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Suite à l’appel de l’intersyndicale de l’éducation à la grève : Mobilisation mitigée à travers le pays

22 janvier 2019 à 11 h 05 min

L’appel à la grève lancé par l’Intersyndicale de l’éducation a eu un écho moyen dans les différents établissements scolaires. Les taux affichés par les syndicats autonomes de l’éducation et ceux du ministère de l’Education sont, sans surprise, loin de se ressembler.

Dimanche, à 10h, les cours se poursuivaient normalement au lycée Idrissi, à Sidi M’hamed (Alger). Ce taux de participation zéro est dû au fait que la plupart des enseignants sont affiliés au Conseil national des enseignants du secondaire et du technique (Cnapeste), nous explique-t-on sur place.

Une organisation syndicale qui a décidé de ne pas participer à ce mouvement de grève d’une seule journée. Toutefois, ils participeront aux sit-in prévus aujourd’hui devant les directions de l’éducation du pays.

Beaucoup d’autres écoles ont été à moitié paralysées. Des taux de mobilisation mitigés dans les établissements du moyen et du primaire, mais considérés comme appréciables dans les lycées.

Dans un communiqué rendu public, l’Intersyndicale de l’éducation affiche un taux de participation global de 57,56% à travers le territoire national. Pour une grève d’une seule journée, Sadek Dziri, président de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), juge ce taux de «notable».

Pour lui, ce chiffre ne reflète pas la mobilisation de tout le personnel syndiqué, mais seulement celui qui travaille aujourd’hui. Pour Idir Achour, président du Conseil des lycées d’Algérie (CELA), le taux enregistré est dans «les normes» et se «conforme aux prévisions» de l’Intersyndicale.

Dernière organisation ayant rencontré les représentants du ministère dans une réunion bilatérale, M. Achour dit avoir ressenti un engagement de la tutelle pour satisfaire les revendications énoncées dans leur plateforme.

«Nous avons soulevé toutes nos préoccupations et appelé la tutelle à les transmettre au gouvernement ainsi que notre détermination à maintenir la pression jusqu’à leur satisfaction, notamment celles en relation avec le pouvoir d’achat, notre droit à une retraite après 25 ans de service et la prise en charge des recommandations relatives à la révision du statut particulier des travailleurs du secteur», souligne le syndicaliste.

Dans les revendications qui relèvent des prérogatives du ministère, il annonce qu’il a été promis le retour à la rédaction de PV après les réunions tant au niveau local que national ainsi que la levée des contraintes posées à l’activité syndicale.
«Les portes du dialogue ouvertes»

Pour le département de Nouria Benghebrit, ce mouvement de grève est loin de paralyser l’école. Selon les chiffres officiels rendus publics hier en fin de journée, le ministère comptabilise un taux de grève ne dépassant pas les 8,27% sur le territoire national. Le taux de participation des enseignants s’élève à 11,16% et celui du personnel administratif dépasse à peine les 2%.

Intervenant avant-hier à partir de la wilaya d’Oran, la première responsable du secteur a réitéré sa volonté à dialoguer avec tous les partenaires sociaux. Pour elle, la grève de cette journée n’est pas une menace mais un droit régi par la loi. Elle avait également répondu à différentes préoccupations posées par les syndicats, notamment celles en relation avec la révision des programmes et la souveraineté pédagogique de l’enseignant.

Pour elle, les portes du ministère ont toujours été ouvertes et ne se fermeront jamais. Pour rappel, les syndicats autonomes de l’éducation, qui tiendront demain des sit-in, avaient annoncé en novembre dernier leur retrait de la charte d’éthique et le boycott des différentes manifestations organisées par la tutelle.

N’ayant pas répondu à leur initiative, les syndicats ont décidé d’entamer une série de mouvements de protestation. En plus du droit à la retraite sans condition d’âge, à l’augmentation du pouvoir d’achat et la révision du statut particulier des travailleurs du secteur, les syndicalistes ont formulé une liste de revendications.

Les plus importantes : l’actualisation de la prime de zone sur le nouveau salaire de base, outre que celui adopté en 1989, la permission aux professeurs formés avant le 3 juin 2012 de bénéficier d’une promotion au grade de professeur formateur en valorisant leur expérience professionnelle, le droit aux week-ends et aux congés maladie.

Outre la révision des programmes scolaires et l’amélioration de la formation, des conditions de travail et de scolarisation, ils revendiquent la réduction du volume horaire pour l’ensemble des paliers, en respectant le volume de travail et les tâches assignées.


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