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Suspension de 14 enseignants à l’université de Jijel : Sit-in de protestation devant le rectorat

29 avril 2019 à 9 h 50 min

Des enseignants des différentes facultés de l’université de Jijel ont observé, hier matin, un sit-in devant le rectorat pour dénoncer la «décision de masse» à l’encontre de pas moins de 14 enseignants du département de chimie, en conflit avec leur chef depuis des mois.

Cette action s’est déroulée en présence du coordinateur national du syndicat des enseignants Cnes, Abdelmalek Azzi, qui s’est spécialement déplacé à Jijel pour rejeter ces mesures du 25 avril dernier, avec effet, à compter du 14 avril.

Les protestataires ont rappelé que le conflit dure depuis septembre 2018, ils s’opposent au chef de département et dénoncent notamment «l’immixtion de certains enseignants sans qualité, le non-respect des structures pédagogiques».

Ils nous expliquent que le recteur a été contacté à ce propos et que des écrits ont été transmis au ministère de tutelle pour demander le remplacement de ce chef de département «par un autre enseignant à même de créer le consensus de la majorité», mais sans succès.

Ils soutiennent, par ailleurs, être arrivés à trouver une solution avec le doyen de la faculté «à travers un accord écrit daté du 29 janvier 2019, pour organiser les contrôles, la levée de certaines sanctions et le changement du chef de département».

Dans le rapport des enseignants suspendus affiché dans plusieurs endroits, on pouvait lire que «le 7 mars 2019, le doyen de la faculté a annoncé l’acceptation du recteur de la proposition de permutation entre deux départements, avant que nous déchantions le 10 mars», vu, disent-ils «le recul du recteur».

Les enseignants protestataires dénoncent également le rôle «négatif» de certains syndicats locaux qui ont miné le travail mené avec le doyen de la faculté. Interrogé sur sa présence à Jijel, Abdelmalek Azzi indique : «Je suis venu pour soutenir mes collègues suspendus. C’est le résultat du système de gestion des universités, où les responsables sont désignés par piston. Je ne vais pas dire que c’est tout le monde, mais ce n’est pas basé sur les compétences.»

Et de regretter que l’on «suspende 14 enseignants avec le but de les licencier pour laisser un chef de département». Il considère qu’il y a un problème et qu’il faut trouver une solution, avant d’ajouter que le Cnes «a toujours revendiqué une démocratisation de la gestion de l’université, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Et ces dépassements existent un peu partout, comme à Alger 3 et à Bordj Bou Arréridj».

A l’adresse du recteur, M. Azzi estime qu’il faut «qu’il arrête cette suspension et qu’il se réunisse et discute avec ces enseignants. Et si ces enseignants ne veulent pas de ce chef de département, qu’il en désigne un autre, puisque ces derniers ne proposent pas de nom».

Et de préciser que c’est une vieille revendication du Cnes pour donner le droit aux enseignants de choisir leur responsable. Nous avons vainement attendu toute la matinée l’arrivée du recteur au rectorat au campus de Jijel pour avoir son avis, sans succès, car semble-t-il, il se trouvait au campus de Tassoust.


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