode de gestion de cette compagnie «de manière à la rendre compétitive à l’international, tout en veillant à réduire le nombre de ses agences commerciales à l’étranger».

Bakhouche Allèche, PDG d’Air Algérie, avait avoué à l’APS en octobre 2019 que la compagnie souffrait d’un sureffectif depuis plusieurs années. Sa part de marché est de près de 52%.

Il faut signaler que le plan de restructuration de la compagnie a été un dossier épineux traité par les nombreux PDG qui se sont succédé, convaincus qu’Air Algérie n’avait d’autre choix que de se conformer aux standards internationaux pour espérer faire face à la concurrence féroce des compagnies internationales, mais sans que des décisions concrètes et courageuses soient prises.

La restructuration a toujours été renvoyée aux calendes grecques. La restructuration est une décision certes économique, mais de portée éminemment politique.

Actuellement, une vingtaine de compagnies concurrentes étrangères activent en Algérie.

Elles ont basé jusque-là leur business sur les nombreuses continuations via des hubs (plateformes de correspondance) pour capter les flux de passagers alors qu’Air Algérie pratique le trafic classique «point-à-point».

Le président de la République a également instruit de créer des compagnies spéciales en vue d’assurer le service de transport aérien interne pour créer une dynamique économique et absorber le chômage.

Il a ordonné la préparation d’une plateforme pour un hub aéroportuaire de l’Algérie à Tamanrasset en collaboration avec les spécialistes et experts pour accéder au marché africain et d’exploiter la conjoncture économique mondiale pour l’ouverture de nouvelles lignes, notamment vers les Amériques et l’Afrique.

Mais pour atteindre ces objectifs, il est primordial de renouveler la flotte aérienne et veiller à la ponctualité des vols.

Un hub à Tamanrasset est une bonne idée mais il faudra compter avec la concurrence des autres compagnies qui ont un réseau dense en Afrique.

Ethiopian Airlines est devenue la première compagnie africaine et Royal Air Maroc (RAM) affiche de grandes ambitions.

La bataille du ciel africain ne pourra être gagnée qu’avec l’appui de l’Etat et d’une vision stratégique dont les décideurs ne pourront faire l’économie.

Le président de la République a aussi ordonné la réouverture des aéroports intérieurs fermés dans le cadre du développement du tourisme et vise à atténuer l’enclavement des Hauts-Plateaux et l’isolement du Sud.

L’Algérie a réalisé 36 aéroports ouverts à la circulation aérienne publique, dont 20 sont classés comme aéroports internationaux.

Ces aéroports sont exploités par 3 Etablissements de gestion des services aéroportuaires (EGSA).

Elles sont chargées de la gestion, de l’aménagement, de l’exploitation, de l’entretien et du développement des aéroports répartis sur le territoire national.


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