Sit-in et manifestations à Ouargla | El Watan
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samedi, 16 novembre, 2019
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Sit-in et manifestations à Ouargla

14 octobre 2019 à 10 h 01 min

Ils étaient une trentaine d’activistes et chercheurs à l’université Kasdi Merbah de Ouargla, rejoints par des militants de la Coordination nationale de défense des chômeurs (CNDDC) qui ont pris part au sit-in marquant, selon les organisateurs, un premier avertissement au gouvernement.

«L’Algérie appartient à tous», «Le Sahara n’est pas à vendre», «Algérie unie contre la loi scélérate», les slogans ont repris avec ferveur et hargne le refus de brader l’avenir de l’Algérie, les dangers du gaz de schiste, mais aussi et surtout celui de voir un «gouvernement illégitime décider pour le peuple algérien, alors qu’il est censé être un gouvernement de transition pour préparer des élections».

C’est la ferveur de l’époque de Houmat Al Watan, quand en 2014, des activistes de Ouargla se sont détournés pour un laps de temps de la problématique du chômage pour endosser la cause de la préservation des nappes sahariennes de la menace du gaz de schiste.

Ce sont ces mêmes personnes, luttant depuis plusieurs années à visage découvert, seuls, qui ont pris le chemin de la wilaya, hier matin, pour dire «Non à la nouvelle loi sur les hydrocarbures».

Le Dr Bekkari Belkhir, économiste, déclare : «Nous attendons évidemment le draft du texte de loi, mais de ce qu’on a pu lire, nos réserves doivent être prises en compte et laisser au peuple la liberté de débattre de ce sujet vital.»

Les amendements introduisant une facilitation fiscale et parafiscale pour les firmes étrangères dans l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures, c’est une braderie pour faire accepter un gouvernement illégitime auprès des puissances étrangères. L’exploitation des énergies non conventionnelles ou gaz de schiste ?

Une nouvelle façon de faire passer sous silence la volonté du peuple qui s’est déjà prononcé contre lors de la révolte d’In Salah et de Ouargla, estime le Dr Djidel Mohamed, spécialiste en hydrogéologie, qui a réexpliqué l’impact écologique de cette industrie et soulève le problème du forcing gouvernemental à la veille de l’élection présidentielle.

«L’avant-projet de loi nuit justement aux intérêts nationaux pour des miettes, malgré la décision de garder la règle des 51/49 relative aux investissements étrangers dans ce domaine, puisque le droit de préemption est passé de douze à deux mois», explique-t-il.

Le rassemblement de Ouargla a duré plus de deux heures, les organisateurs ont appelé la population à «la vigilance et mettre en échec les desseins du gouvernement à brader l’Algérie». 


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