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samedi, 30 mai, 2020
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Structures hôtelières en temps de coronavirus : Espaces de confinement et refuges pour les médecins

29 mars 2020 à 10 h 05 min

Pour lutter contre la propagation du coronavirus, plusieurs dispositions ont été prises par les pouvoirs publics. Des structures hôtelières ont accueilli les Algériens qui sont revenus de voyage. Une véritable course contre la montre est enclenchée pour vaincre cet ennemi invisible qui peut sévir n’importe où et qui défie l’humanité entière.

La vie de plusieurs Algériens a basculé. Le temps s’est figé et ils découvrent malgré eux l’univers déstabilisant du confinement. Comment vivent-ils ses moments exceptionnels ? Nous avons tenté d’en savoir davantage à travers cette petite enquête. Contacté, Nazim Ould Lamara, investisseur et gérant de l’hôtel Lamaraz Art Kouba, nous a confié : «On a nettoyé l’hôtel en faisant appel à une société spécialisée dans la désinfection et la décontamination des hôpitaux, on a instauré un dispositif depuis quatre semaines en interne pour éviter au personnel et aux clients une éventuelle contamination, d’autant plus qu’on recevait des étrangers (Chinois, Coréens, Italiens). Nous avons mis à disposition des gels et des désinfectants en plus du protocole à respecter : garder les distances, ne pas se serrer la main, on a même instauré des sanctions : serrer la main 2 jours de mise à pied et faire la bise 5 jours de mise à pied.»

Quand les choses sont devenues sérieuses et la menace plus persistante, l’établissement a été proposé aux autorités locales (wilaya d’Alger) : «Le chef de cabinet de la wilaya est en permanence en contact avec cet hôtel pour faire l’inventaire des médecins et du personnel soignant pour les héberger.» Nazim explique les motivations de cette démarche volontaire : «Nous l’avons fait au moins pour deux raisons : d’abord, ils ont un problème de transport dû à l’arrêt des transports en commun, y compris les taxis. C’est une solution pour qu’ils puissent rester au centre d’Alger et se déplacer plus facilement.

Comme nous sommes situé entre deux grandes structures hospitalières Mustapha Bacha (1er Mai) et l’hôpital Nefissa Hamoud (ex-Parnet) ils peuvent même se déplacer à pied quand il faut, en pressant le pas c’est un quart d’heure d’un côté une demi-heure de l’autre. Deuxième raison : les médecins et les infirmiers sont une source de contamination pour leurs familles, cela s’est passé en Italie. Quand ils reviennent chez eux, ils peuvent contaminer d’autres, même si eux même ne sont pas contaminés, leurs vêtements peuvent être un vecteur. C’est aussi une manière de rejoindre l’élan de solidarité qui ne nous laisse pas indifférents et rendre service au pays.»

AZ Hôtel Zephir Mostaganem a déjà accueilli 200 personnes en provenance de Marseille. Comment vivent-ils à l’intérieur des structures ? Nous avons posé la question aux responsables. Pour Hacène Bahlouli, directeur général du complexe des Andalouses à Oran, «ça marche très très bien ! Les premières nuits, c’était la révolte, ils n’ont pas accepté surtout les biznessia (trabendistes des deux rives), ils ont leurs voitures pleines de produits à revendre et çà les dérangeait un peu. Maintenant ils ont compris : l’équipe médicale les a convaincus de la nécessité du confinement, car ils risquent de mourir ou de tuer leurs familles».



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