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Son collectif de défense demandera sa libération provisoire : Comparution de Bouregaâ demain devant le tribunal d’Alger

09 juillet 2019 à 10 h 09 min

Le moudjahid et militant politique, Lakhdar Bouregaâ, comparaîtra demain devant la chambre d’accusation du tribunal d’Alger, a indiqué Me Mustapha Bouchachi, membre du collectif de défense de Lakhdar Bouregaâ, joint hier par téléphone.

Le moudjahid, interpellé samedi dernier à son domicile à Alger, a été présenté le lendemain devant le juge d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Raïs, qui a ordonné son placement en détention provisoire à la prison d’El Harrach. Il est poursuivi pour «outrage à un corps constitué» et pour avoir participé à «affaiblir le moral de l’Armée nationale populaire» en vertu des articles 75, 144 et 146 du code pénal.

Ce membre fondateur du FFS encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement. Un collectif national, constitué de plus de 50 avocats, dont Mes Noureddine Benissad et Abdelghani Badi, et 3 bâtonniers, assurera sa défense.

«Je l’ai vu avant-hier (samedi, ndlr) à la prison d’El Harrach. Il a le moral. Lakhdar Bouregaâ considère qu’il n’a pas commis de délit. Nous allons demander sa libération provisoire», a assuré Mustapha Bouchachi, défenseur des droits de l’homme.

Auteur d’un livre qui fit sensation en 1990, intitulé Témoin de l’assassinat de la Révolution, Lakhdar Bouregaâ a été embarqué par les services de sécurité, samedi dernier, vers une destination inconnue. Sa famille et ses proches, qui avaient dénoncé une arrestation extrajudiciaire, sont convaincus que la mise sous mandat de dépôt du chef de famille est liée à ses positions politiques hostiles au régime en place.

L’ancien moudjahid, qui a pris part aux manifestations antirégime depuis le 22 février, avait accusé le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, de vouloir imposer «son» candidat lors d’un futur scrutin présidentiel. «Le pouvoir a déjà le nom du futur président de la République et cherche un moyen pour le légitimer», affirmait, le 27 juin, cet ancien commandant de l’Armée de libération nationale.

L’arrestation de l’ancien chef militaire de la Wilaya IV historique avait suscité un tollé général au sein de la famille révolutionnaire et de la classe politique, qui ont exprimé leur solidarité avec cette figure de la Révolution. Réagissant à l’annonce de la détention de Bouregaâ par la Télévision nationale, qui l’avait notamment accusé d’usurpation d’identité, la puissante Organisation nationale des moudjahidine avait dénoncé, lundi dernier, une campagne de diffamation visant un des siens.
Le FFS, dont Lakhdar Bouregaâ est l’un des membres fondateurs, avait exprimé sa «colère» et sa «consternation».

Malgré la chaleur et un important dispositif policier, les manifestants ont demandé, lors du 20e vendredi de manifestations contre le pouvoir, qui a coïncidé avec le 57e anniversaire de l’indépendance, la libération du moudjahid Bouregaâ et des détenus d’opinion.


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