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Société civile – opposition : Une rencontre de concertation reportée faute d’autorisation

17 août 2019 à 9 h 47 min

Une rencontre de concertation entre les trois dynamiques de la société civile et différents acteurs de la classe politique issus de l’opposition, initialement prévue le 17 août à la Safex d’Alger, a été reportée au 24 août «faute d’autorisation de l’administration» de la wilaya d’Alger, selon ses organisateurs. «La rencontre de concertation de la société civile de samedi 17 août 2019 à la Safex à Alger prévue avec les partis politiques et les personnalités est reportée faute d’autorisation de l’administration.

La rencontre est reportée au samedi 24 août 2019», a indiqué, avant-hier, Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), et membre actif du Collectif de la société civile. «Le pouvoir montre sa volonté réelle quant à l’ouverture des espaces publics et le respect des libertés démocratiques. Au moment où le pouvoir fait la promotion de son offre de dialogue, la réalité est tout autre, elle contraste avec le verrouillage du débat public, des médias, du dialogue dans la société.

Le pouvoir tente le coup de force pour faire passer sa feuille de route, ça se précise de jour en jour», a dénoncé Saïd Salhi dans un post publié sur sa page Facebook.

Abdelouahab Fersaoui, président du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) et membre du Collectif de la société civile, a aussi fustigé le refus d’octroyer une autorisation à la demande déposée au nom du syndicat du SNPSP auprès de la wilaya d’Alger. «Ce refus qui ne dit pas son nom est un autre indice de l’entêtement de ce pouvoir machiavélique qui ne se soucie que de son maintien au détriment de la volonté populaire en essayant d’étouffer, de neutraliser, de diviser et de casser ce mouvement qui a suscité l’admiration du monde entier et qui a surpris ce pouvoir despotique», s’est insurgé Abdelouahab Fersaoui.

Les trois dynamiques de la société civile, fédérées autour de la Confédération des syndicats autonomes, du Forum et du Collectif de la société civile, ont engagé d’intenses consultations avec différents acteurs de la classe politique, dans le cadre d’une résolution de la conférence de la société civile du 15 juin dernier, portant sur l’organisation d’une conférence nationale pour la mise en œuvre de leur initiative de sortie de crise. «Cette rencontre s’inscrit dans l’objectif d’échanger et de rapprocher les visions autour de la situation et pour d’éventuelles démarches communes et consensuelles», a noté le président de RAJ.

Les Dynamiques de la société civile, regroupant plus de 80 associations, syndicats et collectifs, ont posé, fin juillet, leurs «préalables» avant d’entamer un dialogue de sortie de crise. Au chapitre des «conditions» posées, les Dynamiques de la société civile ont réclamé «le départ des symboles du système, conformément à la volonté du peuple, la libération des détenus d’opinion et des animateurs du hirak, et l’arrêt de la répression et des poursuites judiciaires à leur encontre et la levée de toute forme de blocage sur les espaces publics et le hirak populaire».

Elles ont aussi exigé la levée des «pressions sur les médias publics et privés» et fustigé «les pratiques de certaines parties envers les journalistes qui couvrent les manifestations populaires». Le 15 juin dernier, les Dynamiques de la société civile avaient dévoilé leurs propositions de sortie de crise et plaidé en faveur d’une transition de six mois à un an, une instance présidentielle ou une personnalité de consensus national et un gouvernement de compétences nationales.


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