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Soufiane Djilali, président de Jil Jadid : «Gaïd Salah compromet le dialogue national»

08 août 2019 à 10 h 31 min

Le rejet des mesures d’apaisement par le chef d’état-major conforte la position des anti-dialoguistes et met une pression supplémentaire sur l’instance nationale du dialogue et de médiation, a affirmé, hier à Alger, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid. «Le véritable pouvoir – à savoir l’institution militaire – qui a rejeté les mesures d’apaisement, a pris le chemin inverse que celui du président de la République. Nous sommes dans une impasse. La position de l’armée donne raison aux frères au sein du hirak qui rejettent le dialogue et les élections», a souligné Soufiane Djilali, lors de son passage au forum du quotidien arabophone El Wassat.

Alors que le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, avait fait part de sa disponibilité à étudier les mesures d’apaisement, le chef d’état-major a rejeté en bloc ces demandes, «notamment l’appel à la libération des détenus qualifiés à tort comme des prisonniers d’opinion».

Il a aussi qualifié de «suspect» l’appel à atténuer le dispositif policier. Pour le président de Jil Jadid, Gaïd Salah, à travers son dernier discours, a «fermé la porte» du dialogue aux partisans de la négociation. «Il est difficile aujourd’hui aux partis politiques, ancrés dans le paysage politique, et aux personnalités nationales de haut rang de rejoindre le panel de Karim Younès, parce que les conditions ne sont pas réunies», a expliqué Soufiane Djilali.

Contesté par les manifestants dans la rue, boudé par les personnalités invitées à le rejoindre, le panel chargé de mener le dialogue de sortie de crise est traversé par une crise de légitimité.

Dans ce contexte, le bras de fer entre l’institution militaire et une partie de l’opposition et du hirak risque de compliquer la crise politique, selon Soufiane Djilali : «Nous sommes dans une logique de rapport de forces (…). Chacun campe sur ses positions. Cela ne présage rien de bon. Car à la fin, c’est le citoyen qui payera le prix de ce blocage. Nous espérons que chacun fera des concessions et reviendra à la table des négociations et du dialogue pour sortir de cette crise.» Soufiane Djilali a réitéré son attachement aux mesures d’apaisement avant tout dialogue : «Pour s’assurer d’un dialogue fructueux, il faut un climat d’apaisement. Il faut donner des gages aux gens pour qu’ils croient en ce dialogue.» Le conférencier a noté que les mesures exigées par le panel de dialogue émanaient de l’opposition.

Le coordinateur du panel, Karim Younès, a réclamé, avant-hier, la concrétisation des «mesures d’apaisement» en direction du mouvement populaire avant tout dialogue comme gage de bonne foi. Parmi ces mesures, figurent la libération des personnes arrêtées en lien avec le mouvement populaire, l’allègement du dispositif policier lors des manifestations, particulièrement les barrages aux entrées d’Alger, l’ouverture du champ politique et médiatique et le départ du gouvernement Bedoui.     


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