Session extraordinaire du conseil national de l’UNPEF : Pour une loi spéciale pour le secteur de l’éducation | El Watan
toggle menu
samedi, 21 mai, 2022
  • thumbnail of elwatan10072021

Session extraordinaire du conseil national de l’UNPEF : Pour une loi spéciale pour le secteur de l’éducation

22 décembre 2019 à 9 h 30 min

Satisfaire les revendications des enseignants du primaire dans les plus brefs délais et promulguer une loi spéciale régissant le fonctionnement dans le secteur de l’éducation, sont les principales revendications de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef).

Soutenant le mouvement des enseignants du primaire depuis sa 2e semaine, l’Unpef a dévoilé, hier, dans un communiqué, une plateforme de revendications, dont, sans surprise, le soutien aux enseignants du primaire en grève depuis le 7 octobre dernier. Dans ce sens, l’Union dénonce la politique d’appauvrissement de cette catégorie d’enseignants en procédant aux ponctions sur salaire au lieu de miser sur la carte des négociations et de l’apaisement. Sur une dizaine de points, ce syndicat, membre fondateur de la Confédération des syndicats algériens (CSA), réclame, en effet, une nouvelle Loi fondamentale pour le secteur de l’éducation. Pour ses membres, ce secteur névralgique a beaucoup de particularités qui le différencient des autres secteurs. «Par cette nouvelle Loi fondamentale spéciale, nous aspirons à l’indépendance du secteur de l’éducation des lois régissant la Fonction publique, notamment que le métier d’enseignant et d’éducateur est une cause et non pas seulement un simple emploi. De ce fait, nous demandons également une nouvelle grille indiciaire pour les salaires des enseignants, incluant de nouvelles primes et indemnités, encourageant l’enseignant à donner le meilleur de lui-même dans cette noble mission», lit-on dans ce communiqué.

En plus de ces trois demandes, l’Unpef revendique le dégel de la retraite sans condition d’âge pour le personnel du secteur, la réactivation du dossier de la médecine du travail et revoir les lois relatives à la protection sociale de l’enseignant et de l’employé de l’éducation en général. L’Union réitère sa demande de révision des programmes pédagogiques afin d’alléger les charges matérielles (poids du cartable) et morales sur les élèves et leurs parents. Il réclame également la révision de la loi d’orientation pédagogique, qui, selon lui, n’est plus à jour avec les nouvelles donnes et la nouvelle réalité. Dénonçant les multiples atteintes aux syndicalistes, il exige la révision de la loi 90-14 relative à l’exercice du droit syndical et à la levée des restrictions sur les libertés syndicales. Pour décider des prochaines alternatives, des conseils locaux sont programmés dans les prochains jours à travers les wilayas du pays. Des décisions devraient être prises et annoncées dans les semaines à venir. Pour rappel, les enseignants du primaire en grève depuis 10 semaines ont refusé l’égide de tous les syndicats du secteur.

Ils réclament essentiellement l’application du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance en 2014, l’équité en matière d’heures de travail entre les 3 paliers, le recrutement de superviseurs afin d’assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines et les 15 000 enseignants d’éducation sportive afin que les enseignants puissent vaquer à leurs tâches pédagogiques. Ils appellent aussi à la modification du statut particulier afin de les reclasser au même grade de base que leurs semblables du secondaire et du moyen. Le bureau national de la coordination des enseignants du primaire devrait se réunir dans les prochains jours pour décider des actions à entreprendre dès la rentrée des vacances d’hiver.


S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Se souvenir de moi
Mot de passe perdu?
S'IDENTIFIER S'INSCRIRE
Registration confirmation will be emailed to you.
Password Reset Registration
Login
Do NOT follow this link or you will be banned from the site!