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Suite à ses déclarations sur le jeûne sur le plateau d’une chaîne privée : Menaces de mort contre l’islamologue Saïd Djabelkhir

16 mai 2019 à 10 h 10 min

Graves menaces contre la pensée libre. L’islamologue Saïd Djabelkhir a reçu des menaces de mort après ses déclarations sur le jeûne diffusées mardi sur une chaîne de télévision privée. Invité sur le plateau d’une émission d’El Bilad, le chercheur en soufisme a déclaré que le jeûne durant le mois de Ramadhan n’est pas obligatoire.

A l’appui de son argumentaire, il cite un verset du Coran : «Les musulmans ne sont pas obligés de faire le Ramadhan, ils ont le choix entre jeûner ou payer une fidya (donations pouvant être de la nourriture ou de l’argent) ou nourrir un indigent).»

L’émission diffusée dans la soirée de mardi est mise en ligne sur la page Facebook de la chaîne. «Après sa publication, la vidéo a pu capter 350 000 vues, et au moins 32 commentaires. Trois heures après, elle est retirée par la chaîne, mais c’était trop tard, beaucoup de sites l’ont déjà partagée.

La direction de la chaîne l’a retirée après avoir probablement reçu des menaces de la part d’anonymes ou suite à un coup de fil des services secrets», estime, dans une déclaration à El Watan, Saïd Djabelkhir.

Le lendemain matin, une page Facebook, Boufarik city, publie un texte insultant, où l’administrateur appelle les habitants de la localité à s’en prendre violemment au chercheur, n’omettant pas au passage de préciser son adresse. «Il faut s’en occuper aujourd’hui avant demain», poste l’administrateur à l’adresse des habitants de la ville de la Mitidja. «Le gérant de la page a publié la capture de la vidéo, avec un commentaire et ma photo. Des amis m’ont dit que les administrateurs sont de Boufarik.

Ils sont cinq dont un réside à l’étranger», précise Djabelkhir qui a alerté sur cette publication sur sa page Facebook. Parlant de «daechien» décomplexés, que les habitants de Boufarik rejettent, le chercheur affirme avoir l’habitude de recevoir ce genre de messages en privé, mais cette fois-ci la menace est publique. «J’ai l’habitude de recevoir de tels messages en privé. Cette fois, l’appel est collectif. La menace de mort prend une toute autre proportion», s’indigne-t-il.

Daechiens en puissance

Les attaques violentes contre le chercheur renseignent, selon lui, «sur la faiblesse de ces gens, des gens qui n’ont pas le courage d’affronter des idées par des idées». «L’argument que j’ai développée est connu depuis longtemps par les exégètes du Coran, à l’instar de Tabari, Qurtubi, Ibnou Katheer.

L’islamologue Muhammad Shahrour (penseur syrien), dont j’ai partagé la vidéo, aborde avec le même raisonnement que moi ce rituel perçu différemment au début de la révélation. Les gens qui m’attaquent préfèrent recourir à la violence. Les extrémistes encouragent ce genre de discours et de comportement.

La religion pour eux est un registre du commerce.» Soutenant un islam tolérant, des islamologues, écrivains, réalisateurs ont été calomniés, insultés et parfois même menacés de mort par des apprentis daechiens, prêts à passer à l’acte. L’écrivain Amin Zaoui a été attaqué, ces derniers jours, sur les réseaux sociaux, suite à ses déclarations sur l’émission ResPublica (Jow radio).

Saïd Djabdelkhir affirme avoir reçu beaucoup de messages de soutien, mais déplore que le discours de tolérance soit «minoritaire» dans la société algérienne.

Dans un message posté sur sa page Facebook, le militant Arezki Aït Larbi affirme être solidaire avec l’islamologue «menacé de mort par des fanatiques». «L’appel au meurtre n’est pas une opinion, mais un crime que rien ne peut justifier.

La justice est interpellée pour appliquer la loi», tranche-t-il. L’écrivain et metteur en scène Mohamed Badaoui estime de son côté que «l’enfant de Boufarik déconstruit depuis des années les discours religieux intolérants et extrémistes au profit d’un islam des lumières».

Le chercheur, menacé de mort, compte déposer plainte contre les administrateurs de la page Boufarik city, au niveau des services de sécurité chargés de la lutte contre la cybercriminalité et devant le procureur de la République près le tribunal de Boufarik. «Je le ferai au plus tard demain (aujourd’hui)», précise-t-il à El Watan.

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